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Maison de Santé du Triolo · Villeneuve d'Ascq

Bienvenue. Avançons à votre rythme.

Que vous vous posiez des questions sur votre poids, celui d'un proche ou de votre enfant, vous êtes au bon endroit. Ici, pas de jugement : des informations claires et fiables, et un accompagnement de proximité. Par quoi souhaitez-vous commencer ?

Information validée — juin 2026. Cet espace ne remplace pas une consultation ; il vous aide à la préparer.

Adulte ≥ 18 ans

Prise en charge de l'obésité de l'adulte

Consultations médicales, diététique, analogues GLP-1 remboursés depuis le 15 juin 2026, chirurgie bariatrique : un parcours gradué.

Enfant 3–17 ans

Surpoids et obésité de l'enfant

Mission : Retrouve ton cap, consultations, diététique, orientation spécialisée. 100 % pris en charge dès 3 ans.

47 %Prévalence du surpoids en Hauts-de-France
21 %Prévalence de l'obésité dans la région
15 %Enfants en surpoids en France
15 juinDébut remboursement Wegovy® & Mounjaro® à 65 %
🆕

Remboursement Wegovy® & Mounjaro® — Effectif depuis le 15 juin 2026

Arrêté du 10 juin 2026 (Journal officiel), en vigueur le 15 juin 2026 : prise en charge à 65 % par l'Assurance Maladie pour les patients avec IMC ≥ 40, ou IMC ≥ 35 avec au moins une comorbidité, après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite. Prescription initiale réservée aux structures de recours niveau 2 et 3 (CSO, CHU, SMR spécialisé, endocrinologues en lien avec un CSO) et aux médecins coordinateurs d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe ». Mounjaro® est aussi remboursé dans le diabète de type 2, sur prescription du médecin traitant. → Voir les détails et l'algorithme de prescription

Notre approche

Nous pouvons vous aider à soigner votre surpoids et votre obésité.

La région Hauts-de-France est la plus touchée de France. À la MSP du Triolo, nous proposons un accompagnement gradué, de proximité, fondé sur les recommandations HAS 2022–2025 et l'arrêté du 10 juin 2026.

Notre équipe spécialisée obésité

Votre médecin traitantMédecin généraliste — Coordination du parcours
SC
Saïda Chajaï KaroumiDiététicienne — Nutritionniste
06 51 41 28 83 — 90 bis rue Yves Decugis, Villeneuve d'Ascq
Psychologue partenaireApproche comportementale, TCC
Enseignant APA partenaireActivité physique adaptée

RDV : auprès de votre médecin traitant

Suis-je en situation d'obésité ?

Calculez votre indice de masse corporelle, mesurez votre tour de taille et de hanche. Obtenez une réponse claire en 2 minutes.

Quel parcours de soins pour moi ?

Mon parcours de soins personnalisé : socle non médicamenteux pour tous, puis médicaments et chirurgie selon votre situation. Outil interactif, export PDF personnalisé.

Mon enfant est-il en surpoids ?

Calculateur adapté à l'enfant (3 à 17 ans). Réponse claire avec la courbe de corpulence et les seuils officiels.

Prise en charge adulte

Consultations, diététique, médicaments remboursés, chirurgie bariatrique : le parcours gradué complet.

Programme enfant — pris en charge à 100 %

« Mission : Retrouve ton cap » — dispositif national pour les enfants de 3 à 12 ans. Sans avance de frais.

Fiches d'information

Documents téléchargeables : diabète, médicaments, alimentation enfant. Rédigés pour tous, mis à jour tous les 6 mois.

Pourquoi agir ?

Conséquences du surpoids et de l'obésité — et bénéfices de la perte de poids

Le surpoids et l'obésité sont reconnus comme facteurs de risque de nombreuses maladies. Agir a des effets mesurables, même avec une perte de poids modérée de 5 à 10 %.

Risques liés à l'obésité

CardiovasculaireHypertension artérielle, maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque
MétaboliqueDiabète de type 2, dyslipidémie, stéatose hépatique (maladie du foie gras)
RespiratoireApnées du sommeil, asthme, essoufflement à l'effort
ArticulaireArthrose du genou, de la hanche, lombalgies chroniques
CancersSein, côlon, utérus, rein, foie (risque augmenté de 20 à 50 %)
Qualité de vieDépression, anxiété, difficultés de mobilité, discriminations

Bénéfices d'une perte de 5 à 10 % du poids

Tension artérielle — Baisse de 5 mmHgDès −5 %
Glycémie — Réduction HbA1c de 0,5 à 1 %Dès −5 %
Triglycérides — Baisse de 20 à 30 %Dès −5 %
Apnées du sommeil — Amélioration marquéeDès −10 %
Douleurs articulaires — Réduction significativeDès −10 %
Qualité de vie — Amélioration de la mobilité et du moralDès −5 %

Sources : HAS 2022 · Wilding JPH et al., NEJM 2021 · Wadden TA et al., JAMA 2023 · Tronieri JS et al., Obesity 2024

Comprendre l'obésité

Pourquoi est-ce si difficile de perdre du poids ?

L'obésité n'est ni une question de volonté ni de discipline alimentaire : c'est une maladie chronique dans laquelle le corps lui-même résiste à la perte de poids. Comprendre ces mécanismes change le regard qu'on porte sur soi-même, sur ses proches, et sur les difficultés rencontrées.

Le corps défend activement son poids

Quand vous perdez du poids, votre corps réagit comme s'il était en danger : il brûle moins de calories (le métabolisme ralentit), votre appétit augmente, et la sensation de satiété diminue. Ces mécanismes peuvent durer des années après une perte de poids, et expliquent pourquoi 95 % des régimes échouent à long terme. Ce n'est pas votre faute : c'est la biologie qui s'oppose au changement.

Un dialogue hormonal entre cerveau et intestin

L'appétit et la satiété sont pilotés par des hormones que sécrètent l'estomac et l'intestin : la ghréline (l'hormone de la faim) et les hormones de la satiété (GLP-1, GIP, PYY). Dans l'obésité, ce dialogue est dérégulé. Les médicaments récents (Wegovy®, Mounjaro®) agissent en imitant ces hormones de la satiété pour réduire la faim : c'est pourquoi ils peuvent compléter — mais jamais remplacer — les règles hygiéno-diététiques.

De multiples causes, jamais une seule

L'obésité résulte d'une combinaison de facteurs génétiques (60 à 70 % du risque selon les études jumelles), d'environnement alimentaire (aliments transformés, hyperdisponibilité), de mode de vie (sédentarité, sommeil court, stress chronique), de médicaments (certains psychotropes, corticoïdes), et de contexte socio-économique. Comprendre ces causes multiples, c'est arrêter de se culpabiliser et chercher l'accompagnement adapté.

Une maladie qui se soigne — avec bienveillance

L'obésité est officiellement reconnue comme une maladie chronique par l'Organisation Mondiale de la Santé et la Haute Autorité de Santé. Comme pour le diabète ou l'hypertension, elle se prend en charge sur le long terme, avec une équipe pluriprofessionnelle (médecin, diététicien, psychologue, enseignant en activité physique). L'objectif n'est pas un poids idéal mais une amélioration durable de la santé : dès 5 à 10 % de perte, les bénéfices sont mesurables.

Le message essentiel

Vivre avec l'obésité ne signifie pas « ne pas avoir essayé ». La plupart des personnes en ont fait l'expérience de nombreux régimes, parfois pendant des décennies, avec à chaque fois une reprise de poids qui les laisse plus découragées. C'est la maladie qui résiste, pas la personne qui manque de volonté. Aujourd'hui, on dispose d'outils efficaces : prise en charge nutritionnelle bienveillante, activité physique adaptée, soutien psychologique, médicaments innovants pour les obésités les plus difficiles, et chirurgie bariatrique pour les indications appropriées. Le bon premier pas, c'est d'en parler à son médecin traitant.

Éducation thérapeutique du patient

Programmes ETP à la MSP du Triolo

L'Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est un accompagnement structuré qui aide les personnes vivant avec une maladie chronique (comme l'obésité ou le diabète) à mieux comprendre leur situation, à acquérir des compétences pratiques (alimentation, activité physique, gestion des traitements, gestion du stress) et à devenir acteurs de leur santé au quotidien. Les programmes sont autorisés par l'Agence Régionale de Santé et animés par une équipe pluriprofessionnelle.

Responsable médical du programme obésité à la MSP du Triolo : Docteur Jonathan Favre, médecin généraliste.

GPS O — Gestion du Parcours de Santé dans l'Obésité

Programme sur 2 ans pour adultes en obésité. Bilan initial, 8 séances collectives (diététique, psychologie, APA), puis suivi personnalisé. Financement Article 51 de l'Assurance Maladie.

ETP Diabète de type 2

Programme d'éducation thérapeutique pour patients DT2. Gestion glycémie, alimentation (index glycémique), activité physique, prévention complications. En lien avec prise en charge obésité.

Vous n'êtes pas seul·e

Paroles de patients & associations de soutien

Vivre avec l'obésité, c'est aussi un vécu, des émotions et un parcours. Échanger avec d'autres personnes qui traversent la même chose aide souvent autant que les soins eux-mêmes.

J'ai passé vingt ans à enchaîner les régimes, à reprendre à chaque fois plus de poids et à m'en vouloir. Comprendre que mon corps luttait contre moi a tout changé : j'ai arrêté de me culpabiliser et j'ai enfin demandé de l'aide.

— Témoignage illustratif, situation fréquemment rapportée

Ce que j'ai préféré, ce sont les séances de groupe : entendre que d'autres ressentaient la même chose, ne plus avoir honte d'en parler. On se sent moins seul, on s'encourage.

— Témoignage illustratif, programme d'éducation thérapeutique

Pour mon fils, le plus dur était le regard des autres. L'équipe nous a aidés sans jamais le brusquer, en parlant d'abord de plaisir, de jeu et de mouvement plutôt que de poids.

— Témoignage illustratif, parcours enfant

Vous souhaitez partager votre histoire ?

Les témoignages ci-dessus sont des illustrations de situations fréquentes. Si vous êtes suivi·e à la Maison de Santé du Triolo et que vous acceptez de partager votre parcours (anonymement si vous le souhaitez) pour aider d'autres patients, parlez-en à votre médecin traitant ou à l'équipe : ces vrais témoignages viendront enrichir cette page.

Associations nationales reconnues

Information fiable, entraide entre patients, défense des droits et lutte contre la grossophobie. L'adhésion est libre.

Ligue nationale Contre l'Obésité (LCO)

Premier réseau français regroupant patients, proches et professionnels. Antennes dans toutes les régions. Défend la reconnaissance de l'obésité comme maladie, « sans moralisation ni culpabilisation », et lutte activement contre la grossophobie. Détient l'agrément Santé.

liguecontrelobesite.org

Collectif National des Associations d'Obèses (CNAO)

Fédère une trentaine d'associations de patients en métropole et outre-mer depuis 2003. Diffuse une information validée, dialogue avec les pouvoirs publics et les sociétés savantes, et milite pour une vraie prévention et un meilleur accès aux soins.

cnao.fr
Auto-évaluation

Suis-je en situation de surpoids ou d'obésité ?

Répondez à 4 mesures simples. Vous obtenez une réponse claire basée sur les critères officiels de l'OMS et de la Haute Autorité de Santé 2022.

Vos mesures
kg
cm
cm
cm
ans
Comment mesurer : Tour de taille = à l'horizontale au niveau du nombril, après expiration normale. Tour de hanches = au point le plus large des fesses. Utilisez un mètre ruban souple, en position debout.
Vos résultats
Indice de Masse Corporelle (poids ÷ taille²)
Indice de Masse Corporelle
Ce qu'on mesure vraiment

L'indice de masse corporelle (poids divisé par la taille au carré) est l'outil le plus utilisé, mais il ne suffit pas. Deux personnes avec le même indice peuvent avoir des risques très différents selon la répartition de leurs graisses. C'est pourquoi on mesure aussi :

Tour de taille

Mesure la graisse abdominale, la plus dangereuse pour le cœur et le métabolisme. Seuil de risque : plus de 88 cm chez la femme, plus de 102 cm chez l'homme (OMS 2000).

