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Cœur, poids & diabète · Guide pour les patientes

Prévention cardiovasculaire de la femme

Connaître ses risques, savoir réagir, se faire dépister

9 chapitres · 13 min en tout
Recommandations CNPCV 2026 • HAS • ESC 2024 • ANSMDr Jonathan Favre — Maison de Santé du Triolo, Villeneuve d'Ascq

L'essentiel en 5 points

  1. Les maladies cardiovasculaires sont la 1ʳᵉ cause de mortalité chez la femme en France : les femmes ne sont pas protégées.
  2. Toute douleur thoracique de plus de 20 minutes = appeler le 15. Chez la femme, les signes peuvent être moins « typiques » (essoufflement, fatigue inhabituelle, nausées). Ne conduisez jamais vous-même à l'hôpital.
  3. Au-delà du tabac, de la tension, du cholestérol et du diabète, pensez aux facteurs propres aux femmes : complications de grossesse, ménopause précoce, contraception, migraine avec aura.
  4. Mon Bilan Prévention, 100 % remboursé, à 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans : le moment idéal pour faire le point.
  5. Arrêter le tabac, bouger 150 min/semaine, manger méditerranéen et perdre 5 à 10 % du poids en cas de surpoids : l'effet le plus puissant sur votre risque.
Chapitre 1 sur 9

Pourquoi cette fiche vous concerne

Les maladies cardiovasculaires, 1ʳᵉ cause de mortalité chez la femme en France

À retenir

Les maladies cardiovasculaires sont la 1ʳᵉ cause de mortalité chez la femme en France (72 078 décès en 2023, soit 200 par jour — bien plus que le cancer du sein). Contrairement aux idées reçues, les femmes ne sont pas protégées : depuis 2008, l'infarctus augmente de 5 % par an chez les moins de 65 ans. Les facteurs de risque « classiques » sont parfois plus dangereux chez la femme (tabac × 13 chez la moins de 50 ans, diabète × 4), et certains facteurs sont propres aux femmes (grossesse, hormones, ménopause). Bonne nouvelle : la majorité de ces facteurs peuvent être corrigés.

En France, plus de femmes meurent de maladies cardiovasculaires que d'hommes — 72 078 femmes contre 64 161 hommes en 2023. Pourtant, ces maladies sont perçues comme « des maladies d'hommes ». Cette idée fausse a des conséquences directes :

×2

la mortalité hospitalière après un infarctus chez la femme par rapport à l'homme

+5%

par an : l'augmentation de l'infarctus chez les femmes de moins de 65 ans depuis 2008

×13

le risque d'infarctus chez la fumeuse de moins de 50 ans (vs × 1,4 chez l'homme)

×4

le risque cardiovasculaire en cas de diabète chez la femme (vs × 2 chez l'homme)

Les femmes appellent le 15 plus tardivement, sont moins admises en soins intensifs cardiologiques, et vont 2 fois moins en réadaptation cardiaque que les hommes — alors que celle-ci réduit la mortalité et la récidive de 50 %.

« Reconnaître tôt, réagir tôt :
c'est là que se joue la prévention. »

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Symptômes d'infarctus : quand appeler le 15

Reconnaître un infarctus, y compris les signes moins « typiques » chez la femme

Symptômes d'infarctus — appelez le 15 si :

  • Une douleur au milieu de la poitrine ou à gauche, en serrement ou « sensation de poids » (parfois brûlure), qui dure plus de 20 minutes.
  • La douleur irradie vers la mâchoire, le cou, l'épaule, le bras (souvent gauche), entre les omoplates.
  • Associée à : essoufflement, sueurs, nausées, vomissements, fatigue intense, vertiges, malaise, palpitations.
  • Particularité féminine : les symptômes peuvent être moins « typiques » — essoufflement isolé, fatigue inhabituelle, douleur dorsale, douleur d'estomac, nausées. Toute douleur thoracique de plus de 20 minutes = appeler le 15. Jamais attendre.
  • Une douleur qui apparaît à l'effort et disparaît au repos (angor) doit aussi être signalée à votre médecin sans tarder.
  • 15Samu — toute douleur thoracique de plus de 20 minutes
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Vos facteurs de risque

Trois familles à connaître

Les facteurs « classiques » s'appliquent à toutes et tous. Mais des facteurs propres aux femmes existent — ils sont encore trop souvent oubliés en consultation.

