LangueFRENARZH
← Retour au site de la MSP
Taille du texte

Guides santé · Santé au travail

Souffrance au travail, burn-out et vos droits

Faire le point sur votre santé au travail, comprendre vos droits (arrêt maladie, accident du travail, invalidité, harcèlement) et préparer un changement si votre travail ne vous convient plus. Des outils simples, des informations à jour et les bons contacts près de chez vous.

🆘
En grande détresse, avec des idées noires ? Vous n'êtes pas seul(e). Appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24) ou le 15 (Samu) en cas d'urgence vitale. La souffrance au travail peut se soigner et se prévenir : parlez-en à votre médecin traitant ou à la psychologue du travail.

Faire le point

Auto-évaluations de la santé au travail

Plusieurs outils courts et anonymes pour repérer un épuisement, un manque de récupération, une tension au travail, une perte de sens ou un mal-être. Ils ne posent pas de diagnostic : ils vous aident à y voir clair et à préparer un échange avec votre médecin ou la psychologue du travail. Vos réponses restent sur votre appareil.

🧭 Par où commencer ?

Choisissez la phrase qui vous ressemble le plus : nous vous indiquons le test le plus utile. Vous pouvez aussi lancer directement l'un des tests ci-dessous.

🔥

Burn-out

Repérer un épuisement professionnel avec l'inventaire de burn-out de Copenhague (CBI), un questionnaire validé et libre de droits.

≈ 13 questions · 3 min
⚖️

Tension au travail

Mesurer l'équilibre entre la charge, votre marge de manœuvre et le soutien reçu (modèle de Karasek, utilisé en médecine du travail).

26 questions · 6 min
🌫️

Bore-out & brown-out

Faire le point sur l'ennui profond (bore-out) et la perte de sens (brown-out) au travail. Outil de réflexion, non diagnostique.

12 repères · 2 min
🌤️

Bien-être

Faire le point sur votre bien-être des deux dernières semaines avec l'indice de l'OMS (WHO-5), validé et libre de droits.

5 questions · 1 min
🔋

Besoin de récupération

Vos temps de repos suffisent-ils à vous remettre de la fatigue du travail ? Repérage inspiré de l'échelle de van Veldhoven & Broersen.

11 repères · 2 min
Auto-évaluation

🧠
Vous ressentez surtout de la tristesse, de l'anxiété ou des idées noires ? Le questionnaire de dépression (PHQ-9) et d'anxiété (GAD-7) se trouvent dans notre guide santé mentale. Difficultés au travail et santé mentale vont souvent de pair.
Ces auto-questionnaires sont des outils d'orientation. Ils ne remplacent pas un avis médical. Le résultat, quel qu'il soit, mérite d'être partagé avec votre médecin traitant, la psychologue du travail ou le médecin du travail, qui seuls peuvent poser un diagnostic et vous accompagner.

Vos droits

Vos droits au travail, expliqués simplement

L'essentiel à connaître sur la médecine du travail, les arrêts maladie, les accidents du travail, l'invalidité et les conflits avec l'employeur. Informations à jour en 2026 ; les montants sont revalorisés chaque année.

Le médecin du travail est un allié indépendant de votre employeur. Il ne vous soigne pas et ne prescrit pas d'arrêt, mais il veille à ce que votre poste soit compatible avec votre santé. Depuis 2022, les services s'appellent Services de Prévention et de Santé au Travail (SPST).

Vous pouvez le rencontrer, même sans arrêt en cours

  • Visite à la demande du salarié : vous pouvez la solliciter à tout moment, directement et en toute confidentialité. Votre employeur ne peut pas en connaître le motif.
  • Visite de pré-reprise : pendant un arrêt de plus de 30 jours, pour préparer le retour et anticiper d'éventuels aménagements. À demander par vous, votre médecin traitant ou le médecin-conseil.
  • Visite de reprise : obligatoire après un arrêt d'au moins 60 jours (ou après maladie professionnelle, maternité, etc.).