Rapport taille / hanches

Distingue la silhouette « pomme » (graisse au ventre — plus risquée) de la silhouette « poire » (graisse aux fesses). Seuil : plus de 0,90 chez l'homme, plus de 0,85 chez la femme.

Sources : OMS 2000 · HAS 2022 · Nouvelle définition de l'obésité — Lancet Diabetes & Endocrinology 2024 (commission internationale)

Adulte ≥ 18 ans

Prise en charge de l'obésité de l'adulte

Parcours gradué HAS 2022–2025 · Arrêté du 10 juin 2026

Ma situation — surpoids ou obésité ?

Nouvelle définition de l'obésité · Lancet Diabetes & Endocrinology 2024 · OMS 2000 · HAS 2022 · Arrêté du 10 juin 2026

kg
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ans
Comment mesurer : Tour de taille = à l'horizontale au niveau du nombril, après expiration normale. Tour de hanches = au niveau du point le plus large des fesses. Mètre ruban souple, position debout.
Informations pour préparer ma consultation diététique (facultatif — apparaîtra sur le document pour la diététicienne)
ans
kg
kg
kg

Ces informations aident la diététicienne à comprendre votre histoire pondérale. Elles figureront sur le document que vous pourrez générer pour votre consultation, avec le calendrier alimentaire.

Définitions et classifications officielles

Classification OMS / HASIndice de masse corporelleRisque de comorbiditésMédicaments remboursés (depuis le 15/06/2026)
Insuffisance pondérale< 18,5 kg/m²Élevé (autre nature)
Corpulence normale18,5–24,9 kg/m²Faible
Surpoids25–29,9 kg/m²AugmentéPrescription possible si comorbidité · Non remboursé
Obésité grade 1 (modérée)30–34,9 kg/m²ModéréPrescription possible · Non remboursé
Obésité grade 2 (sévère)35–39,9 kg/m²ÉlevéPrescription possible · Remboursé à 65 % si comorbidité
Obésité grade 3 (massive)≥ 40 kg/m²Très élevéPrescription possible · Remboursé à 65 %

L'indice de masse corporelle ne dit pas tout — nouvelle définition de l'obésité 2024

En 2024, une commission internationale publiée dans le Lancet Diabetes & Endocrinology a proposé une définition élargie de l'obésité. L'indice de masse corporelle seul est insuffisant : deux personnes avec le même indice peuvent avoir des profils de risque très différents selon la répartition de leur graisse corporelle. Le tour de taille et le rapport taille/hanches permettent de détecter l'obésité abdominale, la plus dangereuse pour le cœur et le métabolisme, même chez des personnes avec un indice de masse corporelle normal ou modérément élevé.

Formule : Indice de masse corporelle = Poids (kg) ÷ Taille² (m²). Sources : OMS 2000 · HAS 2022 · Lancet Diabetes Endocrinol. 2024 · Arrêté du 10 juin 2026.

Parcours de soins gradué

Recommandations HAS 2022 — Obésité adulte · Arrêté du 10 juin 2026 (JO)

1

Évaluation initiale

Indice de masse corporelle, tour de taille, rapport taille/hanches, historique pondéral, maladies associées (hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, apnées du sommeil, stéatose hépatique), retentissement psychologique et social, comportements alimentaires, activité physique. Bilan biologique : glycémie, hémoglobine glyquée, bilan lipidique, numération formule sanguine, TSH, bilan hépatique, créatinine.

2

Prise en charge nutritionnelle et comportementale

Consultation diététique (Saïda Chajaï Karoumi — 06 51 41 28 83), activité physique adaptée (au moins 150 minutes par semaine d'intensité modérée + renforcement musculaire 2 fois/semaine), approche cognitive et comportementale. Objectif : perdre 5 à 10 % du poids initial en 6 mois.

3

Traitement médicamenteux — deux situations possibles

🟠 Prescription par votre médecin traitant — Non remboursée

Tout médecin peut prescrire Wegovy®, Mounjaro® ou Saxenda® si l'indice de masse corporelle est ≥ 30, ou ≥ 27 avec une maladie associée. Le traitement n'est pas remboursé dans ce cas : comptez 180 à 300 €/mois selon le médicament.

🟢 Prescription par un spécialiste en centre de niveau 2–3 — Remboursée à 65 %

Si l'indice de masse corporelle est ≥ 40, ou ≥ 35 avec une maladie associée, la prescription initiale par un médecin de centre spécialisé (Centre Hospitalo-Universitaire, Centre Spécialisé de l'Obésité, endocrinologue lié), ou par le médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe », ouvre droit au remboursement à 65 %. Votre médecin traitant peut ensuite renouveler l'ordonnance. Arrêté du 10 juin 2026.

Réévaluation obligatoire à 16 semaines dans les deux cas : arrêt du traitement si la perte de poids est inférieure à 5 %.

4

Orientation spécialisée ou chirurgie bariatrique

Indice de masse corporelle ≥ 35 avec maladie associée, ou ≥ 40 : évaluation pour une chirurgie bariatrique. Plusieurs techniques existent : la sleeve gastrectomie (on retire une partie de l'estomac, perte de 25 à 30 % du poids), le bypass gastrique (on réduit l'estomac et on court-circuite une partie de l'intestin, perte de 30 à 40 %), ou la dérivation biliopancréatique. L'indication est décidée en réunion pluridisciplinaire après un bilan complet. Un suivi à vie est indispensable (vitamines, fer, calcium). Centres : Centre Hospitalo-Universitaire de Lille, Hôpital Saint-Philibert à Lomme. La rééducation nutritionnelle (Clinique Les Peupliers à Villeneuve d'Ascq, Centre Hospitalier de Roubaix) peut être proposée selon l'indication.

Prise en charge diététique & conseils alimentaires

Programme National Nutrition Santé 4 · Manger Bouger · ANSES · Haute Autorité de Santé 2022-2024 · HAS Boulimie et hyperphagie boulimique 2019 · BMJ 2025

Saïda Chajaï Karoumi — Diététicienne nutritionniste

Bilan alimentaire complet, accompagnement personnalisé et bienveillant, éducation aux comportements alimentaires sans interdits ni culpabilisation. Séances remboursées dans le cadre du programme GPS O et de l'éducation thérapeutique.

06 51 41 28 83

90 bis rue Yves Decugis, 59650 Villeneuve d'Ascq

Consultation médicale

Votre médecin traitant réalise le bilan initial complet, le suivi du poids, la gestion des maladies associées, la prescription des traitements et la coordination du parcours. Consultation dédiée sur rendez-vous auprès de votre médecin traitant.

1

Les bases d'une alimentation équilibrée (PNNS 4)

Ces repères viennent du Programme National Nutrition Santé. Pas besoin de tout suivre à la lettre : l'important est d'aller dans la bonne direction, le plus souvent possible.

Fruits & légumes

Au moins 5 portions par jour

1 portion = la taille d'un poing (80 à 100 g). Variez les couleurs et les saisons. Frais, surgelés, en conserve au naturel, cuits ou crus : tout compte.

Féculents

À chaque repas, selon votre appétit

Ne font pas grossir. Privilégiez les complets (pain complet, riz complet, pâtes complètes, quinoa, avoine). Légumineuses (lentilles, pois chiches) au moins 2 fois par semaine.

Protéines

1 à 2 fois par jour

Viande blanche sans limite. Viande rouge ≤ 500 g/sem. Charcuterie ≤ 150 g/sem (1 fois). Poisson 2 fois/sem (dont 1 gras). Œufs sans restriction.

Produits laitiers

2 portions par jour

1 portion = 1 yaourt (125 g), 1 fromage blanc, 30 g de fromage, 1 verre de lait. Attention : crèmes desserts, flans et mousses ne comptent pas (trop peu de lait).

Matières grasses

Indispensables, bien choisies

Huile d'olive (cuisson), colza/noix (assaisonnement). 1 poignée de fruits à coque/jour sans sel. À limiter : beurre cuit, fritures, graisses hydrogénées.

Sucres

Préférer les naturels

Fruits et céréales complètes. Limiter sucres raffinés et sodas (même light). Max 1 verre de jus/jour (même 100 % pur jus = sucre liquide). Préférer le fruit entier.

Sel

Pas plus de 5 g par jour

Ne pas resaler à table (80 % du sel est déjà dans les aliments). Remplacer par épices, herbes, citron, ail. Lire les étiquettes (éviter > 1 g/100 g).

Boissons

L'eau est la seule indispensable

1 à 1,5 L par jour. Alcool : max 2 verres/jour, 10/semaine, 2 jours sans alcool. L'alcool augmente le risque de cancer dès le 1er verre/jour : pas de seuil sans risque.

Activité physique

Inséparable de l'alimentation

30 min/jour d'activité modérée OU 3×1h/sem de sport intense. Renforcement musculaire 2×/sem. Réduire la sédentarité : bouger toutes les 2 h, prendre les escaliers.

2

Les « faux amis » de votre assiette

Beaucoup de produits sont présentés comme « bons pour la santé » mais leur composition réelle est trompeuse : trop de sucre, sel, matières grasses cachées, ou très peu de vrais aliments. Apprendre à les repérer change beaucoup au quotidien.

Jus « 100 % pur jus »

Sucre liquide presque sans fibres. Un grand verre = autant de sucre qu'un soda.

Préférez le fruit entier. Max 1 petit verre/jour.

Barres et céréales « santé »

Barres, granolas, mueslis chocolatés : très sucrés et gras, malgré leur image équilibrée.

Flocons d'avoine nature + fruit frais + yaourt.

Yaourts « 0 % » aux fruits

0 % de matières grasses ne veut pas dire 0 % de sucre. Souvent autant qu'un dessert.

Yaourt nature + fruits frais + miel si besoin.

Pain de mie « complet »

Souvent peu complet, avec sucre, sel, huile, conservateurs. Index glycémique élevé.

Vrai pain complet ou aux céréales (boulangerie).

Salades et sandwichs « santé »

Sauces industrielles, fromages, croûtons : peut dépasser 700 kcal et 5 g de sel.

Faites maison + vinaigrette à l'huile d'olive.

Soupes industrielles en briquette

Très salées (1,5 à 2 g pour un bol), parfois sucrées, peu de vrais légumes.

Vraie soupe maison en 15 min, qui se congèle.

Vinaigrettes « allégées »

Quand on enlève le gras, on ajoute sucre, sel et additifs pour le goût.

Vinaigrette maison : huile + vinaigre + moutarde + herbes.

Plats préparés « minceur »

Souvent très salés et peu rassasiants. Petite portion, faim 2 h après.

Plat maison : pâtes complètes + légumes + œufs.

Eaux aromatisées, thés glacés

Beaucoup contiennent autant de sucre qu'un soda, malgré une image fraîcheur.

Eau + citron, menthe, concombre, agrumes.

Laits végétaux sucrés

Riz, avoine, amande : souvent sucrés, peu de calcium. Lait de riz : IG très élevé.

Choisir « sans sucres ajoutés » et « enrichi en calcium ».

Biscuits « diététiques »

Le mot « diététique » n'est pas réglementé. Souvent aussi sucrés et gras que les classiques.

1 pomme + 2 carrés de chocolat noir.

Pâtes à tartiner « noisettes »

Plus de 50 % de sucre + huile de palme. Les noisettes : une petite part.

Purée d'amande ou noisette pure sur pain complet.

3

Écouter son corps : faim, satiété, envie

La faim est physique (estomac vide, vertige, irritation). L'envie de manger peut venir de l'ennui, du stress, d'une habitude. Apprendre à les distinguer aide à manger ce dont on a vraiment besoin.

L'échelle de la faim et de la satiété

L'idéal : commencer à manger entre 3 et 4, s'arrêter entre 6 et 7.