A. Les facteurs « classiques » à dépister

  • Tabac — Même UNE cigarette/jour ou un tabagisme passif augmente le risque. Chez la femme de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d'infarctus (vs × 1,4 chez l'homme).
  • Hypertension artérielle — Tension supérieure à 140/90 mmHg en consultation, ou 135/85 en automesure à domicile. Souvent silencieuse. Première cause d'AVC.
  • Cholestérol élevé (LDL « mauvais cholestérol ») — Asymptomatique, dépisté par prise de sang.
  • Diabète — Multiplie le risque cardiovasculaire par 4 chez la femme (vs × 2 chez l'homme).
  • Hérédité — Un parent au 1ᵉʳ degré (père, mère, frère, sœur) ayant fait un infarctus ou un AVC précoce : homme avant 55 ans, femme avant 65 ans.
  • Troubles du sommeil — Ronflements, apnées du sommeil (réveil non reposant, somnolence diurne).

B. Votre mode de vie

  • Tabac, alcool, drogues
  • Sédentarité (moins de 30 min d'activité par jour, 5 jours/semaine) et inactivité physique.
  • Alimentation déséquilibrée — Trop de sel, de graisses saturées, de produits ultra-transformés ; pas assez de fruits, légumes, poisson. Le régime méditerranéen protège.
  • Surpoids / obésité — IMC ≥ 25 (surpoids), ≥ 30 (obésité). Tour de taille > 80 cm chez la femme = risque accru, indépendamment de l'IMC.
  • Stress chronique, anxiété, dépression — Facteurs réels, à prendre en compte (voir fiche « Dépression et anxiété »).

C. Les facteurs spécifiques aux femmes (souvent oubliés)

  • Complications de grossesse — Prééclampsie, HTA gravidique, diabète gestationnel, accouchement prématuré, mort fœtale, fausses couches à répétition. Elles multiplient par 1,25 à 1,5 le risque cardiovasculaire dans les 10 ans qui suivent. À mentionner à votre médecin même 10 ou 20 ans après.
  • Hormones féminines — Ménopause précoce (avant 45 ans), insuffisance ovarienne prématurée (avant 40 ans), syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), endométriose.
  • Contraception œstroprogestative prescrite malgré une contre-indication (tabac après 35 ans, migraine avec aura, HTA, antécédent de thrombose). Traitement hormonal de la ménopause par voie orale (la voie cutanée est plus sûre).
  • Cancer du sein traité par radiothérapie (surtout sein/paroi thoracique gauche) ou chimiothérapie (anthracyclines).
  • Maladies inflammatoires chroniques — Polyarthrite rhumatoïde, lupus, psoriasis, maladies inflammatoires de l'intestin.
  • Migraine, surtout avec aura (associée au tabac et à la pilule = risque très majoré).
  • Maladies psychiatriques — Dépression, troubles anxieux, troubles bipolaires.
  • Facteurs émergents — Charge mentale, violence sexiste/sexuelle/physique/psychique, précarité socio-économique, pollution atmosphérique et sonore.
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Calendrier de dépistage

À quel âge et à quelle fréquence se faire dépister ?

Recommandations françaises actualisées (HAS, Assurance Maladie, ESC, CNPCV 2026).

Le rendez-vous-clé : « Mon Bilan Prévention »

L'Assurance Maladie offre 4 consultations de prévention 100 % remboursées (sans avance de frais), aux 4 âges-clés de la vie :

18-25 ans  •  45-50 ans  •  60-65 ans  •  70-75 ans

Durée : 30 à 45 minutes, avec un médecin (votre traitant), un infirmier, un pharmacien ou une sage-femme. Vous pouvez préparer la consultation avec un auto-questionnaire sur Mon Espace Santé ou sur ameli.fr.

C'est le moment idéal pour faire le point sur vos facteurs de risque cardiovasculaires, votre alimentation, votre activité physique, votre santé mentale, votre contraception ou la ménopause.