Ce qu'il peut proposer

  • Un aménagement de poste ou d'horaires, du télétravail, une adaptation des tâches.
  • Un temps partiel thérapeutique (en lien avec votre médecin traitant).
  • Une orientation vers la RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) et le maintien dans l'emploi.
  • En dernier recours, un avis d'inaptitude au poste, qui oblige l'employeur à chercher un reclassement.
Le secret médical s'applique : le médecin du travail ne transmet jamais vos informations de santé à l'employeur, seulement un avis d'aptitude ou des préconisations.

Prescrit par un médecin, l'arrêt de travail vous permet de vous soigner tout en étant partiellement indemnisé.

Les démarches

  • Transmettez votre arrêt dans les 48 heures : les volets 1 et 2 à votre caisse d'Assurance Maladie (souvent télétransmis par le médecin), le volet 3 à votre employeur.
  • Respectez les heures de sortie autorisées et restez joignable pour un éventuel contrôle.
  • Besoin de prolonger ? La prolongation est faite en principe par le médecin qui a prescrit l'arrêt initial ou votre médecin traitant.

Combien touche-t-on ?

  • Les indemnités journalières (IJ) de la Sécurité sociale valent 50 % du salaire journalier de base, après un délai de carence de 3 jours (versées à partir du 4ᵉ jour).
  • Le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 fois le SMIC depuis avril 2025 : l'IJ maladie est donc plafonnée à environ 43 € brut par jour en 2026.
  • Selon l'ancienneté et la convention collective, l'employeur peut compléter votre salaire (souvent à partir du 8ᵉ jour). Une prévoyance d'entreprise peut aussi intervenir.
  • Durée : jusqu'à 360 IJ sur 3 ans pour une maladie ordinaire ; jusqu'à 3 ans en cas d'affection de longue durée (ALD).
👉 Pour une reprise en douceur, voir « Reprendre le travail » juste en dessous. Et estimez vos indemnités avec le simulateur d'IJ en bas de cette section.
Sources officielles : ameli.fr · service-public.fr · code.travail.gouv.fr

La reprise après un arrêt se prépare, et elle peut être progressive. Plusieurs dispositifs existent pour revenir à son rythme, sans se remettre en difficulté.

Les visites médicales autour de la reprise

  • Visite de pré-reprise : possible dès que l'arrêt dépasse 30 jours, à la demande du salarié, du médecin traitant ou du médecin-conseil. Elle est confidentielle et sert à anticiper un aménagement, un temps partiel thérapeutique, un reclassement ou une RQTH.
  • Rendez-vous de liaison : pour les arrêts de plus de 30 jours, un échange facultatif avec l'employeur pour garder le lien. Ce n'est pas une visite médicale : vous pouvez le refuser sans conséquence.
  • Visite de reprise : obligatoire après un arrêt d'au moins 60 jours (maladie), 30 jours (accident du travail), ou après une maladie professionnelle ou une maternité. Organisée par l'employeur dans les 8 jours de la reprise, elle met officiellement fin à la suspension du contrat et vérifie l'aptitude.

Le temps partiel thérapeutique (TPT), ou « mi-temps thérapeutique »

Reprendre le travail à temps réduit pour raisons de santé, tout en conservant une partie de vos indemnités journalières. Le temps de travail (par exemple 50 %, 60 %, 80 %) est adapté à votre état et augmente souvent par paliers. Très utilisé après une longue maladie, un cancer, un épuisement ou un accident.

Les 4 accords nécessaires

  • 1. Prescription du médecin traitant : un certificat précise le principe du TPT (et souvent la quotité et la durée).
  • 2. Avis favorable du médecin du travail : il vérifie la compatibilité avec le poste et propose les aménagements utiles (via une visite).
  • 3. Accord de l'employeur sur l'organisation du temps partiel.
  • 4. Accord du médecin-conseil de la CPAM pour le maintien des indemnités journalières.
Sans arrêt complet préalableDepuis 2019, le TPT peut être prescrit directement, sans qu'un arrêt à temps plein l'ait précédé.
RémunérationL'employeur paie le temps travaillé ; la CPAM verse des IJ pour la partie non travaillée. Le total ne dépasse pas le salaire habituel (une prévoyance peut compléter).
DuréeFixée et renouvelable par le médecin, dans la limite de vos droits aux IJ (souvent jusqu'à 1 an ; davantage en ALD).
Accident du travail / maladie proLe temps partiel thérapeutique est aussi possible après un AT ou une maladie professionnelle.

