Bienvenue. Avançons à votre rythme.
Que vous vous posiez des questions sur votre poids, celui d'un proche ou de votre enfant, vous êtes au bon endroit. Ici, pas de jugement : des informations claires et fiables, et un accompagnement de proximité. Par quoi souhaitez-vous commencer ?
Information validée — juin 2026. Cet espace ne remplace pas une consultation ; il vous aide à la préparer.
Prise en charge de l'obésité de l'adulte
Consultations médicales, diététique, analogues GLP-1 remboursés depuis le 15 juin 2026, chirurgie bariatrique : un parcours gradué.
Surpoids et obésité de l'enfant
Mission : Retrouve ton cap, consultations, diététique, orientation spécialisée. 100 % pris en charge dès 3 ans.
Remboursement Wegovy® & Mounjaro® — Effectif depuis le 15 juin 2026
Arrêté du 10 juin 2026 (Journal officiel), en vigueur le 15 juin 2026 : prise en charge à 65 % par l'Assurance Maladie pour les patients avec IMC ≥ 40, ou IMC ≥ 35 avec au moins une comorbidité, après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite. Prescription initiale réservée aux structures de recours niveau 2 et 3 (CSO, CHU, SMR spécialisé, endocrinologues en lien avec un CSO) et aux médecins coordinateurs d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe ». Mounjaro® est aussi remboursé dans le diabète de type 2, sur prescription du médecin traitant. → Voir les détails et l'algorithme de prescription
Nous pouvons vous aider à soigner votre surpoids et votre obésité.
La région Hauts-de-France est la plus touchée de France. À la MSP du Triolo, nous proposons un accompagnement gradué, de proximité, fondé sur les recommandations HAS 2022–2025 et l'arrêté du 10 juin 2026.
Notre équipe spécialisée obésité
06 51 41 28 83 — 90 bis rue Yves Decugis, Villeneuve d'Ascq
RDV : auprès de votre médecin traitant
Suis-je en situation d'obésité ?
Calculez votre indice de masse corporelle, mesurez votre tour de taille et de hanche. Obtenez une réponse claire en 2 minutes.
Quel parcours de soins pour moi ?
Mon parcours de soins personnalisé : socle non médicamenteux pour tous, puis médicaments et chirurgie selon votre situation. Outil interactif, export PDF personnalisé.
Mon enfant est-il en surpoids ?
Calculateur adapté à l'enfant (3 à 17 ans). Réponse claire avec la courbe de corpulence et les seuils officiels.
Prise en charge adulte
Consultations, diététique, médicaments remboursés, chirurgie bariatrique : le parcours gradué complet.
Programme enfant — pris en charge à 100 %
« Mission : Retrouve ton cap » — dispositif national pour les enfants de 3 à 12 ans. Sans avance de frais.
Fiches d'information
Documents téléchargeables : diabète, médicaments, alimentation enfant. Rédigés pour tous, mis à jour tous les 6 mois.
Conséquences du surpoids et de l'obésité — et bénéfices de la perte de poids
Le surpoids et l'obésité sont reconnus comme facteurs de risque de nombreuses maladies. Agir a des effets mesurables, même avec une perte de poids modérée de 5 à 10 %.
Risques liés à l'obésité
Bénéfices d'une perte de 5 à 10 % du poids
Sources : HAS 2022 · Wilding JPH et al., NEJM 2021 · Wadden TA et al., JAMA 2023 · Tronieri JS et al., Obesity 2024
Pourquoi est-ce si difficile de perdre du poids ?
L'obésité n'est ni une question de volonté ni de discipline alimentaire : c'est une maladie chronique dans laquelle le corps lui-même résiste à la perte de poids. Comprendre ces mécanismes change le regard qu'on porte sur soi-même, sur ses proches, et sur les difficultés rencontrées.
Le corps défend activement son poids
Quand vous perdez du poids, votre corps réagit comme s'il était en danger : il brûle moins de calories (le métabolisme ralentit), votre appétit augmente, et la sensation de satiété diminue. Ces mécanismes peuvent durer des années après une perte de poids, et expliquent pourquoi 95 % des régimes échouent à long terme. Ce n'est pas votre faute : c'est la biologie qui s'oppose au changement.