Tableau récapitulatif du dépistage cardiovasculaire chez la femme

ExamenQuand commencer ?À quelle fréquence ?
Tension artérielle (au cabinet ou en automesure)Dès 3 ans (consultation pédiatrique). Chez l'adulte : à chaque consultation.Tous les 3-5 ans entre 18 et 39 ans en l'absence de risque, puis tous les 1-3 ans après 40 ans (chaque année si surpoids, antécédents familiaux ou tension limite).
Bilan lipidique (cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides — « EAL »)À 50 ans chez la femme sans facteur de risque. Plus tôt : avant la prescription d'une contraception œstroprogestative, en cas d'hérédité, surpoids, diabète, HTA, tabagisme.Tous les 5 ans si bilan normal et mode de vie stable. Plus rapproché (annuel ou tous les 2-3 ans) en cas de facteurs ou d'anomalie. Pas de prélèvement à jeun obligatoire (ESC).
Glycémie à jeun (dépistage du diabète)À 45 ans chez tout adulte. Plus tôt si IMC ≥ 25, antécédents familiaux de diabète, antécédent de diabète gestationnel ou de bébé > 4 kg, SOPK, HTA, dyslipidémie, origine non caucasienne.Tous les 3 ans après 45 ans en l'absence de facteur. Tous les 1 à 3 ans en présence de facteurs. Tous les 1-3 ans pendant 25 ans minimum après un diabète gestationnel.
Poids, IMC, tour de tailleÀ tout âge.À chaque consultation médicale. Tour de taille à mesurer au moins 1 fois/an chez l'adulte.
ECG (électrocardiogramme)Pas de dépistage systématique. Recommandé en cas de : HTA, diabète, douleur thoracique, palpitations, antécédent familial de mort subite, avant la pratique de sport intensif.À l'indication. Possible dans le cadre du Bilan Prévention 60-65 ou 70-75 ans.
Bilan de votre risque global (score SCORE2 ou SCORE2-OP)À 50 ans ou à la ménopause chez la femme, à 40 ans chez l'homme.Tous les 5 ans environ. Attention : ces scores ne tiennent pas compte des facteurs spécifiquement féminins (grossesse, ménopause précoce, etc.) — votre médecin doit les ajouter à l'évaluation.

Les 5 « moments-clés » du dépistage chez la femme

  1. À l'adolescence et avant une 1ʳᵉ pilule

    Tension artérielle, IMC, antécédents familiaux, bilan lipidique avant pilule œstroprogestative (recommandé HAS).

  2. Pendant chaque grossesse

    Tension, glycémie (test O'Sullivan vers 24-28 SA), surveillance obstétricale. Toute complication doit être notée à vie comme facteur de risque cardiovasculaire.

  3. Entre 45 et 50 ans (Bilan Prévention)

    Tension, bilan lipidique, glycémie à jeun, poids, tour de taille, évaluation du risque global.

  4. À la ménopause

    Réévaluation complète. La protection hormonale naturelle disparaît, le risque cardiovasculaire grimpe.

  5. Entre 60-65 ans et 70-75 ans (Bilan Prévention)

    Réévaluation, dépistage des troubles du rythme (ECG), bilan rénal, recherche d'insuffisance cardiaque.

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Comprendre vos résultats

Les chiffres-clés à connaître

Tension artérielle

Au cabinet

Optimale : < 120/80 — Normale haute : 130-139/85-89 — HTA : ≥ 140/90 mmHg.

En automesure à domicile

Règle des 2-2-3 (recommandation ESC 2024) : 2 mesures le matin au petit-déjeuner et 2 mesures le soir avant le coucher, pendant 3 jours. HTA : moyenne ≥ 135/85 mmHg.

Urgence

≥ 180/110 mmHg = appeler votre médecin dans la journée, ou le 15 si symptômes (céphalée intense, troubles visuels, douleur thoracique).

Cholestérol (LDL = « mauvais cholestérol »)

Les seuils dépendent de votre risque cardiovasculaire global. Plus le risque est élevé, plus la cible de LDL est basse.

Risque faible à modéré

LDL < 1,16 g/L (< 3,0 mmol/L)

Risque élevé

LDL < 0,70 g/L (< 1,8 mmol/L) — ex : diabète sans complication, HTA sévère, plusieurs facteurs.

Risque très élevé

LDL < 0,55 g/L (< 1,4 mmol/L) — ex : antécédent infarctus/AVC, diabète avec atteinte d'organe, insuffisance rénale.

HDL « bon » cholestérol

> 0,50 g/L chez la femme (> 0,40 g/L chez l'homme).