1Affamé(e) — faiblesse, vertiges, sensation de manque. On a attendu trop longtemps.
2Très faim — l'estomac « crie », difficile de penser à autre chose.
3Faim modérée — l'estomac se manifeste tranquillement. Bon moment pour manger.
4Légère faim — on pourrait manger, ou attendre un peu.
5Neutre — ni faim ni satiété. Inutile de manger.
6Confortablement satisfait(e) — on a assez mangé, on se sent bien. C'est ici qu'il faut s'arrêter.
7Plein(e) — on a un peu trop mangé, on commence à le sentir.
8Trop plein(e) — inconfort, ballonnements, somnolence.

Six gestes simples qui changent tout

Manger lentement

Au moins 20 minutes par repas. La satiété arrive avec ce délai.

Manger dans le calme

Sans télévision, sans téléphone, sans écran.

S'asseoir pour manger

Même un café ou une collation. Pas debout.

Faire 3 vrais repas

Ne pas sauter de repas (surtout pas le petit-déjeuner) pour éviter le grignotage.

Mâcher

Posez la fourchette entre chaque bouchée.

Un verre d'eau d'abord

Avant de grignoter : vraie faim, ou simple envie ?

4

Quand l'alimentation devient compliquée

Beaucoup de personnes vivent des relations difficiles avec la nourriture : manger sans faim, grignoter pour calmer une émotion, se sentir « hors de contrôle », ou s'imposer des règles strictes qui dérapent. Ce n'est ni un manque de volonté, ni un défaut de caractère. Cela se comprend, et cela se soigne.

Le cycle vicieux à connaître

Les régimes stricts et les interdits trop nombreux créent souvent l'effet inverse de ce qu'on cherche :

1. Restriction« Plus de pain »
2. ObsessionOn y pense
3. CraquageCompulsion
4. Culpabilité« Demain… »

La clé : sortir de la logique « permis / interdit ». Aucun aliment n'est dangereux en soi. Ce sont la quantité, la fréquence et le contexte qui comptent.

Le grignotage émotionnel

Manger sans faim parce qu'on est fatigué, stressé, triste, en colère, ou par habitude (devant la télé).

Ce qui aide : repérer l'émotion, bouger, appeler quelqu'un, boire un verre d'eau, attendre 10 minutes.

Les crises d'hyperphagie

Manger en grande quantité, rapidement, avec sentiment de perte de contrôle, souvent en cachette, avec culpabilité.

Quand consulter : ≥ 1 crise/semaine pendant 3 mois. Traitements efficaces.

La restriction excessive

Règles strictes (« plus de gras », « jamais de glucides le soir »), compter chaque calorie, supprimer des groupes entiers.

Ce qui aide : réintégrer progressivement les aliments interdits. Un(e) diététicien(ne) peut accompagner.

L'obsession de la balance

Se peser plusieurs fois par jour, se regarder sans cesse, organiser sa journée autour de son poids.

Ce qui aide : 1 pesée/semaine max (même heure). Le tour de taille est souvent plus utile.

Le grignotage nocturne

Se lever la nuit pour manger, ou peu manger le jour puis beaucoup le soir. Lié au stress et au sommeil.

Ce qui aide : rééquilibrer la journée (3 repas), améliorer le sommeil, en parler si ça dure.

Le « tout ou rien »

« J'ai craqué, autant tout finir et recommencer demain. » Pensée fréquente qui alimente le cycle vicieux.

Ce qui aide : un écart ne fait pas tout basculer. On reprend au repas suivant, sans culpabilité.

Quand demander de l'aide ?

Parlez-en à un professionnel si : vous mangez en cachette avec culpabilité ; vous pensez à la nourriture toute la journée ; vous avez des crises au moins 1 fois par semaine depuis plus de 3 mois ; vous vous faites vomir ou prenez des laxatifs ; vos émotions guident vos repas ; ou cela impacte votre vie sociale. Bonne nouvelle : les troubles du comportement alimentaire se soignent. Le traitement de référence est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), parfois associée à un suivi diététique. Votre médecin traitant peut vous orienter.

5

Perdre du poids durablement

Les régimes restrictifs ne marchent pas à long terme. 95 % des personnes reprennent le poids perdu (et souvent plus) dans les 5 ans après un régime. La seule méthode efficace : un changement progressif et durable des habitudes.

Des objectifs réalistes

5 à 10 % du poids initialEn 6 mois. Suffit pour améliorer glycémie, tension, cholestérol, apnée du sommeil.
1 à 2 kg par moisPas plus. Les pertes rapides font perdre du muscle et favorisent l'effet « yo-yo ».
Le tour de taille< 94 cm (homme), < 80 cm (femme). Souvent plus parlant que la balance.

Les 5 piliers d'une perte de poids qui dure

1

Déficit calorique modéré

Réduire de 300 à 500 kcal/jour. Jamais sous 1 200 kcal/jour chez la femme, 1 500 chez l'homme. Restriction sévère = perte de muscle.

2

Garder assez de protéines

1 à 1,2 g/kg/jour pour protéger les muscles. Protéines à chaque repas (viande maigre, poisson, œufs, légumineuses).

3

Plus de fibres et de légumes

Les fibres rassasient et stabilisent la glycémie. 25 à 30 g/jour (légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses).

4

Bouger régulièrement

≥ 150 min d'endurance/sem + renforcement musculaire 2×/sem. Maintient muscles et métabolisme.

5

Soigner son rapport à la nourriture

Manger dans le calme, lentement, écouter la satiété, ne pas sauter de repas. Aussi important que le contenu de l'assiette.

Ce qui ne marche pas (ou mal)

Les régimes très restrictifsDukan, cétogène strict, jeûne long : perte de muscle, carences, effet yo-yo. Non recommandés (HAS).
Les « brûleurs de graisse »Compléments alimentaires « minceur » : aucune efficacité prouvée. Certains sont dangereux (alertes ANSES).
Sauter des repasAugmente le grignotage et les compulsions. Préférez 3 repas + 1 collation saine si besoin.
Se peser tous les joursLe poids varie naturellement de 1 à 2 kg. 1 fois/semaine, le matin à jeun.
6

Le jeûne intermittent : qu'en dit la science ?

Le jeûne intermittent consiste à alterner périodes de prise alimentaire et périodes de jeûne. Formes courantes : 16/8 (manger sur 8 h, jeûner 16 h) et 5:2 (manger normalement 5 jours, peu 2 jours). Source : méta-analyse British Medical Journal juin 2025, 97 essais contrôlés.

Ce qui est démontré

  • Efficace pour perdre 2 à 5 kg en 6 mois.
  • Légère amélioration du cholestérol, des triglycérides et de la glycémie.
  • Avantage : simplicité (pas besoin de compter les calories), bonne observance pour certains.

Ce qu'il faut savoir

  • Pas mieux qu'un régime classique à objectif égal.
  • Risque de perdre du muscle si protéines insuffisantes.
  • Risque de compulsions pendant la fenêtre de repas (effet « rattrapage »).
  • Déconseillé chez : personnes âgées, femmes enceintes/allaitantes, enfants et adolescents, diabétiques sous insuline ou sulfamides, antécédents de troubles du comportement alimentaire.
En résumé : option acceptable si vous le tolérez bien et que vous gardez des protéines suffisantes. Mais ni miracle, ni supérieur à une alimentation équilibrée classique. La meilleure méthode reste celle que vous pouvez tenir dans la durée. Parlez-en à votre médecin avant de commencer, surtout si vous prenez des médicaments.

Préparez votre consultation diététique

Remplissez le calculateur « Ma situation » (avec vos données de poids) puis générez un calendrier alimentaire à remplir pendant une semaine. Notez tout ce que vous mangez et buvez, puis apportez-le à votre rendez-vous : c'est un outil précieux pour Saïda afin de personnaliser votre accompagnement.

Tous ces conseils dans une fiche imprimable

Cette fiche de 5 pages reprend l'intégralité des conseils alimentaires (bases PNNS 4, faux amis, troubles du comportement alimentaire, perte de poids durable, jeûne intermittent) avec le carnet alimentaire à remplir pendant une semaine.

Télécharger la fiche PDF

Bilan biologique de départ recommandé

  • Glycémie à jeun, hémoglobine glyquée, bilan lipidique complet
  • Numération formule sanguine, TSH, bilan hépatique
  • Créatinine et fonction rénale
  • Dépistage des apnées du sommeil (questionnaires de Berlin / Epworth)

Les complications de l'obésité et leur dépistage

Haute Autorité de Santé 2022 · Société de Pneumologie de Langue Française · questionnaires STOP-BANG et SCOFF validés

Pourquoi dépister ?

L'obésité augmente le risque de nombreuses maladies. La bonne nouvelle : la plupart se dépistent simplement et se traitent d'autant mieux qu'elles sont repérées tôt. Une perte de 5 à 10 % du poids améliore déjà nettement chacune d'elles. Cette page récapitule la surveillance recommandée et propose des auto-questionnaires pour préciser, avec votre médecin, les examens utiles.

Pour personnaliser cette page :

Surveillance de la tension artérielle

L'hypertension artérielle est la complication la plus fréquente de l'obésité. Elle ne donne aucun symptôme : seule la mesure permet de la repérer.

À chaque consultationMesure au cabinet avec un brassard adapté à la taille du bras.
Au moins une fois par anSi la tension est normale (en dessous de 140/90 au cabinet).
Automesure à domicileRecommandée si la tension est limite ou déjà traitée (3 mesures matin et soir, 3 jours de suite).

Le bilan biologique recommandé

Ces examens de sang sont prescrits par votre médecin selon votre situation (Haute Autorité de Santé 2022). Voici les principaux et leur rythme habituel.

Examen de sangCe qu'il dépistePour quiRythme
Glycémie à jeun (± hémoglobine glyquée)Prédiabète et diabète de type 2Tout adulte en situation d'obésitéAu bilan initial, puis 1 fois par an (plus souvent si prédiabète ou antécédents familiaux)
Bilan des graisses (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides)Excès de cholestérol et de triglycéridesTout adulte en situation d'obésitéAu bilan initial, puis tous les 3 ans si normal
Bilan du foie (transaminases, gamma-GT) + calcul du score FIB-4Maladie du foie gras (stéatose, fibrose)Tout adulte en situation d'obésitéAu bilan initial, puis selon le résultat et l'évolution
Créatinine et fonction rénaleRetentissement sur les reinsTout adulte, surtout si hypertension ou diabèteAu bilan initial, puis 1 fois par an si anomalie ou maladie associée
TSH (thyroïde)Trouble thyroïdienEn cas de signes évocateursSi signe d'appel
Acide urique, ferritineGoutte, surcharge en ferSelon le contexte cliniqueSelon le contexte

Avant 45 ans sans facteur de risque, certains examens peuvent être espacés. Votre médecin adapte la prescription à votre situation personnelle.

Auto-questionnaire — Risque d'apnées du sommeil (STOP-BANG)

Les apnées du sommeil (arrêts respiratoires répétés la nuit) sont très fréquentes en cas d'obésité et souvent ignorées. Répondez par oui ou non — le score se calcule automatiquement. Ce questionnaire est validé et reconnu (il est un peu moins fiable si vous êtes diabétique).

Ronflement : ronflez-vous fort (plus fort qu'en parlant, ou audible à travers une porte) ?
Fatigue : vous sentez-vous souvent fatigué, épuisé ou somnolent en journée ?
Apnées observées : quelqu'un a-t-il remarqué que vous arrêtez de respirer, ou que vous suffoquez pendant votre sommeil ?
Pression : avez-vous de l'hypertension artérielle (ou êtes-vous traité pour cela) ?
Corpulence : votre indice de masse corporelle est-il supérieur à 35 ?
Âge : avez-vous plus de 50 ans ?
Cou : votre tour de cou est-il supérieur à 40 cm (col de chemise serré) ?
Sexe : êtes-vous un homme ?