L'essai encadré

Pendant l'arrêt, vous pouvez tester un poste (le vôtre aménagé, un autre poste, ou même chez un autre employeur) jusqu'à 14 jours (renouvelable une fois), tout en restant en arrêt indemnisé. Objectif : préparer la reprise ou une réorientation, sans risque. Il se demande via le médecin du travail, le médecin-conseil ou le service social.

Aménagements & maintien dans l'emploi

  • Aménagement des horaires ou du poste, télétravail, allègement des tâches.
  • RQTH et appui de Cap emploi / Agefiph pour le maintien dans l'emploi.
Anticipez : demandez une visite de pré-reprise dès que l'arrêt dépasse 30 jours. C'est le meilleur moment pour préparer un temps partiel thérapeutique ou des aménagements.

Un accident survenu pendant le travail (ou sur le trajet domicile-travail) et une maladie causée par le travail ouvrent une protection renforcée.

Les bons réflexes

  • Prévenez l'employeur dans les 24 heures (hors week-end) et faites constater les blessures par un médecin, qui établit un certificat médical initial.
  • L'employeur déclare l'accident à la CPAM et vous remet une feuille d'accident : conservez-la, elle permet la prise en charge à 100 % des soins, sans avance de frais.
  • Pour une maladie professionnelle, la reconnaissance passe par les tableaux de maladies professionnelles (ou, à défaut, un comité d'experts). C'est vous qui déclarez, avec un certificat médical.

Indemnisation, plus favorable qu'en maladie

  • Aucun jour de carence : indemnisation dès le 1ᵉʳ jour d'arrêt.
  • IJ à 60 % du salaire journalier les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29ᵉ jour.
  • En cas de séquelles, possibilité d'une indemnité en capital ou d'une rente (incapacité permanente), et d'un abondement du CPF.
  • Une rechute liée à l'accident initial peut être reconnue et prise en charge plus tard.
En cas de litige sur la reconnaissance (accident contesté, taux d'incapacité), vous pouvez être accompagné et exercer un recours. Le médecin du travail et une assistante sociale peuvent vous aider.
Sources officielles : ameli.fr · service-public.fr

La pension d'invalidité compense une perte de revenus quand une maladie ou un accident non professionnel réduit votre capacité de travail d'au moins deux tiers (66 %). Elle est attribuée par le médecin-conseil de la CPAM — à ne pas confondre avec l'inaptitude, constatée par le médecin du travail.

Trois catégories (montants revalorisés chaque année)

Catégorie 1Vous pouvez encore exercer une activité adaptée. Pension ≈ 30 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années.
Catégorie 2Vous ne pouvez plus exercer d'activité. Pension ≈ 50 % du salaire annuel moyen.
Catégorie 3Comme la catégorie 2, avec besoin d'une tierce personne : pension majorée (majoration pour tierce personne).
  • La catégorie peut évoluer avec votre état de santé, et fait l'objet de contrôles réguliers.
  • Une activité à temps partiel reste possible en catégorie 1 (règles de cumul spécifiques).
  • Sous conditions de ressources, une Allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) peut compléter la pension.
La demande se fait auprès de la CPAM, sur avis du médecin-conseil. Une assistante sociale (CPAM, hôpital, mairie) peut vous aider à monter le dossier.
Sources officielles : ameli.fr · service-public.fr

Personne ne doit subir de harcèlement moral ou sexuel, de discrimination ou de mise en danger au travail. La loi vous protège, et plusieurs recours existent.

Se protéger et agir, étape par étape

  • Gardez des traces : notez les faits (dates, lieux, témoins), conservez mails, messages et documents.
  • Parlez-en au médecin du travail (confidentiel) et à votre médecin traitant ; un certificat peut documenter le retentissement sur la santé.
  • Sollicitez les représentants du personnel et le référent harcèlement du CSE, ou un syndicat.
  • Alertez l'employeur par écrit ; il a une obligation de sécurité et doit réagir.
  • Saisissez l'inspection du travail (DREETS), le Défenseur des droits (discriminations) ou, en dernier recours, le conseil de prud'hommes.