Triglycérides

< 1,5 g/L (< 1,7 mmol/L).

Glycémie à jeun

Normale

< 1,10 g/L (< 6,1 mmol/L)

Pré-diabète

1,10 à 1,25 g/L — alerte : il est encore temps d'agir par l'hygiène de vie pour éviter le diabète.

Diabète

≥ 1,26 g/L sur 2 prélèvements à jeun (ou ≥ 2 g/L à n'importe quel moment avec symptômes).

HbA1c (patient diabétique uniquement)

Cible générale : < 7 % (< 53 mmol/mol).

Poids et tour de taille

IMC (poids / taille²)

Normal : 18,5 - 24,9 — Surpoids : 25 - 29,9 — Obésité : ≥ 30 kg/m².

Tour de taille (à mi-distance entre la dernière côte et la crête iliaque, après expiration)

Femme : objectif < 80 cm (à risque entre 80 et 88 cm, à très haut risque > 88 cm). Plus prédictif que l'IMC seul.

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Réduire votre risque

Des mesures simples, efficaces, démontrées

Les 7 piliers de la prévention cardiovasculaire chez la femme.

  • Arrêt du tabac — Mesure n°1 chez la femme. Le risque cardiovasculaire diminue de 50 % en 1 an d'arrêt et rejoint celui d'une non-fumeuse en 5 à 15 ans. Aides : Tabac Info Service au 39 89, applis (Tabac Info Service, Kwit), substituts nicotiniques remboursés à 65 %, Mon Soutien Psy.
  • Activité physique : 150 min/semaine d'activité modérée (marche rapide, vélo, natation) OU 75 min/semaine d'activité intense + renforcement musculaire 2×/semaine. Bouger toutes les 2 heures pour casser la sédentarité. « Sport sur ordonnance » prescriptible par votre médecin.
  • Alimentation méditerranéenne — ≥ 5 fruits et légumes/jour, poisson 2-3×/semaine dont 1 gras, légumineuses 2×/semaine, huile d'olive et de colza, 1 poignée de noix/jour. Limiter charcuterie, viandes rouges, produits sucrés et ultra-transformés. Sel < 5 g/jour.
  • Maintenir un poids et un tour de taille raisonnables — Viser un tour de taille < 80 cm. Une perte de 5 à 10 % du poids suffit pour améliorer significativement la tension, la glycémie et le cholestérol.
  • Alcool — Pas plus de 10 verres/semaine, pas plus de 2/jour, avec au moins 2 jours sans alcool/semaine (Santé publique France 2024). Pas de seuil sans risque pour les cancers.
  • Stress et santé mentale — Cohérence cardiaque (3×/jour, 6 respirations/min, 5 min), mindfulness, activité physique, soutien social. Si dépression ou anxiété : Mon Soutien Psy (12 séances/an remboursées) ou parlez-en à votre médecin.
  • Adhérer aux traitements prescrits (HTA, cholestérol, diabète) — Ne pas arrêter sans avis médical. Les femmes ont un suivi moins bien adapté que les hommes : n'hésitez pas à reposer des questions, demander des explications, signaler les effets secondaires.
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Mythes & réalités

Démêler le vrai du faux

« Les femmes sont protégées des maladies cardiovasculaires »

Faux. Les MCV sont la 1ʳᵉ cause de mortalité chez la femme en France (200 décès par jour, plus que le cancer du sein). La protection hormonale naturelle disparaît à la ménopause.

« L'infarctus chez la femme se manifeste toujours sans douleur thoracique »

Faux. Dans 80-90 % des cas, la douleur thoracique est présente. Mais d'autres signes (essoufflement, fatigue inhabituelle, douleur à la mâchoire, nausées) sont plus fréquents chez la femme et doivent alerter.

« Fumer est moins dangereux pour les femmes »

Faux. Le tabac augmente le risque d'infarctus de 30 % de plus chez la femme que chez l'homme. Avant 50 ans, le risque est multiplié par 13.

« Une grossesse compliquée n'a pas de conséquences à long terme »

Faux. Une prééclampsie ou un diabète gestationnel multiplie par 1,25 à 1,5 le risque de maladie cardiovasculaire dans les 10 ans qui suivent. À mentionner à vie à votre médecin.