Auto-questionnaire — Trouble du comportement alimentaire (SCOFF)

Les troubles du comportement alimentaire (compulsions, grignotage émotionnel) sont fréquents et se soignent. Ce questionnaire, recommandé par la Haute Autorité de Santé, aide à les repérer. Vos réponses restent confidentielles.

Vous êtes-vous déjà fait vomir parce que vous ne vous sentiez pas bien « l'estomac plein » ?
Craignez-vous d'avoir perdu le contrôle des quantités que vous mangez ?
Avez-vous récemment perdu plus de 6 kg en moins de 3 mois ?
Pensez-vous que vous êtes trop gros(se) alors que les autres vous trouvent trop mince ?
Diriez-vous que la nourriture domine votre vie ?

Auto-questionnaire — Humeur et moral (sur les 2 dernières semaines)

L'obésité et la dépression s'entretiennent souvent mutuellement. Ces 2 questions repèrent un possible épisode dépressif.

Au cours des 2 dernières semaines, avez-vous souvent eu peu d'intérêt ou de plaisir à faire les choses ?
Au cours des 2 dernières semaines, vous êtes-vous senti(e) triste, déprimé(e) ou désespéré(e) ?

Les complications à connaître, de la plus à la moins fréquente

Une fois les questionnaires remplis, générez un document de synthèse à apporter à votre médecin :

Ces auto-questionnaires sont des outils d'orientation, pas un diagnostic. Un résultat rassurant n'exclut pas une maladie, et un résultat à risque ne signifie pas que vous êtes malade. Seul votre médecin peut interpréter ces résultats et prescrire les examens nécessaires.

Mon parcours de soins personnalisé

Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®, JORFTEXT000054238200) · arrêté du 10 juin 2026 (Wegovy®, JORFTEXT000054144081) · ANSM 2025 · HAS 2022

Votre parcours de soins repose sur deux volets complémentaires. Le premier — l'accompagnement non médicamenteux — est le socle indispensable pour tout le monde, quel que soit votre IMC. Le second — les médicaments et la chirurgie — vient en complément, seulement pour certaines situations. Le calculateur ci-dessous précise ce qui peut vous être proposé.

Volet 1 — Accompagnement non médicamenteux Socle pour tous

La base de toute prise en charge, à poursuivre même si un médicament ou une chirurgie est ajouté. C'est ce qui ancre les résultats dans la durée.

Volet 2 — Médicaments & chirurgie Selon situation

Proposés en complément du socle, lorsque l'IMC et les maladies associées le justifient. Jamais à la place de l'accompagnement non médicamenteux.

Le calculateur ci-dessous vous aide à situer le volet 2 dans votre cas (indication, remboursement). Le volet 1 reste recommandé dans tous les cas.

Calculateur — médicaments & chirurgie : indication et remboursement

Renseignez votre situation pour connaître le traitement éventuellement recommandé, le remboursement possible et l'indication de la chirurgie bariatrique. Vos données saisies dans « Ma situation » sont reprises automatiquement.

1 Calculer l'IMC du patient
kg
cm

Saisir poids et taille pour calcul automatique, ou cocher directement la tranche d'IMC.


2 Comorbidités présentes (cochez tout ce qui s'applique)
Diabète de type 2
HTA nécessitant un traitement médicamenteux
Hypertriglycéridémie > 5 g/L résistante au traitement
NASH ou fibrose hépatique (hors stéatose isolée)
SOPK — Syndrome ovaires polykystiques
Infertilité avec projet d'AMP
Maladie rénale chronique stade ≤ 3B
Cirrhose Child A
SAHOS — Apnées du sommeil (IAH ≥ 15/h)
Asthme sévère lié à l'obésité
Gonarthrose / coxarthrose / lombalgie invalidante
Incontinence urinaire invalidante résistante
Hernie / éventration avec perte de poids requise
Hypertension intracrânienne idiopathique résistante
Handicap moteur avec ou sans paraplégie
Aucune comorbidité

3 Prise en charge nutritionnelle préalable documentée ?
Oui — ≥ 6 mois documentée (diét. + activité physique)
Oui — mais < 6 mois
Non ou non documentée

Résultat
Renseignez l'IMC, les maladies associées et le suivi nutritionnel ci-dessus pour afficher votre résultat personnalisé.

🔴Traitement non indiqué

L'IMC est insuffisant et/ou les comorbidités requises sont absentes. Les critères de prescription AMM ne sont pas réunis.

Orienter vers une prise en charge nutritionnelle et physique de première intention (HAS 2022).

🟡Prise en charge à compléter

Critères IMC/comorbidité remplis, mais la prise en charge nutritionnelle préalable est insuffisante ou non documentée.

  • Recommandée : ≥ 6 mois bien conduite
  • Adresser chez Saïda Chajaï Karoumi — 06 51 41 28 83

🟠Prescription possible — Non remboursé

Votre médecin traitant peut prescrire un traitement (AMM). Reste entièrement à votre charge.

  • Wegovy®, Mounjaro® ou Saxenda® selon profil
  • Coût : 180 à 300 €/mois
  • Renseignez-vous auprès de votre mutuelle

🟢Indiqué et remboursé à 65 %

Prescription initiale réservée aux structures niveaux 2–3 :

  • CSO — CHU de Lille — 03 20 44 42 73
  • GHICL Saint-Philibert, Lomme
  • Endocrinologue lié à un CSO
  • SMR spécialisé (CETRADIM, Les Peupliers…)
  • Médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe »

Renouvellement possible par votre médecin traitant. Arrêté du 10/06/2026.

🔵Chirurgie bariatrique à évaluer

Votre indice de masse corporelle dépasse les seuils d'indication chirurgicale. Une évaluation dans un centre spécialisé est recommandée.

  • Indice ≥ 40, ou ≥ 35 + maladie associée grave
  • Après échec de la prise en charge médicale ≥ 6 mois
  • Publics : CHU de Lille (03 20 44 42 73), Hôpital Saint-Philibert à Lomme, CH de Roubaix
  • Privés : Hôpital privé La Louvière (Lille), Clinique de la Victoire (Tourcoing)
  • Décision en réunion pluridisciplinaire — suivi à vie requis

💉Mounjaro® remboursé dans le diabète

Votre patient présente un diabète de type 2. Indépendamment de l'obésité, Mounjaro® est remboursé dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé.

  • Prescription possible par le médecin traitant (pas de restriction de niveau)
  • En association : metformine seule, ou metformine + sulfamide, ou metformine + insuline basale
  • Document de pertinence à renseigner (téléservice Assurance Maladie)

Sources réglementaires

Arrêté du 10 juin 2026 (en vigueur le 15 juin 2026, abrogeant l'arrêté du 23 mai 2026) — Mounjaro® (JORFTEXT000054238200) · Wegovy® (JORFTEXT000054144081) · Avis HAS n°2025.0075 du 18 décembre 2025.

Traitements médicamenteux de l'obésité

Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®) · arrêté du 10 juin 2026 (Wegovy®) · ANSM 2025 · HAS décembre 2024

Pourquoi un médicament en plus des règles hygiéno-diététiques ?

L'obésité n'est pas qu'une affaire de volonté ou d'alimentation : c'est une maladie chronique dans laquelle le corps défend activement son poids, comme il défend sa température. Quand on perd du poids par les règles hygiéno-diététiques (alimentation + activité physique) seules, plusieurs mécanismes biologiques se mettent en place pour récupérer le poids perdu. C'est ce qui explique pourquoi 95 % des régimes échouent à long terme, et pourquoi un médicament peut être nécessaire chez certaines personnes pour neutraliser ces mécanismes de défense.

Les 3 mécanismes par lesquels le corps lutte contre la perte de poids

Les trois mécanismes de défense du corps face à la perte de poids Quand on perd du poids, trois mécanismes se combinent : le métabolisme ralentit (le corps brûle moins de calories), l'appétit augmente (l'hormone ghréline monte), et la satiété diminue (les hormones intestinales baissent). Quand on perd du poids, le corps réagit en 3 étapes Métabolisme qui ralentit Le corps brûle moins de calories + Appétit qui augmente L'hormone de la faim (ghréline) augmente + Satiété qui diminue On se sent moins vite rassasié à table
1 — Le métabolisme ralentitLe corps devient plus économe en énergie. À poids égal, il brûle 200 à 400 kcal/jour de moins qu'avant la perte. Ce phénomène s'appelle l'adaptation métabolique et peut persister des années.
2 — L'appétit augmenteL'hormone de la faim (ghréline) sécrétée par l'estomac est plus élevée. On a faim plus souvent, plus fort, et plus intensément, surtout pour les aliments riches en calories.
3 — La satiété diminueLes hormones de la satiété produites par l'intestin (GLP-1, PYY, CCK) sont moins élevées. À repas équivalent, le sentiment de « être rassasié » arrive plus tard et dure moins longtemps.

Sources : Sumithran P et al., NEJM 2011 · Rosenbaum M et Leibel RL, Int J Obes 2010 · Greenway FL, Int J Obes 2015 (revue).

Comment notre corps régule-t-il son poids ?

Le poids corporel est piloté par un dialogue permanent entre le cerveau et le tube digestif. À chaque repas, l'intestin envoie des messages chimiques (des hormones) au cerveau pour lui dire « j'ai assez mangé ». Entre les repas, l'estomac envoie d'autres messages pour dire « j'ai faim ». Les médicaments anti-obésité agissent sur ces hormones.

L'axe cerveau-intestin : un dialogue hormonal

L'axe cerveau-intestin et le dialogue hormonal de la faim et de la satiété Schéma montrant le dialogue entre le cerveau (hypothalamus, centre de la faim et de la satiété) et le tube digestif. L'estomac envoie la ghréline, hormone de la faim, qui dit « j'ai faim ». L'intestin envoie le GLP-1, le GIP et le PYY, hormones de la satiété, qui disent « je suis rassasié ». Cerveau (hypothalamus) Centre de la faim et de la satiété Estomac → ghréline Intestin → GLP-1, GIP, PYY GHRÉLINE « J'ai faim ! » GLP-1, GIP, PYY « Je suis rassasié, l'estomac est plein »
Hormones de la faimLa ghréline, produite surtout par l'estomac vide, est le signal « j'ai faim ». Son taux monte avant chaque repas et chute après. Chez les personnes en obésité ayant perdu du poids, elle reste élevée pendant des mois.
Hormones de la satiétéProduites par l'intestin après un repas, le GLP-1 (glucagon-like peptide 1) et le GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide) envoient au cerveau le message « je suis rassasié » et ralentissent la vidange gastrique. Ce sont les hormones que les nouveaux médicaments imitent.

Comment agissent les médicaments anti-obésité (Wegovy®, Mounjaro®) ?

Les médicaments comme le sémaglutide (Wegovy®) et le tirzépatide (Mounjaro®) sont des imitateurs des hormones intestinales de la satiété. Injectés une fois par semaine, ils agissent au même endroit que les hormones naturelles GLP-1 (et GIP pour le tirzépatide), mais avec un effet beaucoup plus long et plus intense. Ils neutralisent les 3 mécanismes de défense du corps décrits plus haut.

Pourquoi le médicament aide quand les RHD seules ne suffisent pas

Évolution du poids sur 24 mois : règles hygiéno-diététiques seules contre règles hygiéno-diététiques associées à un médicament Graphique comparant deux courbes de poids sur 24 mois. Avec les règles hygiéno-diététiques seules, la personne perd environ 6 pour cent à 6 mois puis le poids remonte progressivement. Avec un médicament ajouté, la perte atteint 10 à 15 pour cent et reste stable dans le temps. Poids corporel Temps (mois) 0 6 12 18 24 100 % -10 % −6 % reprise −10 % −15 % stable RHD seules (le corps « rebondit ») RHD + médicament (perte stable)

Lecture du schéma : avec les règles hygiéno-diététiques seules, une personne perd typiquement 5 à 7 % de son poids initial en 6 mois — puis le poids remonte progressivement à cause des 3 mécanismes de défense du corps. Avec un médicament ajouté, on obtient une perte plus importante (10 à 20 %) et surtout on évite le rebond, à condition de poursuivre le traitement.