Où trouver de l'aide

  • Défenseur des droits : 09 69 39 00 00 (discriminations au travail).
  • 3919 : violences faites aux femmes (y compris au travail), anonyme et gratuit.
  • France Victimes 116 006 : aide aux victimes, 7j/7.
  • Association Souffrance & Travail et consultations spécialisées « souffrance au travail » (voir Ressources).
Vous n'êtes pas obligé(e) de « tenir » seul(e). Un accompagnement précoce (médecin du travail, psychologue du travail, avocat en droit du travail) protège votre santé et vos droits.

L'inspection du travail (au sein de la DREETS) contrôle l'application du droit du travail et peut intervenir en cas de manquement de l'employeur : sécurité, durée du travail, harcèlement, discrimination, non-paiement des salaires.

  • Vous pouvez la saisir directement, par écrit, en décrivant précisément les faits. Vos signalements peuvent rester confidentiels.
  • Elle peut demander des explications à l'employeur, réaliser des contrôles, dresser des constats et, si besoin, des sanctions.
  • Elle ne règle pas les litiges individuels indemnitaires (c'est le rôle du conseil de prud'hommes), mais elle fait cesser les infractions.
Pour joindre la bonne unité : DREETS Hauts-de-France (Lille). Le Code du travail numérique (voir Ressources) vous aide à identifier vos droits avant de saisir.

🧮 Simulateur d'indemnités journalières

Estimez ce que verse la Sécurité sociale pendant un arrêt de travail. Estimation indicative 2026, hors complément éventuel de l'employeur et de la prévoyance.

Type d'arrêt
Estimation simplifiée à titre indicatif. Le calcul réel de la CPAM peut différer (primes, temps partiel, plafonds, situations particulières). Repères 2026 : plafond de calcul 1,4 SMIC ; IJ maladie plafonnée à 42,97 €/jour ; carence de 3 jours. Les IJ sont soumises à la CSG-CRDS (≈ 6,7 %). Page officielle : ameli.fr — arrêt maladie.

🧮 Simulateur : indemnité de départ & différé France Travail

Estimez l'indemnité minimale d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle, et l'impact d'une indemnité négociée sur le versement du chômage. Estimation indicative 2026 ; votre convention collective peut prévoir davantage.

Type de départ
Indemnité légale : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà (ancienneté minimale 8 mois), sur la meilleure moyenne des 12 ou 3 derniers mois bruts. En rupture conventionnelle, l'indemnité ne peut pas être inférieure à ce montant. Une somme versée au-delà de ce minimum (part « supra-légale ») crée un différé d'indemnisation avant l'ARE : part supra-légale ÷ 111,8 (valeur 2026, revalorisée chaque année), plafonné à 150 jours, plus 7 jours de délai fixe et un éventuel différé congés payés. Simulateurs officiels : code.travail.gouv.fr · francetravail.fr.

Rebondir

Changer de voie quand le travail ne convient plus

Faire le point sur ses compétences, se former, ou quitter un poste sereinement : voici les principales portes de sortie, avec leurs conséquences sur le chômage et la formation.

Mode de départIndemnité de départChômage (ARE)À savoir
Rupture conventionnelleOui — au moins l'indemnité légale de licenciementOuiAccord mutuel + homologation ; un différé d'indemnisation est possible si l'indemnité est élevée
DémissionNon (sauf convention collective)NonPréavis à effectuer ; ARE seulement si démission « légitime »
Démission-reconversionNonOuiProjet validé après un CEP + commission ; conditions d'ancienneté
Licenciement pour inaptitudeOui — doublée si origine professionnelleOuiAprès recherche de reclassement ; salaire repris si rien n'est fait sous 1 mois
Abandon de posteNonNonPrésumé démissionnaire ; risque de devoir une indemnité de préavis à l'employeur

Vue d'ensemble simplifiée — le détail et les exceptions figurent ci-dessous.

Un accompagnement pour faire le point sur vos compétences, aptitudes et motivations, et bâtir un projet professionnel (évolution, reconversion, formation).

  • Durée : jusqu'à 24 heures, réparties sur plusieurs semaines, avec un organisme certifié.
  • Confidentiel : les résultats vous appartiennent ; ils ne sont transmis à personne sans votre accord.
  • Financement : via votre CPF (financement plafonné à 1 600 € en 2026, sous conditions), le plan de développement des compétences de l'entreprise, ou France Travail si vous êtes demandeur d'emploi.
Avant de vous lancer, le Conseil en évolution professionnelle (CEP) est gratuit et vous aide à clarifier votre projet (voir Ressources).