Un dialogue hormonal entre cerveau et intestin
L'appétit et la satiété sont pilotés par des hormones que sécrètent l'estomac et l'intestin : la ghréline (l'hormone de la faim) et les hormones de la satiété (GLP-1, GIP, PYY). Dans l'obésité, ce dialogue est dérégulé. Les médicaments récents (Wegovy®, Mounjaro®) agissent en imitant ces hormones de la satiété pour réduire la faim : c'est pourquoi ils peuvent compléter — mais jamais remplacer — les règles hygiéno-diététiques.
De multiples causes, jamais une seule
L'obésité résulte d'une combinaison de facteurs génétiques (60 à 70 % du risque selon les études jumelles), d'environnement alimentaire (aliments transformés, hyperdisponibilité), de mode de vie (sédentarité, sommeil court, stress chronique), de médicaments (certains psychotropes, corticoïdes), et de contexte socio-économique. Comprendre ces causes multiples, c'est arrêter de se culpabiliser et chercher l'accompagnement adapté.
Une maladie qui se soigne — avec bienveillance
L'obésité est officiellement reconnue comme une maladie chronique par l'Organisation Mondiale de la Santé et la Haute Autorité de Santé. Comme pour le diabète ou l'hypertension, elle se prend en charge sur le long terme, avec une équipe pluriprofessionnelle (médecin, diététicien, psychologue, enseignant en activité physique). L'objectif n'est pas un poids idéal mais une amélioration durable de la santé : dès 5 à 10 % de perte, les bénéfices sont mesurables.
Le message essentiel
Vivre avec l'obésité ne signifie pas « ne pas avoir essayé ». La plupart des personnes en ont fait l'expérience de nombreux régimes, parfois pendant des décennies, avec à chaque fois une reprise de poids qui les laisse plus découragées. C'est la maladie qui résiste, pas la personne qui manque de volonté. Aujourd'hui, on dispose d'outils efficaces : prise en charge nutritionnelle bienveillante, activité physique adaptée, soutien psychologique, médicaments innovants pour les obésités les plus difficiles, et chirurgie bariatrique pour les indications appropriées. Le bon premier pas, c'est d'en parler à son médecin traitant.
Programmes ETP à la MSP du Triolo
L'Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est un accompagnement structuré qui aide les personnes vivant avec une maladie chronique (comme l'obésité ou le diabète) à mieux comprendre leur situation, à acquérir des compétences pratiques (alimentation, activité physique, gestion des traitements, gestion du stress) et à devenir acteurs de leur santé au quotidien. Les programmes sont autorisés par l'Agence Régionale de Santé et animés par une équipe pluriprofessionnelle.
Responsable médical du programme obésité à la MSP du Triolo : Docteur Jonathan Favre, médecin généraliste.
GPS O — Gestion du Parcours de Santé dans l'Obésité
Programme sur 2 ans pour adultes en obésité. Bilan initial, 8 séances collectives (diététique, psychologie, APA), puis suivi personnalisé. Financement Article 51 de l'Assurance Maladie.
ETP Diabète de type 2
Programme d'éducation thérapeutique pour patients DT2. Gestion glycémie, alimentation (index glycémique), activité physique, prévention complications. En lien avec prise en charge obésité.
Paroles de patients & associations de soutien
Vivre avec l'obésité, c'est aussi un vécu, des émotions et un parcours. Échanger avec d'autres personnes qui traversent la même chose aide souvent autant que les soins eux-mêmes.
J'ai passé vingt ans à enchaîner les régimes, à reprendre à chaque fois plus de poids et à m'en vouloir. Comprendre que mon corps luttait contre moi a tout changé : j'ai arrêté de me culpabiliser et j'ai enfin demandé de l'aide.
— Témoignage illustratif, situation fréquemment rapportée
Ce que j'ai préféré, ce sont les séances de groupe : entendre que d'autres ressentaient la même chose, ne plus avoir honte d'en parler. On se sent moins seul, on s'encourage.
— Témoignage illustratif, programme d'éducation thérapeutique
Pour mon fils, le plus dur était le regard des autres. L'équipe nous a aidés sans jamais le brusquer, en parlant d'abord de plaisir, de jeu et de mouvement plutôt que de poids.
— Témoignage illustratif, parcours enfant
Vous souhaitez partager votre histoire ?
Les témoignages ci-dessus sont des illustrations de situations fréquentes. Si vous êtes suivi·e à la Maison de Santé du Triolo et que vous acceptez de partager votre parcours (anonymement si vous le souhaitez) pour aider d'autres patients, parlez-en à votre médecin traitant ou à l'équipe : ces vrais témoignages viendront enrichir cette page.