Sur l'appétitAction directe sur le centre de la faim dans le cerveau (hypothalamus) → on a moins faim, on pense moins à la nourriture entre les repas.
Sur la satiétéRalentissement de la vidange de l'estomac → on se sent rassasié plus vite et plus longtemps à table. Les portions diminuent naturellement.
Sur le sucre sanguinAmélioration de la sensibilité à l'insuline → baisse de la glycémie, ce qui est utile chez les patients diabétiques de type 2 ou pré-diabétiques.

Les classes thérapeutiques disponibles ou attendues

Agoniste GLP-1

Sémaglutide — Wegovy®

Imite uniquement le GLP-1. Injection hebdomadaire sous-cutanée. Perte moyenne attendue : 10 à 15 % du poids initial à 1 an. Remboursé en France depuis le 15 juin 2026.

Co-agoniste GLP-1 + GIP

Tirzépatide — Mounjaro®

Imite deux hormones en même temps (GLP-1 + GIP). Effet plus puissant. Perte attendue : 15 à 22 % du poids à 1 an. Aussi indiqué dans le diabète de type 2 (prescription libre par le médecin traitant).

Triple agoniste — à venir

Retatrutide (en évaluation)

Imite trois hormones (GLP-1 + GIP + glucagon). Essais de phase 3 en cours. Pertes attendues encore plus élevées. Pas encore commercialisé en France.

Le message à retenir

Ces médicaments ne sont pas magiques : ils complètent les règles hygiéno-diététiques sans les remplacer. L'alimentation équilibrée, l'activité physique et le suivi pluriprofessionnel restent indispensables. Le médicament aide à neutraliser les mécanismes biologiques qui s'opposent à la perte de poids, mais c'est le changement durable des habitudes qui consolide les résultats. Quand le traitement est arrêté, les hormones reviennent à leur état antérieur et le poids remonte le plus souvent — d'où la notion de traitement chronique, comme pour l'hypertension ou le diabète.

🆕

Remboursement effectif depuis le 15 juin 2026

Arrêté du 10 juin 2026 (JO du 12 juin, en vigueur le 15 juin 2026) : Wegovy® et Mounjaro® remboursés à 65 % pour IMC ≥ 40, ou IMC ≥ 35 + comorbidité éligible, après échec d'une prise en charge nutritionnelle. Prescription initiale réservée aux niveaux 2–3 et aux parcours coordonnés renforcés « Obésité complexe ». Prix en officine inchangé — le reste à charge demeure élevé.

Cas particulier — Mounjaro® chez le patient diabétique de type 2

Indépendamment de l'obésité, Mounjaro® (tirzépatide) est remboursé dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément du régime et de l'activité physique. Dans cette indication, la prescription est ouverte à tout médecin, y compris le médecin traitant (pas de restriction aux centres de niveaux 2–3, contrairement à l'indication « contrôle du poids »).

Schémas remboursés : bithérapie avec la metformine, ou trithérapie (metformine + sulfamide hypoglycémiant, ou metformine + insuline basale). Le prescripteur renseigne un document de pertinence via le téléservice de l'Assurance Maladie. Arrêté du 10 juin 2026 — Mounjaro® (tirzépatide).

Médicaments disponibles en France

MédicamentMoléculeVoie / fréquenceIndication AMMRemboursement AMPrix/mois estimé
Wegovy®
Novo Nordisk
Sémaglutide 2,4 mgInjection s.c. hebdomadaireIMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbidité65 % depuis 15/06/26
IMC ≥ 40 ou ≥ 35 + comorbidité
Prescription initiale niveaux 2–3
~180–260 €
Prix non réduit
Mounjaro®
Eli Lilly
TirzépatideInjection s.c. hebdomadaireObésité (IMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbidité) et diabète de type 265 % depuis 15/06/26
Obésité : conditions niveaux 2–3 (comme Wegovy®)
Diabète de type 2 : remboursé, prescription par tout médecin
~200–300 €
Saxenda®
Novo Nordisk
Liraglutide 3 mgInjection s.c. quotidienneIMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbiditéNon remboursé~180–240 €

Conditions de prescription et de remboursement

Tout médecin peut prescrire un analogue GLP-1 pour l'obésité (ANSM, arrêté 23 juin 2025) sous réserve des conditions AMM :

  • IMC ≥ 30 kg/m² OU IMC ≥ 27 kg/m² + au moins une comorbidité liée au poids
  • En 2e intention — après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite (≥ 6 mois recommandé)
  • En complément : régime hypocalorique + activité physique accrue
  • Réévaluation à 16 semaines : arrêt si perte de poids < 5 %

Prescrire ≠ Rembourser. Votre médecin traitant peut prescrire le traitement, mais le remboursement à 65 % nécessite une prescription initiale d'un médecin de niveau 2 ou 3. Le médecin traitant peut ensuite assurer le renouvellement remboursé.

Critères patients (indication « contrôle du poids ») :

  • IMC ≥ 40 kg/m² sans comorbidité, OU
  • IMC ≥ 35 kg/m² + au moins une comorbidité de la liste officielle
  • Après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite (moins de 5 % de perte de poids à 6 mois), en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique
  • Chez l'adulte (18 ans ou plus)

Prescripteur habilité pour la prescription initiale (niveaux de recours 2 et 3) :

  • Médecin spécialiste en endocrinologie-diabétologie-nutrition, médecin compétent en nutrition (DESC, FST ou VAE nutrition), ou chirurgien bariatrique (DIU de chirurgie de l'obésité), exerçant dans un Centre Spécialisé de l'Obésité (CSO), une structure SMR « gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition » ou un CHU
  • Médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé (PCR) « Obésité complexe »
  • Endocrinologue exerçant en lien avec un CSO (charte ou activité partielle en CSO)

Renouvellement : peut être effectué par tout médecin, y compris le médecin traitant.

Le prescripteur initial doit renseigner un document de pertinence via le téléservice de l'Assurance Maladie : prescripteur habilité, patient de 18 ans ou plus, IMC ≥ 35 + comorbidité ou ≥ 40, et échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite.

Arrêté du 10 juin 2026 — Légifrance

En plus de l'indication « contrôle du poids », Mounjaro® (tirzépatide) est remboursé dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé par le régime et l'activité physique. Dans cette indication, il n'y a pas de restriction de prescripteur : tout médecin, y compris le médecin traitant, peut le prescrire et le faire rembourser.

Schémas thérapeutiques remboursés :

  • Bithérapie : Mounjaro® + metformine
  • Trithérapie : Mounjaro® + metformine + sulfamide hypoglycémiant
  • Trithérapie : Mounjaro® + metformine + insuline basale

Le prescripteur renseigne un document de pertinence des prescriptions via le téléservice de l'Assurance Maladie (indiquant que le patient a 18 ans ou plus, est atteint d'un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, et que le médicament est prescrit dans l'un des schémas ci-dessus).

Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®) — Légifrance
  • Diabète de type 2
  • Hypertension artérielle nécessitant un traitement médicamenteux
  • Hypertriglycéridémie > 5 g/L résistante au traitement habituel (mesures nutritionnelles incluses)
  • Stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou fibrose hépatique, jusqu'au stade de cirrhose Child A (après accord de l'hépatologue) — la stéatose isolée n'est pas retenue
  • Syndrome des ovaires polykystiques chez la femme en âge de procréer
  • Infertilité masculine ou féminine avec projet d'assistance médicale à la procréation (sur proposition de l'équipe d'AMP)
  • Maladie rénale chronique jusqu'au stade d'insuffisance rénale modérée (3A ou 3B, après avis du néphrologue) ; voire insuffisance rénale sévère ou terminale avec projet de transplantation (décision collégiale)
  • Syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) avec index ≥ 15/h
  • Asthme sévère lié à l'obésité (après avis pneumologue / ORL / allergologue)
  • Lombalgies chroniques, coxarthrose, gonarthrose invalidantes documentées (après avis rhumatologue / orthopédiste)
  • Incontinence urinaire invalidante résistante (après confirmation par un gynécologue ou un urologue)
  • Hernie pariétale ou éventration symptomatique nécessitant une perte de poids avant chirurgie
  • Hypertension intracrânienne idiopathique résistante à une prise en charge neurologique bien conduite
  • Handicap moteur avec ou sans paraplégie (après avis d'un médecin de médecine physique et de réadaptation ou d'un neurologue)

Source : annexe de l'arrêté du 10 juin 2026. L'IMC pris en compte est celui à l'initiation du traitement.

  • Glycémie à jeun, HbA1c
  • Bilan lipidique complet (triglycérides, LDL, HDL)
  • Créatinine sérique, DFG estimé — CI si DFG < 15 mL/min
  • NFS, TSH, bilan hépatique (ASAT, ALAT, GGT)
  • Test de grossesse — CI absolue pendant grossesse et allaitement
  • ATCD de carcinome médullaire thyroïdien (CMT) ou NEM2 — CI absolue

Effets indésirables fréquents : nausées, vomissements, diarrhée, constipation — surtout en début de traitement et lors des paliers de dose. S'améliorent progressivement. Prendre avec un repas léger.

CI absolues : grossesse, allaitement, CMT ou NEM2 personnel/familial, insuffisance rénale sévère (DFG < 15 mL/min).

Précaution : antécédent de pancréatite aiguë. Surveillance thyroïdienne en cours (ANSM 2025).

Arrêt si : perte de poids < 5 % à 16 semaines.

  • Sites : abdomen, cuisse ou bras — alterner à chaque injection
  • Conservation : réfrigérateur (2–8°C) avant ouverture ; après ouverture, à température ambiante ≤ 30°C selon durée indiquée
  • Stylos usagés : collecteur DASRI (pharmacie) — jamais dans la poubelle ordinaire
  • Oubli : si < 5 jours (Wegovy/Mounjaro), faire l'injection dès que possible ; sinon attendre la date habituelle

Point clé pour le médecin généraliste

Vous pouvez prescrire ces traitements (AMM — tout médecin depuis juin 2025). Pour que votre patient bénéficie du remboursement à 65 %, adressez-le en niveau 2–3 pour la prescription initiale. Vous pouvez ensuite assurer le renouvellement remboursé.

Algorithme de prescriptionVérifier indication et remboursement en 3 étapes
Fiche GLP-1 patient PDFMise à jour juin 2026 — Arrêté du 10/06/2026

Programme GPS O & ETP Obésité

Expérimentation Article 51 LFSS 2018 — Mené à la MSP du Triolo

Qu'est-ce que GPS O ?

Programme d'accompagnement pluriprofessionnel sur 2 ans. Bilan initial, 8 séances collectives (diét., psychologue, enseignant APA), puis 3 consultations de suivi. Objectif : changements de comportement durables.

1

Bilan initial pluriprofessionnel

Bilan médical (comorbidités) + bilan motivationnel (histoire pondérale, freins/leviers au changement).

2

Programme d'éducation (8 séances collectives)

Estime de soi, auto-efficacité, faim/satiété, information nutritionnelle pratique, réinitiation au mouvement. Ou 8 consultations individuelles selon le bilan.

3

Suivi sur 2 ans

3 consultations de suivi pour maintenir les changements et orienter vers les structures du territoire.