Plusieurs dispositifs permettent de se former sans forcément quitter son emploi.

  • CPF (Compte Personnel de Formation) : vos droits acquis financent des formations certifiantes. Depuis avril 2026, une participation forfaitaire de 150 € est demandée (sauf demandeurs d'emploi, cofinancement employeur, ou abondement lié à un accident du travail / maladie professionnelle).
  • Projet de transition professionnelle (PTP) : un congé rémunéré pour suivre une formation longue en vue d'une reconversion.
  • VAE (Validation des acquis de l'expérience) : obtenir un diplôme à partir de votre expérience.
  • Pro-A : reconversion ou promotion par alternance, en restant salarié.

Un départ d'un commun accord entre vous et l'employeur (CDI uniquement). C'est souvent la voie la plus sûre pour quitter un poste tout en conservant ses droits.

  • Au moins un entretien, puis signature d'une convention. Vous disposez d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires.
  • La convention est homologuée par la DREETS (délai d'instruction d'environ 15 jours ouvrables).
  • Vous percevez une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement.
  • Elle ouvre droit à l'allocation chômage (ARE), contrairement à une démission classique.
Rien ne peut vous être imposé : la rupture conventionnelle suppose votre accord libre. En cas de pression, ce consentement peut être contesté.

La démission est un départ à votre initiative. Elle doit être claire et non équivoque, et vous devez en principe effectuer un préavis.

  • En principe, une démission n'ouvre pas droit au chômage.
  • Exceptions : les démissions dites « légitimes » (suivi du conjoint, déménagement, non-paiement des salaires, etc.) ouvrent droit à l'ARE.
  • Démission-reconversion : si vous avez un projet réel et sérieux de reconversion ou de création d'entreprise, validé après un Conseil en évolution professionnelle (CEP) et une commission, vous pouvez démissionner tout en gardant droit à l'ARE (sous conditions d'ancienneté).
Avant de démissionner, faites simuler votre situation par France Travail et rencontrez un conseiller CEP : c'est gratuit et cela peut changer beaucoup de choses.
Sources officielles : francetravail.fr · service-public.fr · mon-cep.org

Depuis 2023, quitter son poste sans justification n'ouvre plus droit au chômage.

  • Après une mise en demeure restée sans réponse pendant au moins 15 jours, le salarié est présumé démissionnaire (article L.1237-1-1 du Code du travail) — donc sans allocation chômage.
  • Des motifs légitimes écartent cette présomption : raisons médicales, droit de retrait face à un danger, exercice du droit de grève, harcèlement, non-paiement du salaire, modification unilatérale du contrat.
  • La présomption peut être contestée devant le conseil de prud'hommes (procédure accélérée).
L'abandon de poste est aujourd'hui une très mauvaise stratégie pour « toucher le chômage ». Préférez la rupture conventionnelle ou la démission-reconversion.
Sources officielles : service-public.fr · code.travail.gouv.fr

Quand l'état de santé rend le poste inadapté, le médecin du travail peut, après étude du poste et échange avec vous, déclarer une inaptitude.

La procédure

  • L'employeur doit d'abord rechercher un reclassement sur un poste compatible avec les préconisations du médecin du travail (après consultation du CSE).
  • Dans certains cas, l'avis d'inaptitude dispense expressément l'employeur de cette recherche.
  • Si aucun reclassement n'est possible, s'il est refusé, ou en cas de dispense : licenciement pour inaptitude.
  • Si l'employeur ne reclasse ni ne licencie dans le délai d'un mois après l'avis, il doit reprendre le versement du salaire.

Les conséquences financières

  • Indemnité de licenciement : au moins l'indemnité légale, doublée si l'inaptitude est d'origine professionnelle (accident du travail ou maladie pro).
  • Préavis : non exécuté. En origine professionnelle, une indemnité compensatrice de préavis est due ; en origine non professionnelle, elle n'est pas versée (mais la durée compte pour l'ancienneté).
  • Chômage : le licenciement pour inaptitude ouvre droit à l'ARE.
  • Selon l'état de santé, une pension d'invalidité ou une rente AT/MP peut s'ajouter.