« La pilule est sans risque cardiovasculaire »

Faux si contre-indications. La pilule œstroprogestative est dangereuse en cas de tabagisme après 35 ans, migraine avec aura, HTA, antécédents personnels ou familiaux de thrombose. Demandez un bilan avant la prescription.

« La réadaptation cardiaque est moins utile chez la femme »

Faux. La réadaptation réduit la mortalité et la récidive d'infarctus de 50 % chez la femme. Pourtant, elles y sont 2 fois moins adressées que les hommes. Demandez-la.

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Quand consulter ?

Prendre rendez-vous sans tarder, ou appeler le 15 immédiatement

Prenez rendez-vous sans tarder si :

  • Vous n'avez jamais fait de bilan cardiovasculaire et avez plus de 40-50 ans.
  • Vous présentez un ou plusieurs facteurs de risque (tabac, surpoids, diabète, HTA, hérédité, antécédents de complications de grossesse).
  • Vous ressentez : essoufflement anormal à l'effort, palpitations répétées, fatigue inhabituelle, douleur thoracique à l'effort, gêne dans la mâchoire ou les épaules à l'effort.
  • Vous arrivez à la ménopause (réévaluation complète recommandée).
  • Vous êtes éligible à un « Mon Bilan Prévention » (18-25, 45-50, 60-65, 70-75 ans).

Appelez le 15 immédiatement si :

  • Douleur thoracique persistant plus de 20 minutes, surtout si elle irradie (mâchoire, bras, dos) et/ou s'accompagne de sueurs, nausées, essoufflement, malaise.
  • Faiblesse ou paralysie brutale d'un bras, d'une jambe ou de la moitié du visage, troubles de la parole, perte de la vision d'un œil = signes d'AVC.
  • Malaise avec perte de connaissance, palpitations rapides et angoissantes, douleur thoracique brutale.
  • Ne conduisez jamais vous-même à l'hôpital. Le SAMU se déplace et organise la prise en charge la plus rapide.

Numéros utiles

  • 15Samu
  • 39 89Tabac Info Service
  • 3114Prévention du suicide
  • 3919Violences conjugales
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8 règles pour votre cœur

L'essentiel · à retenir

Mémorisez-les, partagez-les, mettez-les en pratique. Chaque règle compte.

  1. Règle 01Vous êtes concernée, à tout âgeLes maladies cardiovasculaires sont la 1ʳᵉ cause de mortalité chez la femme en France — 200 décès par jour, plus que le cancer du sein. La protection hormonale n'est ni absolue ni éternelle.
  2. Règle 02Connaissez vos facteurs de risqueTabac, HTA, cholestérol, diabète, hérédité, surpoids — mais aussi grossesse compliquée, ménopause précoce, hormones, maladies inflammatoires.
  3. Règle 03Le Bilan PréventionÀ 18-25, 45-50, 60-65, 70-75 ans. 100 % remboursé, 30-45 min.
  4. Règle 04Surveillez votre tensionEn consultation et en automesure (règle 2-2-3) si besoin.
  5. Règle 05Bilan lipidique à 50 ansPlus tôt si facteurs de risque ou avant la pilule.
  6. Règle 06Glycémie à jeun à 45 ansPuis tous les 1 à 3 ans selon vos facteurs.
  7. Règle 07Adoptez les bons gestesArrêtez le tabac (39 89), bougez 150 min/semaine, mangez méditerranéen, perdez 5-10 % de poids si surpoids. C'est l'effet le plus puissant sur votre risque.
  8. Règle 08Sachez réagir : appelez le 15Douleur thoracique > 20 min, essoufflement brutal, signes d'AVC. Ne minimisez jamais vos symptômes. Ne conduisez pas vous-même.
Dr Jonathan Favre — Maison de Santé du Triolo, Villeneuve d'Ascq

Cette fiche est un document d'information. Elle ne remplace pas la consultation médicale. Source principale : Conseil National Professionnel Cardiovasculaire (CNPCV), affiche et brochure « Prévention cardiovasculaire des femmes » 2026, en partenariat avec le Collège de Médecine Générale, la Société Française de Cardiologie, la Fédération Française de Cardiologie. Recommandations HAS, ESC 2024, ANSM.

Une question sur votre cœur ? Parlez-en à votre médecin traitant, notamment lors de votre Bilan Prévention.