Bilan médical GPS ODocument de bilan initial MSP Triolo
Formulaire d'adhésion GPS OConsentement éclairé & notice CNIL

Chirurgie bariatrique

Recommandations HAS 2022–2024 — Arrêté du 10 juin 2026 (comorbidités)

Indications (HAS 2022 — liste comorbidités identique à l'arrêté du 10 juin 2026)

  • IMC ≥ 40 kg/m², ou
  • IMC ≥ 35 kg/m² + au moins une comorbidité (liste ci-dessus dans section GLP-1), ou
  • IMC 30–35 + DT2 non contrôlé (après 12 mois pluridisciplinaire — HAS 2022)
  • Après échec prise en charge médicale ≥ 6 mois. Accord pluridisciplinaire. Absence de CI psychiatriques/toxiques sévères.
TechniqueMécanismePerte de poidsRemarque
Sleeve gastrectomieRestriction (résection 80 % estomac)−25 à −30 %Technique la + fréquente en France
Bypass gastrique en YRestriction + malabsorption−30 à −40 %Référence si DT2 associé
Dérivation biliopancréatiqueMalabsorption prédominante−40 à −50 %Obésités très sévères
Anneau gastriqueRestriction ajustableVariableTrès peu utilisé (complications)

Suivi à vie

Chirurgie = engagement à vie. Carences fréquentes (fer, B12, vitD, calcium). Supplémentation systématique. Suivi médecin traitant + spécialiste + diététicienne.

Rééducation nutritionnelle et activité physique adaptée

Haute Autorité de Santé 2022 · Dispositif « sport sur ordonnance »

L'activité physique adaptée — un pilier du traitement

L'activité physique fait partie intégrante de la prise en charge, au même titre que l'alimentation. L'objectif est d'au moins 150 minutes par semaine d'activité d'intensité modérée (marche rapide, vélo, natation), complétées par du renforcement musculaire 2 fois par semaine. Votre médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée (dispositif « sport sur ordonnance »), encadrée par un enseignant spécialisé. Réduisez aussi le temps assis : levez-vous et bougez toutes les 2 heures.

Structures de rééducation nutritionnelle

SSR Privé

Clinique Les Peupliers

109 rue d'Hem, 59491 Villeneuve d'Ascq (5 min MSP)

222 lits de soins médicaux et de réadaptation — hospitalisation complète (environ 3 semaines) ou de jour. Indice de masse corporelle ≥ 30 avec maladies associées. Prise en charge par l'Assurance Maladie. Gymnase, balnéothérapie, cuisine thérapeutique.

clinique-peupliers.com
Public — CH Roubaix

CETRADIM — CH de Roubaix

35 rue de Barbieux, 59100 Roubaix

Centre d'éducation thérapeutique du diabète et des maladies de la nutrition. Hospitalisation de jour, consultations, hôpital de semaine. Programmes individuels et en groupe.

ch-roubaix.fr

Structures spécialisées — Métropole lilloise

Sources : Agence Régionale de Santé Hauts-de-France 2025 · obesite-hdf.fr · CHU Lille · GHICL · Ramsay Santé

Centres spécialisés de l'obésité (prise en charge médicale et prescription remboursée)

La prescription initiale remboursée des médicaments contre l'obésité (Wegovy®, Mounjaro®) peut être faite par tout médecin exerçant dans une structure de niveau 2 ou 3 prenant en charge l'obésité : centre spécialisé, centre hospitalier, service de soins médicaux et de réadaptation spécialisé, par les endocrinologues libéraux en lien avec un centre spécialisé (ils n'ont pas besoin d'exercer à l'hôpital), ainsi que par les médecins coordinateurs d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe » (arrêté du 10 juin 2026). Voici les principales structures de la métropole et des environs.

Public — Centre Hospitalo-Universitaire

Centre Spécialisé Obésité — CHU de Lille

2 avenue Oscar Lambret, 59037 Lille 03 20 44 42 73

Centre spécialisé de l'obésité du CHU de Lille — référence régionale de niveau 3. Centre européen d'excellence. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.

chirurgieobesitelille.com
Public — Groupement Hospitalier

Centre de l'Obésité — Hôpital Saint-Philibert (GHICL)

115 rue du Grand But, 59160 Lomme 03 20 22 50 69

Centre de l'obésité et du surpoids Lille Métropole, labellisé par l'Agence Régionale de Santé (niveau 2). Équipe pluridisciplinaire complète. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.

saintphilibert-lomme.fr
Public — Centre Hospitalier

CETRADIM — Centre Hospitalier de Roubaix

35 rue de Barbieux, 59100 Roubaix

Unité médico-chirurgicale d'obésité labellisée par l'Agence Régionale de Santé. Centre d'éducation thérapeutique du diabète et des maladies de la nutrition. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.

ch-roubaix.fr
Privé — Ramsay Santé

CeLiOBe — Hôpital privé La Louvière (Lille)

69 rue de la Louvière, 59000 Lille

Centre de prise en charge de l'obésité. Équipe pluriprofessionnelle (endocrinologues, nutritionniste, chirurgiens, diététiciens, psychologues). Prescription initiale des médicaments remboursés possible.

ramsaysante.fr
Privé — Ramsay Santé

Clinique de la Victoire — Tourcoing

Tourcoing (métropole lilloise)

Filière « Nutrition Obésité ». Prise en charge médicale et chirurgicale de l'obésité, équipe pluriprofessionnelle. Possibilité de prescription initiale remboursée selon le profil du médecin.

ramsaysante.fr
Public — SMR spécialisé

Clinique Les Peupliers — Villeneuve d'Ascq

109 rue d'Hem, 59491 Villeneuve d'Ascq (5 min de la Maison de Santé)

Soins médicaux et de réadaptation spécialisés en nutrition et obésité. Un médecin de cette structure (niveau 2) peut réaliser la prescription initiale remboursée.

clinique-peupliers.com
Public — Centre Spécialisé Obésité

Centre Hospitalier de Valenciennes

Avenue Désandrouin, 59300 Valenciennes

Centre spécialisé de l'obésité (environ 50 min de Lille). Prise en charge médicale et chirurgicale de l'obésité sévère ou compliquée. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.

ch-valenciennes.fr
Endocrinologues libéraux

Endocrinologues de ville en lien avec un centre spécialisé

Cabinets de ville de la métropole lilloise

Un endocrinologue libéral n'a pas besoin d'exercer à l'hôpital pour réaliser la prescription initiale remboursée des médicaments contre l'obésité : il lui suffit de travailler en lien avec un centre spécialisé de l'obésité. Demandez à votre médecin traitant de vous orienter, ou recherchez un endocrinologue sur l'annuaire de l'Assurance Maladie ou sur obesite-hdf.fr.

Annuaire Ameli
Annuaire régional

Obésité Hauts-de-France

obesite-hdf.fr

Annuaire complet des structures spécialisées et des professionnels (dont les endocrinologues libéraux liés à un centre spécialisé). Permet d'identifier toutes les structures de niveaux 2–3 pour la prescription remboursée.

obesite-hdf.fr

Centres de chirurgie bariatrique — publics et privés

La chirurgie de l'obésité (sleeve gastrectomie, bypass gastrique, anneau ajustable) est toujours décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire, après un bilan complet et un suivi médical préalable. Voici les principaux centres de la métropole lilloise et des environs.

Public — Centre Hospitalo-Universitaire

CHU de Lille — Chirurgie de l'obésité

Hôpital Claude Huriez, rue Michel Polon. — 2 av. Oscar Lambret, 59037 Lille 03 20 44 42 73

Centre de référence régional (équipe du Professeur François Pattou). Sleeve, bypass, dérivation biliopancréatique, techniques innovantes. Chirurgie des cas complexes et reprises chirurgicales.

chirurgieobesitelille.com
Public — Groupement Hospitalier

Hôpital Saint-Philibert (GHICL) — Chirurgie viscérale

115 rue du Grand But, 59160 Lomme 03 20 22 50 69

Chirurgie bariatrique : anneau gastrique, sleeve gastrectomie, bypass et mini-bypass. Parcours préparatoire complet et suivi pluridisciplinaire.

ghicl.fr
Public — Centre Hospitalier

Centre Hospitalier de Roubaix (CETRADIM)

35 rue de Barbieux, 59100 Roubaix

Chirurgie de l'obésité depuis 2013. Semaine d'hospitalisation préparatoire (éducation, bilan pré-opératoire) et suivi des patients opérés, intégralement pris en charge.

ch-roubaix.fr
Privé — Ramsay Santé

CeLiOBe — Hôpital privé La Louvière (Lille)

69 rue de la Louvière, 59000 Lille

Centre de prise en charge de l'obésité. Préparation comportementale et diététique en groupe, hospitalisation courte pour le bilan, réunion de concertation dédiée. Anneau, sleeve, bypass gastrique.

ramsaysante.fr
Privé — Ramsay Santé

Clinique de la Victoire — Tourcoing

Tourcoing (métropole lilloise)

Filière chirurgie de l'obésité (chirurgiens viscéraux spécialisés). Bilan, chirurgie bariatrique et suivi. À contacter pour les modalités et les délais.

ramsaysante.fr
Public — Centre Spécialisé Obésité

Centre Hospitalier de Valenciennes

Avenue Désandrouin, 59300 Valenciennes

Centre spécialisé de l'obésité (à environ 50 min de Lille). Prise en charge médicale et chirurgicale globale pour l'obésité sévère (indice ≥ 40) ou compliquée (indice ≥ 35).

ch-valenciennes.fr

Pour une rééducation nutritionnelle en hospitalisation (sans chirurgie), la Clinique Les Peupliers à Villeneuve d'Ascq (109 rue d'Hem) propose des séjours en soins médicaux et de réadaptation. Demandez conseil à votre médecin traitant pour choisir le centre le plus adapté à votre situation et à vos délais.

Fiches d'information patients — Adulte

Alimentation santé & perte de poids durablePNNS 4, faux amis nutritionnels, troubles du comportement alimentaire
Diabète de type 2 : Bien mangerAlimentation, index glycémique (HAS/SFD/ADA 2024)
Guide GLP-1 — Information patientWegovy, Mounjaro, remboursement depuis 06/2026
Adhésion GPS ODocument d'information et consentement (Art. 51)
Évaluation enfant

Mon enfant est-il en surpoids ou en obésité ?

Renseignez l'âge, la taille et le poids de votre enfant (3 à 17 ans). Vous obtenez une réponse claire basée sur les courbes de corpulence officielles françaises.

Mesures de votre enfant
kg
cm
ans
Important : chez l'enfant, on n'utilise pas les mêmes seuils que chez l'adulte. On compare l'indice de masse corporelle de l'enfant aux courbes de référence françaises (percentiles) ou aux seuils internationaux IOTF (International Obesity Task Force). Un résultat en dehors des normes ne signifie pas toujours un problème — seul un médecin peut interpréter le résultat dans le contexte de la croissance de l'enfant.
Enfant & Adolescent

Surpoids et obésité de l'enfant

Dépistage précoce, prise en charge pluridisciplinaire, Mission : Retrouve ton cap. 100 % pris en charge à partir de 3 ans.

Ma situation — mon enfant est-il en surpoids ou en obésité ?

Seuils IOTF (International Obesity Task Force) · Courbes françaises HAS 2022 · PNNS · Société Française de Pédiatrie

kg
cm
ans
Chez l'enfant, on n'utilise pas les mêmes seuils que chez l'adulte. L'indice de masse corporelle normal change selon l'âge et le sexe. On compare la valeur calculée aux seuils de référence internationaux (IOTF) qui correspondent à un indice de 25 (surpoids) et 30 (obésité) à l'âge adulte, ajustés pour chaque âge.

Comment les seuils sont-ils calculés pour l'enfant ?

Les seuils IOTF (publiés par Cole et al., British Medical Journal 2000) sont les valeurs de l'indice de masse corporelle à chaque âge qui correspondent, à 18 ans, aux valeurs adultes de surpoids (25 kg/m²) et d'obésité (30 kg/m²). Ces seuils sont différents pour les garçons et les filles, et varient entre 3 et 18 ans. Ils constituent la référence internationale utilisée en France, avec les courbes du carnet de santé (97e percentile). Seul un médecin peut interpréter ces résultats dans le contexte de la croissance globale de l'enfant.

Parcours de soins de l'enfant

Haute Autorité de Santé 2022 · Programme National Nutrition Santé · Décret n°2022-1394 du 31 octobre 2022

1

Premier recours

Maison de Santé du Triolo — Médecin traitant + Diététicienne. Dépistage, surveillance de la courbe de corpulence, conseils, accompagnement de la famille.