Vos recours

  • L'avis d'inaptitude peut être contesté devant le conseil de prud'hommes (formation de référé) dans les 15 jours.
  • Préparez la reprise : demandez une visite de pré-reprise pendant l'arrêt (voir « Reprendre le travail »).
L'inaptitude vise à protéger votre santé. Le médecin du travail et une assistante sociale peuvent vous accompagner à chaque étape.

Compléments

Aller plus loin : d'autres situations fréquentes

Parce que les difficultés au travail ne se résument pas au burn-out, voici d'autres repères utiles.

🧩 Handicap & maintien dans l'emploi

La RQTH ouvre des aménagements et un accompagnement (Cap emploi, Agefiph). Elle est confidentielle et n'oblige pas à en informer l'employeur.

🎗️ Retour après une longue maladie

Après un cancer ou une longue maladie : visite de pré-reprise, temps partiel thérapeutique, essai encadré. On reprend à son rythme, avec le médecin du travail.

💗 Salariés aidants

Vous aidez un proche malade ou dépendant ? Le congé de proche aidant et l'allocation AJPA existent. Le médecin du travail peut adapter votre poste.

🔌 Télétravail & déconnexion

Vous avez un droit à la déconnexion en dehors du temps de travail. Le télétravail se cadre par accord : équipement, horaires, prise en charge des frais.

🧠 Charge mentale & équilibre

Sommeil, coupures, limites claires : quelques repères simples protègent contre l'épuisement. La psychologue du travail peut vous aider à les poser.

🫂 Mon soutien psy

Le dispositif Mon soutien psy permet des séances de psychologue remboursées, en accès direct. Utile en complément d'un suivi lié au travail.

Assistant

Préparer une question pour une IA

Une intelligence artificielle peut vous aider à comprendre vos droits et à préparer vos démarches. Voici des modèles prêts à copier, conçus pour obtenir des réponses précises et adaptées à votre situation. Complétez simplement les parties entre crochets.

Comment s'en servir : cliquez sur « Copier ce modèle », collez-le dans une IA de confiance (par exemple Claude ou ChatGPT), puis remplacez les crochets par votre situation. Prudence : une IA peut se tromper ou ne pas être à jour — vérifiez toujours sur les sites officiels, et pour une décision importante consultez un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Évitez de communiquer des données personnelles sensibles inutiles.

🧩 Modèle général (pour toute situation)

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail et de la santé au travail en France, à jour à la date d'aujourd'hui. Je vais te décrire ma situation professionnelle. Aide-moi à comprendre mes droits et mes options, avec des explications claires et des sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr). Commence par me poser les questions nécessaires (type de contrat, ancienneté, salaire, convention collective, état de santé si pertinent), puis propose-moi un plan d'action étape par étape. Signale ce qui dépend de ma convention collective et quand consulter un professionnel. Ma situation : [décris ici ta situation].

Arrêt maladie & indemnités

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : je suis (ou je vais être) en arrêt maladie. À compléter : type d'arrêt (maladie ou accident du travail), mon ancienneté, mon salaire brut mensuel, ma convention collective si je la connais, la durée prévue. Explique-moi : le montant et la durée de mes indemnités journalières, le délai de carence, un éventuel maintien de salaire par l'employeur, mes obligations (délais d'envoi, heures de sortie), et comment préparer ma reprise.

Reprise & temps partiel thérapeutique

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : je veux reprendre le travail progressivement après un arrêt. À compléter : mon contexte de santé, mon poste, mon temps de travail habituel. Explique-moi en détail le temps partiel thérapeutique (conditions, accords nécessaires, rémunération, durée), la visite de pré-reprise, l'essai encadré et les aménagements possibles, avec les démarches concrètes étape par étape.

Inaptitude & licenciement

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : le médecin du travail envisage ou a prononcé une inaptitude à mon poste. À compléter : origine professionnelle ou non, mon ancienneté, mon salaire brut mensuel, mon poste. Explique-moi : la procédure (reclassement, délais, reprise du salaire sous un mois), mes indemnités (indemnité de licenciement, doublement si origine professionnelle, préavis), mes droits au chômage et mes recours (contestation de l'avis, délais).