Associations nationales reconnues
Information fiable, entraide entre patients, défense des droits et lutte contre la grossophobie. L'adhésion est libre.
Ligue nationale Contre l'Obésité (LCO)
Premier réseau français regroupant patients, proches et professionnels. Antennes dans toutes les régions. Défend la reconnaissance de l'obésité comme maladie, « sans moralisation ni culpabilisation », et lutte activement contre la grossophobie. Détient l'agrément Santé.
liguecontrelobesite.orgCollectif National des Associations d'Obèses (CNAO)
Fédère une trentaine d'associations de patients en métropole et outre-mer depuis 2003. Diffuse une information validée, dialogue avec les pouvoirs publics et les sociétés savantes, et milite pour une vraie prévention et un meilleur accès aux soins.
cnao.frSuis-je en situation de surpoids ou d'obésité ?
Répondez à 4 mesures simples. Vous obtenez une réponse claire basée sur les critères officiels de l'OMS et de la Haute Autorité de Santé 2022.
L'indice de masse corporelle (poids divisé par la taille au carré) est l'outil le plus utilisé, mais il ne suffit pas. Deux personnes avec le même indice peuvent avoir des risques très différents selon la répartition de leurs graisses. C'est pourquoi on mesure aussi :
Mesure la graisse abdominale, la plus dangereuse pour le cœur et le métabolisme. Seuil de risque : plus de 88 cm chez la femme, plus de 102 cm chez l'homme (OMS 2000).
Distingue la silhouette « pomme » (graisse au ventre — plus risquée) de la silhouette « poire » (graisse aux fesses). Seuil : plus de 0,90 chez l'homme, plus de 0,85 chez la femme.
Sources : OMS 2000 · HAS 2022 · Nouvelle définition de l'obésité — Lancet Diabetes & Endocrinology 2024 (commission internationale)
Prise en charge de l'obésité de l'adulte
Parcours gradué HAS 2022–2025 · Arrêté du 10 juin 2026
Ma situation — surpoids ou obésité ?
Nouvelle définition de l'obésité · Lancet Diabetes & Endocrinology 2024 · OMS 2000 · HAS 2022 · Arrêté du 10 juin 2026
Informations pour préparer ma consultation diététique (facultatif — apparaîtra sur le document pour la diététicienne)
Ces informations aident la diététicienne à comprendre votre histoire pondérale. Elles figureront sur le document que vous pourrez générer pour votre consultation, avec le calendrier alimentaire.
Définitions et classifications officielles
| Classification OMS / HAS | Indice de masse corporelle | Risque de comorbidités | Médicaments remboursés (depuis le 15/06/2026) |
|---|---|---|---|
| Insuffisance pondérale | < 18,5 kg/m² | Élevé (autre nature) | — |
| Corpulence normale | 18,5–24,9 kg/m² | Faible | — |
| Surpoids | 25–29,9 kg/m² | Augmenté | Prescription possible si comorbidité · Non remboursé |
| Obésité grade 1 (modérée) | 30–34,9 kg/m² | Modéré | Prescription possible · Non remboursé |
| Obésité grade 2 (sévère) | 35–39,9 kg/m² | Élevé | Prescription possible · Remboursé à 65 % si comorbidité |
| Obésité grade 3 (massive) | ≥ 40 kg/m² | Très élevé | Prescription possible · Remboursé à 65 % |
L'indice de masse corporelle ne dit pas tout — nouvelle définition de l'obésité 2024
En 2024, une commission internationale publiée dans le Lancet Diabetes & Endocrinology a proposé une définition élargie de l'obésité. L'indice de masse corporelle seul est insuffisant : deux personnes avec le même indice peuvent avoir des profils de risque très différents selon la répartition de leur graisse corporelle. Le tour de taille et le rapport taille/hanches permettent de détecter l'obésité abdominale, la plus dangereuse pour le cœur et le métabolisme, même chez des personnes avec un indice de masse corporelle normal ou modérément élevé.
Formule : Indice de masse corporelle = Poids (kg) ÷ Taille² (m²). Sources : OMS 2000 · HAS 2022 · Lancet Diabetes Endocrinol. 2024 · Arrêté du 10 juin 2026.