2

Programme dédié

« Mission : Retrouve ton cap » — bilans pluridisciplinaires et séances de suivi. 100 % pris en charge par l'Assurance Maladie, de 3 à 12 ans.

3

Spécialisé pédiatrique

Service de pédiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire de Lille. Obésités complexes ou sévères, adolescents de plus de 12 ans.

Comment évaluer le surpoids chez l'enfant ?

On surveille les courbes de corpulence du carnet de santé à chaque consultation. Un signal d'alerte est le rebond d'adiposité précoce (avant l'âge de 5 ans au lieu de 6 ans), ou un changement rapide de couloir vers le haut sur la courbe. L'indice de masse corporelle seul ne suffit pas — l'évolution dans le temps est tout aussi importante.

1

Dépistage et évaluation

Surveillance systématique de la courbe de corpulence. Évaluation multidimensionnelle : comportements alimentaires de l'enfant et de la famille, temps d'écran, activité physique, qualité du sommeil, bien-être psychologique, dynamique familiale. Recherche d'une cause secondaire (hypothyroïdie, syndrome de Cushing) si nécessaire.

2

Prise en charge nutritionnelle et activité physique

Conseils nutritionnels adaptés à l'âge de l'enfant et à sa famille, consultation chez Saïda Chajaï Karoumi (diététicienne — 06 51 41 28 83). Pas de régime restrictif chez l'enfant. L'objectif n'est pas de faire maigrir mais de stabiliser le poids pendant la croissance et de changer les habitudes durablement pour toute la famille.

3

Programme « Mission : Retrouve ton cap » (3 à 12 ans)

Prescrit par le médecin de l'enfant (généraliste, pédiatre, médecin scolaire ou de la Protection Maternelle et Infantile). Bilans diététique, psychologique et d'activité physique, puis jusqu'à 18 séances de suivi sur 2 ans. Pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais. Mis en œuvre à la Maison de Santé du Triolo.

4

Orientation spécialisée (obésité complexe ou enfant de plus de 12 ans)

Obésités sévères, compliquées ou résistantes : orientation vers le service de pédiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire de Lille (Hôpital Jeanne de Flandre) ou l'Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Pour les adolescents de 12 ans et plus, les médicaments Saxenda® et Wegovy® disposent d'une autorisation de mise sur le marché pour cette tranche d'âge, sur avis spécialisé.

Les complications de l'obésité de l'enfant et leur dépistage

Haute Autorité de Santé 2022 (enfant et adolescent) · Société Française de Pédiatrie

Chez l'enfant, on ne sur-dépiste pas

Contrairement à l'adulte, on ne fait pas de bilan sanguin systématique chez l'enfant. Les examens sont ciblés, décidés par le médecin selon les antécédents familiaux, la sévérité de l'obésité et son évolution. La première complication chez l'enfant est souvent psychologique et sociale (souffrance, harcèlement, baisse de l'estime de soi) — il faut y être très attentif.

Pour personnaliser cette page :

Surveillance de la tension artérielle

La tension doit être mesurée à chaque consultation avec un brassard adapté à la taille du bras de l'enfant. Chez l'enfant, il n'y a pas de chiffre unique : la tension normale dépend de l'âge, du sexe et de la taille. Le médecin compare la mesure aux courbes de référence pédiatriques.

Le bilan biologique — ciblé, non systématique

D'après la Haute Autorité de Santé 2022, le bilan sanguin n'est demandé que dans certaines situations, sans urgence.

ExamenÀ partir de quel âgeQuand le proposerRythme
Tension artérielleDès le plus jeune âgeÀ chaque consultation, avec un brassard adapté. Tension élevée si au‑dessus du 90e percentile pour l'âge, le sexe et la taille (ou ≥ 120/80 chez l'adolescent)À chaque consultation
Bilan du foie (transaminases)À tout âge si obésité installéePour dépister la maladie du foie gras (stéatose), fréquente dès l'enfanceSelon le résultat et l'évolution
Bilan des graisses (cholestérol, triglycérides)Dès qu'il existe un antécédent familialEn cas d'antécédent familial de cholestérol élevé ou de maladie cardiovasculaire précoceSi normal : contrôle tous les 2 à 3 ans, ou plus tôt si la corpulence augmente
Glycémie à jeun (± hémoglobine glyquée)À partir de 10 ans ou au début de la pubertéSeulement en présence de facteurs de risque : obésité sévère, antécédents familiaux de diabète de type 2, ou signes d'insulinorésistance (marques brunes au cou et aux aisselles, l'acanthosis nigricans). Le diabète de type 2 avant la puberté reste rareTous les 2 à 3 ans si normal

Il n'y a pas de bilan sanguin systématique chez l'enfant : ces examens sont décidés par le médecin selon l'âge, les antécédents familiaux et la sévérité. Après 15 ans, selon le développement de l'adolescent, on peut se référer aux recommandations de l'adulte.

Repérer les apnées du sommeil de l'enfant

Chez l'enfant, on n'utilise pas de score chiffré comme chez l'adulte. On recherche des signes d'alerte. Cochez ce que vous observez chez votre enfant — un message d'orientation s'affichera.

Votre enfant ronfle presque toutes les nuits ?
Avez-vous remarqué des pauses respiratoires ou une respiration qui s'arrête pendant son sommeil ?
Son sommeil est-il agité (transpiration, positions inhabituelles, réveils) ?
Respire-t-il souvent par la bouche le jour, ou a-t-il de gros problèmes ORL (amygdales, végétations) ?
En journée : somnolence, hyperactivité, irritabilité ou difficultés de concentration / à l'école ?

Les complications à connaître chez l'enfant, de la plus à la moins fréquente

Générez un document de synthèse à apporter à la consultation :

Ces repères sont des outils d'orientation, pas un diagnostic. Seul le médecin de votre enfant peut interpréter ces éléments dans le contexte de sa croissance et prescrire les examens nécessaires.

Programme « Mission : Retrouve ton cap »

Décret n°2022-1394 du 31 octobre 2022 · Ameli.fr 2025 · Haute Autorité de Santé 2022

100 % remboursé — Sans avance de frais

Dispositif national généralisé dans toute la France depuis 2023, pour les enfants de 3 à 12 ans en surpoids, en obésité non complexe ou à risque de le devenir. Il est prescrit par le médecin traitant de l'enfant, puis réalisé dans une structure de proximité référencée — comme la Maison de Santé du Triolo.

3 à 12 ans100 % Assurance MaladiePluridisciplinaire2 ans d'accompagnement

Comment votre enfant peut-il en bénéficier ?

Le médecin traitant de votre enfant est le point d'entrée dans le dispositif. Il peut s'agir de votre médecin généraliste, d'un pédiatre, d'un médecin de protection maternelle et infantile (PMI) ou d'un médecin scolaire — quel que soit l'endroit où il exerce.

1. Repérage et prescription. Le médecin de votre enfant suit sa courbe de corpulence, fait le point avec vous, puis rédige l'ordonnance « Mission : Retrouve ton cap » et vous remet un dépliant d'information.
2. Choix de la structure. Il oriente votre enfant vers une structure référencée. Le choix de la structure vous appartient. Tous les médecins traitants du territoire peuvent adresser leur jeune patient à la Maison de Santé du Triolo.
3. Prise de rendez-vous. Muni de l'ordonnance, vous contactez la structure choisie pour planifier les bilans et les séances. Pensez à apporter la carte Vitale et le carnet de santé de l'enfant.
4. Point d'étape. Une fois les rendez-vous réalisés, vous reconsultez le médecin de votre enfant pour faire le point ; les professionnels lui transmettent leurs comptes rendus tout au long du suivi.

La liste complète des structures référencées est consultable dans votre espace assuré sur ameli.fr.

La Maison de Santé du Triolo, structure référencée près de chez vous

Si vous choisissez la Maison de Santé du Triolo pour réaliser le programme de votre enfant, une équipe pluriprofessionnelle l'accompagne, en lien permanent avec son médecin traitant.

SC
Saïda Chajaï KaroumiDiététicienne nutritionniste 06 51 41 28 83Bilan diététique et séances de suivi nutritionnel
Équipe pluriprofessionnellePsychologue & enseignant en activité physique adaptéeBilans et séances de soutien psychologique et d'activité physique adaptée, selon les besoins de l'enfant.

Qui peut en bénéficier ?

  • Enfants de 3 à 12 ans révolus
  • En surpoids ou obésité (indice de masse corporelle ≥ seuil IOTF 25 ou ≥ 97e percentile des courbes françaises)
  • Et/ou présentant un rebond d'adiposité précoce (avant 5 ans) ou une montée rapide de la courbe de corpulence

Une ascension continue depuis la naissance nécessite un avis spécialisé pédiatrique.

Le programme en détail

3 bilans initiaux (une seule fois)

Bilan diététique avec Saïda Chajaï Karoumi — systématique pour tous.
Bilan psychologique — selon les besoins.
Bilan d'activité physique — selon les besoins.

Jusqu'à 18 séances de suivi sur 2 ans

Séquences de 6 séances, renouvelables 2 fois sur ordonnance médicale. Séances nutritionnelles et/ou psychologiques selon les besoins de l'enfant et de la famille.

RDV

Le médecin traitant de votre enfant

Il évalue l'enfant, fait le point avec la famille et rédige l'ordonnance dédiée au programme (disponible sur Amelipro ou en version classique), puis vous oriente vers la structure de votre choix. N'oubliez pas le carnet de santé de l'enfant.

1

Bilans à la Maison de Santé du Triolo

Bilan diététique avec Saïda Chajaï Karoumi (systématique), puis bilan psychologique et d'activité physique selon les résultats. La famille est associée dès cette étape.

2

Séances de suivi

Séances nutritionnelles, psychologiques ou mixtes selon les besoins. La famille participe activement — les changements d'habitudes concernent tout le foyer, pas seulement l'enfant.

3

Suivi médical et renouvellement si nécessaire

Consultations médicales régulières pour surveiller la courbe de corpulence. Le programme peut être renouvelé jusqu'à 2 fois (18 séances au total sur 2 ans).

Ordonnance « Mission : Retrouve ton cap »Modèle de prescription pour les médecins (Amelipro)
Guide famille du programmePrésentation complète du dispositif pour les parents

Prise en charge au cabinet de la Maison de Santé

Consultation médicale

Votre médecin traitant évalue la courbe de corpulence, recherche les maladies associées, pose le diagnostic, prescrit le programme « Mission : Retrouve ton cap » et oriente vers une structure spécialisée si nécessaire. Consultation avec les parents sur rendez-vous auprès du médecin traitant de l'enfant.

Saïda Chajaï Karoumi — Diététicienne enfant

Bilan alimentaire complet, conseils personnalisés adaptés à l'âge et à la famille, éducation aux comportements alimentaires. Les séances sont remboursées dans le cadre du programme « Mission : Retrouve ton cap ».

06 51 41 28 83

90 bis rue Yves Decugis, 59650 Villeneuve d'Ascq

Alimentation de l'enfant

Programme National Nutrition Santé 4 (2019–2023) · Haute Autorité de Santé 2022 · Société Française de Pédiatrie · Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation (ANSES) 2024 · Organisation Mondiale de la Santé

Principe fondamental — pas de régime restrictif !

Les régimes hypocaloriques stricts sont contre-indiqués chez l'enfant et l'adolescent : ils perturbent la croissance osseuse, favorisent les troubles du comportement alimentaire, et créent un rapport négatif durable à la nourriture. L'objectif est la stabilisation pondérale pendant la croissance, c'est-à-dire garder le même poids pendant que l'enfant grandit. Les habitudes alimentaires se changent pour toute la famille, pas seulement pour l'enfant.

Les repas — structure et composition

Structure des repas (tous âges)

Petit-déjeuner

Laitage (yaourt nature ou verre de lait) + fruit frais entier + féculent complet (tartine de pain complet, flocons d'avoine). Éviter les céréales sucrées et les viennoiseries.