Rupture conventionnelle

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : j'envisage une rupture conventionnelle. À compléter : mon ancienneté, mon salaire brut mensuel, mon motif, ma convention collective. Aide-moi à : estimer l'indemnité minimale, préparer l'entretien et la négociation, comprendre l'homologation et les délais, et vérifier mes droits au chômage (et un éventuel différé d'indemnisation).

Démission & droits au chômage

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : je veux quitter mon emploi. À compléter : mon motif, un éventuel projet de reconversion ou de création d'entreprise, mon ancienneté. Explique-moi mes options (démission, démission légitime, démission-reconversion, rupture conventionnelle, et pourquoi éviter l'abandon de poste) et surtout leurs conséquences sur mes droits au chômage. Indique la voie la plus adaptée à mon projet et les démarches.

Harcèlement ou conflit

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : je vis une situation difficile au travail (harcèlement moral ou sexuel, conflit, discrimination). À compléter : les faits principaux, sans détails trop personnels. Explique-moi comment me protéger (constituer des preuves, les bons interlocuteurs : médecin du travail, référent/CSE, syndicat, inspection du travail, Défenseur des droits), mes droits et les recours possibles, étape par étape. Reste factuel et prudent, et rappelle-moi les numéros d'aide utiles.

Reconversion & formation

Tu es un(e) expert(e) du droit du travail français, à jour à la date d'aujourd'hui. Explique-moi les choses simplement et précisément, cite les sources officielles (service-public.fr, code.travail.gouv.fr, ameli.fr, travail-emploi.gouv.fr) et les articles du Code du travail utiles. Pose-moi les questions dont tu as besoin avant de conclure, et signale quand un point dépend de ma convention collective ou nécessite un professionnel (avocat en droit du travail, médecin du travail, défenseur syndical). Ne me demande pas de données personnelles inutiles. Ma situation : je veux me reconvertir ou me former. À compléter : mon métier actuel, mon envie ou mon projet, mes contraintes (temps, argent, mobilité). Explique-moi les dispositifs (bilan de compétences, Conseil en évolution professionnelle, CPF et sa participation forfaitaire, projet de transition professionnelle, VAE, Pro-A), leur financement, et comment les enchaîner pour construire mon projet.
Ces modèles sont des points de départ. Les réponses d'une IA ne constituent pas un conseil juridique et ne remplacent pas les sites officiels ni un professionnel. Pour une urgence de santé : 15. Pour une détresse psychologique : 3114 (24h/24).

Ressources & contacts

Où s'informer et à qui s'adresser

Des sources officielles, des outils d'aide de référence et les bons numéros. En cas de doute, votre médecin traitant et la psychologue du travail restent vos premiers interlocuteurs.

IS

Psychologue du travail · MSP du Triolo

Imène Salhi

Un résultat vous interpelle, ou vous souhaitez simplement en parler ? Imène Salhi accompagne les difficultés liées au travail : épuisement, stress, perte de sens, conflits, reprise après un arrêt, réflexion sur une reconversion. Sur rendez-vous, en toute confidentialité. En cas de résultat inquiétant, voyez d'abord votre médecin traitant.

Sites officiels & outils d'aide

Numéros utiles

Près de chez vous (Villeneuve d'Ascq & métropole lilloise)

🩺 Votre SPST (médecine du travail)

Le service de prévention et de santé au travail dépend de votre employeur. Demandez ses coordonnées à votre service RH, ou sollicitez une visite à votre demande.

📋 DREETS Hauts-de-France

Inspection du travail pour le Nord. Coordonnées de l'unité départementale disponibles sur hauts-de-france.dreets.gouv.fr.

⚖️ Conseil de prud'hommes de Lille

Pour les litiges individuels avec l'employeur. Un avocat en droit du travail ou une permanence juridique peut vous accompagner.

Ce guide a une visée d'information et d'éducation. Il ne remplace pas un avis médical ou juridique personnalisé. Les montants, seuils et procédures mentionnés sont ceux connus en 2026 et peuvent évoluer ; vérifiez la dernière version sur les sites officiels ci-dessus.