Déjeuner et dîner

½ assiette de légumes + ¼ de féculents complets + ¼ de protéines (viande maigre, poisson, œufs, légumineuses) + laitage + eau. Un seul féculent par repas.

Goûter (un seul, à heure fixe)

Fruit frais + laitage nature. Ou tartine de pain complet + fromage. Éviter les barres chocolatées, gâteaux industriels, sodas et jus de fruits.

Portions recommandées par âge

Aliment3–6 ans7–12 ans
Féculents cuits4–5 c. à soupe5–7 c. à soupe
LégumesÀ chaque repasÀ chaque repas
Viande / poisson / œuf40–50 g (1 fois/jour)60–80 g (1 fois/jour)
Laitages3 portions/jour3 portions/jour
Pain30–40 g/repas40–60 g/repas
Fruit frais1–2 par jour2 par jour

Les boissons

L'eau — seule boisson recommandée

  • Entre 1 et 1,5 litre d'eau par jour selon l'âge
  • Proposer de l'eau à chaque repas et lors des activités physiques
  • L'eau peut être aromatisée maison (citron, menthe, fraise) sans sucre

À supprimer au quotidien

  • Sodas et boissons sucrées (même light)
  • Jus de fruits (même 100 % pur jus) : autant de sucre qu'un soda, sans les fibres
  • Boissons énergisantes — formellement déconseillées avant 18 ans

Jus et sodas : uniquement lors d'occasions exceptionnelles.

Comportements alimentaires — pièges fréquents et solutions

Pièges à éviter

Manger devant un écran — empêche de ressentir la satiété. Repas à table, sans télévision ni tablette.
Céréales du petit-déjeuner sucrées — indice glycémique très élevé, faible rassasiement. Remplacer par des flocons d'avoine ou du pain complet.
Grignotage entre les repas — un seul goûter à heure fixe. Pas d'accès libre au réfrigérateur.
Récompenser avec des aliments — crée une valeur affective excessive pour le sucre et le gras. Préférer des activités, des sorties, du temps partagé.
Forcer à finir l'assiette — perturbe les signaux de satiété naturels. Faire confiance à la faim de l'enfant.

Conseils pratiques

Cuisiner ensemble — les enfants qui participent à la préparation mangent mieux et avec plus de plaisir. Marché, éplucher, mélanger les ingrédients.
Proposer 10 à 15 fois — un aliment refusé aujourd'hui peut être accepté dans quelques semaines. Reproposer sans forcer ni pénaliser.
Manger lentement — la satiété met 20 minutes à apparaître. Poser les couverts entre les bouchées, mâcher lentement.
Repas en famille — protection contre l'obésité infantile, selon de nombreuses études. Repas à table, sans écran, en famille.

Activité physique et sommeil de l'enfant

Lignes directrices OMS 2020 · ANSES 2016-2022 · Santé publique France 2024 · Programme National Nutrition Santé 4 · Haute Autorité de Santé 2022

Bouger est aussi important que bien manger

L'activité physique régulière aide à stabiliser le poids pendant la croissance, renforce les muscles et les os, améliore le sommeil, l'humeur et les résultats scolaires. L'objectif n'est pas la performance sportive, mais de bouger avec plaisir au quotidien — en famille de préférence. Réduire le temps passé assis est tout aussi important que de faire du sport.

1 enfant sur 2

Seuls 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignent les recommandations d'activité physique (Santé publique France, 2024).

8 sur 10

8 enfants sur 10 passent 2 heures ou plus par jour devant un écran — un temps qui a augmenté de plus d'une heure en dix ans.

2 sur 3

Les deux tiers des jeunes dépassent les seuils de risque sanitaire liés à la sédentarité (alerte ANSES) — surpoids, troubles du sommeil et de l'alimentation.

Combien d'activité physique selon l'âge ?

De 3 à 5 ans

Au moins 3 heures d'activité par jour

Réparties tout au long de la journée, dont au moins 1 heure d'activité plus soutenue (courir, sauter, grimper, jouer au ballon). À cet âge, l'activité passe surtout par le jeu libre et actif, en intérieur comme en extérieur.

De 6 à 17 ans

Au moins 60 minutes par jour

D'intensité modérée à élevée (on respire plus fort, le cœur bat plus vite). Et au moins 3 fois par semaine, des activités qui renforcent les muscles et les os (sauts, grimper, sports collectifs).

Trois familles d'activités, toutes utiles

Endurance

Marche rapide, vélo, trottinette, natation, danse, courir, jeux de poursuite. C'est la base des 60 minutes quotidiennes.

Muscles & os

Grimper, sauter à la corde, jeux au parc, escalade, sports collectifs. Au moins 3 fois par semaine — essentiel pendant la croissance.

Au quotidien

Aller à l'école à pied ou à vélo, prendre les escaliers, aider aux tâches ménagères, jouer dehors. Chaque mouvement compte.

Réduire la sédentarité : deux leviers

Limiter le temps d'écran récréatif

Moins de 3 ans : pas d'écran (hors appel vidéo familial)
3 à 6 ans : maximum 30 minutes par jour, accompagné
6 à 12 ans : maximum 1 à 2 heures par jour

Pas d'écran dans la chambre, ni dans l'heure avant le coucher, ni pendant les repas.

Couper les longues périodes assises

Rester assis longtemps est un risque en soi, même chez un enfant qui fait du sport par ailleurs. L'idée : se lever et bouger au moins toutes les 1 à 2 heures — une pause active pendant les devoirs, marcher en téléphonant, jouer dehors entre deux activités calmes.

Repère ANSES : fractionner le temps assis est aussi important que d'atteindre les 60 minutes d'activité.

L'activité physique adaptée dans « Mission : Retrouve ton cap »

Le programme « Mission : Retrouve ton cap » ne se limite pas à la diététique. Selon les besoins de l'enfant, il prévoit un bilan d'activité physique puis des séances d'activité physique adaptée (APA), encadrées par un enseignant qualifié. L'objectif n'est pas la performance ni la compétition, mais de reprendre goût au mouvement à son rythme, de retrouver confiance en son corps et d'installer des habitudes durables pour toute la famille. Ces séances sont, comme le reste du programme, prises en charge à 100 %.

Le sommeil — un facteur souvent oublié

Le manque de sommeil favorise la prise de poids

Un sommeil insuffisant augmente la production de ghréline (hormone de la faim) et réduit la leptine (hormone de la satiété) : l'enfant a davantage faim, surtout de produits sucrés et gras. Le manque de sommeil augmente aussi la fatigue, qui réduit l'envie de bouger. À l'inverse, l'activité physique régulière améliore la qualité et la durée du sommeil : c'est un cercle vertueux.

3 à 5 ans

10 à 13 heures par 24 heures (sieste comprise).

6 à 12 ans

9 à 12 heures par nuit.

13 à 17 ans

8 à 10 heures par nuit.

Cinq habitudes pour un bon sommeil

Des horaires réguliers

Coucher et lever à heures fixes, y compris le week-end, pour caler l'horloge interne.

Un rituel du coucher

Histoire, câlin, lumière tamisée : un enchaînement calme et répété rassure et prépare au sommeil.

Pas d'écran le soir

On éteint les écrans au moins 1 heure avant le coucher ; aucun écran dans la chambre.

Une chambre propice

Fraîche (18-19 °C), sombre et calme. Le lit sert à dormir, pas à jouer ou regarder des écrans.

Sources : Lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé (2020), ANSES, Programme National Nutrition Santé, Société Française de Pédiatrie. Voir aussi mangerbouger.fr.

Structures spécialisées — enfant et adolescent

Sources : Agence Régionale de Santé Hauts-de-France, Centre Hospitalo-Universitaire de Lille, Assurance Maladie 2025

Structure référencée MRTC — près de chez vous

Maison de Santé du Triolo — Villeneuve d'Ascq

Villeneuve d'Ascq (59650) — Référencée pour le programme « Mission : Retrouve ton cap » dans la Métropole Européenne de Lille. Tout médecin traitant du territoire peut y adresser un enfant.

Saïda Chajaï Karoumi — Diététicienne 06 51 41 28 83Bilans diététiques et séances de suivi nutritionnel dans le cadre du programme
Équipe pluriprofessionnellePsychologue et enseignant en activité physique adaptée : bilans et séances selon les besoins de l'enfant, en lien avec son médecin traitant.
Public — Centre Hospitalo-Universitaire

Service de Pédiatrie — CHU de Lille

Hôpital Jeanne de Flandre, 2 avenue Oscar Lambret, 59037 Lille 03 20 44 57 57

Consultations pédiatriques spécialisées pour obésités complexes et sévères. Équipe pluriprofessionnelle (pédiatres, endocrinologues, diététiciens, psychologues). Bilan complet, éducation thérapeutique familiale.

chu-lille.fr
Public — Groupement Hospitalier

Pédiatrie — Hôpital Saint-Vincent-de-Paul

Boulevard de Belfort, 59000 Lille

Consultations spécialisées, bilans endocrinologiques, coordination pluriprofessionnelle pour l'obésité de l'enfant et de l'adolescent.

saintphilibert-lomme.fr
Réseau national

Autres structures du programme dans la métropole

Liste complète sur Amelipro

De nombreuses maisons de santé et centres de santé de la Métropole Européenne de Lille sont référencés pour le programme « Mission : Retrouve ton cap ». La liste complète est disponible sur Amelipro (pour les médecins) et sur le site de l'Assurance Maladie.

Ameli.fr — Liste des structures
Privé — Soins médicaux et de réadaptation

Clinique Les Peupliers

109 rue d'Hem, 59491 Villeneuve d'Ascq

Prise en charge en hospitalisation de jour pour certains profils pédiatriques selon indication. Contacter la clinique pour les indications spécifiques à l'enfant.

clinique-peupliers.com

Fiches d'information — Enfant et famille

Guide « Mission : Retrouve ton cap » pour les famillesPrésentation complète du dispositif
Bien manger de 3 à 6 ansPortions, aliments, goûter équilibré, boissons
Bien manger de 7 à 12 ansÉquilibre alimentaire, cantine, écrans à table
Activité physique de l'enfant60 minutes par jour, réduction du temps d'écran, sommeil
Ordonnance — médecinsModèle de prescription du programme (Amelipro)
Documents patients

Fiches d'information patients

Documents téléchargeables — HAS, SFD, ADA, PNNS, Arrêté 10 juin 2026. Mis à jour tous les 6 mois.

Adulte

Fiches patients — Adulte

Alimentation santé & perte de poids durablePNNS 4 · faux amis nutritionnels · TCA · jeûne intermittent
Diabète de type 2 : Bien mangerAlimentation, index glycémique (HAS/SFD/ADA 2024)
Guide GLP-1 — PatientRemboursement depuis 15 juin 2026
Programme GPS O — AdhésionInformation & consentement Art. 51
Activité physique et obésitéRecommandations OMS / HAS 2024
Enfant & Famille

Fiches patients — Enfant & Famille

Guide Mission Retrouve ton capDispositif pour les familles
Alimentation enfant (3–6 ans)Portions, aliments, goûter
Alimentation enfant (7–12 ans)Équilibre alimentaire, écrans à table
Activité physique enfant60 min/jour, réduction sédentarité
Ordonnance MRTC — médecinsModèle Amelipro

Mise à jour semestrielle

Révision tous les 6 mois (mai et novembre). Prochaine révision : Novembre 2026. Sources : HAS, SFD, ADA, PNNS, ANSM, Journal Officiel.

Informations légales

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Éditeur du site

Maison de Santé du Triolo, Villeneuve d'Ascq (59650), Hauts-de-France. Site d'information à destination des patients, conçu et développé par le Docteur Jonathan Favre, médecin généraliste, responsable médical du programme obésité de la structure.

Fiabilité de l'information

Les contenus s'appuient sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé, du Programme National Nutrition Santé, de l'ANSES et la littérature scientifique récente. Chaque rubrique cite ses sources. Dernière validation : juin 2026. Révision prévue : novembre 2026.

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Liens externes

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