Parcours de soins gradué
Recommandations HAS 2022 — Obésité adulte · Arrêté du 10 juin 2026 (JO)
Évaluation initiale
Indice de masse corporelle, tour de taille, rapport taille/hanches, historique pondéral, maladies associées (hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, apnées du sommeil, stéatose hépatique), retentissement psychologique et social, comportements alimentaires, activité physique. Bilan biologique : glycémie, hémoglobine glyquée, bilan lipidique, numération formule sanguine, TSH, bilan hépatique, créatinine.
Prise en charge nutritionnelle et comportementale
Consultation diététique (Saïda Chajaï Karoumi — 06 51 41 28 83), activité physique adaptée (au moins 150 minutes par semaine d'intensité modérée + renforcement musculaire 2 fois/semaine), approche cognitive et comportementale. Objectif : perdre 5 à 10 % du poids initial en 6 mois.
Traitement médicamenteux — deux situations possibles
Tout médecin peut prescrire Wegovy®, Mounjaro® ou Saxenda® si l'indice de masse corporelle est ≥ 30, ou ≥ 27 avec une maladie associée. Le traitement n'est pas remboursé dans ce cas : comptez 180 à 300 €/mois selon le médicament.
Si l'indice de masse corporelle est ≥ 40, ou ≥ 35 avec une maladie associée, la prescription initiale par un médecin de centre spécialisé (Centre Hospitalo-Universitaire, Centre Spécialisé de l'Obésité, endocrinologue lié), ou par le médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe », ouvre droit au remboursement à 65 %. Votre médecin traitant peut ensuite renouveler l'ordonnance. Arrêté du 10 juin 2026.
Réévaluation obligatoire à 16 semaines dans les deux cas : arrêt du traitement si la perte de poids est inférieure à 5 %.
Orientation spécialisée ou chirurgie bariatrique
Indice de masse corporelle ≥ 35 avec maladie associée, ou ≥ 40 : évaluation pour une chirurgie bariatrique. Plusieurs techniques existent : la sleeve gastrectomie (on retire une partie de l'estomac, perte de 25 à 30 % du poids), le bypass gastrique (on réduit l'estomac et on court-circuite une partie de l'intestin, perte de 30 à 40 %), ou la dérivation biliopancréatique. L'indication est décidée en réunion pluridisciplinaire après un bilan complet. Un suivi à vie est indispensable (vitamines, fer, calcium). Centres : Centre Hospitalo-Universitaire de Lille, Hôpital Saint-Philibert à Lomme. La rééducation nutritionnelle (Clinique Les Peupliers à Villeneuve d'Ascq, Centre Hospitalier de Roubaix) peut être proposée selon l'indication.
Prise en charge diététique & conseils alimentaires
Programme National Nutrition Santé 4 · Manger Bouger · ANSES · Haute Autorité de Santé 2022-2024 · HAS Boulimie et hyperphagie boulimique 2019 · BMJ 2025
Saïda Chajaï Karoumi — Diététicienne nutritionniste
Bilan alimentaire complet, accompagnement personnalisé et bienveillant, éducation aux comportements alimentaires sans interdits ni culpabilisation. Séances remboursées dans le cadre du programme GPS O et de l'éducation thérapeutique.
06 51 41 28 8390 bis rue Yves Decugis, 59650 Villeneuve d'Ascq
Consultation médicale
Votre médecin traitant réalise le bilan initial complet, le suivi du poids, la gestion des maladies associées, la prescription des traitements et la coordination du parcours. Consultation dédiée sur rendez-vous auprès de votre médecin traitant.
Les bases d'une alimentation équilibrée (PNNS 4)
Ces repères viennent du Programme National Nutrition Santé. Pas besoin de tout suivre à la lettre : l'important est d'aller dans la bonne direction, le plus souvent possible.
Fruits & légumes
Au moins 5 portions par jour
1 portion = la taille d'un poing (80 à 100 g). Variez les couleurs et les saisons. Frais, surgelés, en conserve au naturel, cuits ou crus : tout compte.
Féculents
À chaque repas, selon votre appétit
Ne font pas grossir. Privilégiez les complets (pain complet, riz complet, pâtes complètes, quinoa, avoine). Légumineuses (lentilles, pois chiches) au moins 2 fois par semaine.
Protéines
1 à 2 fois par jour
Viande blanche sans limite. Viande rouge ≤ 500 g/sem. Charcuterie ≤ 150 g/sem (1 fois). Poisson 2 fois/sem (dont 1 gras). Œufs sans restriction.
Produits laitiers
2 portions par jour
1 portion = 1 yaourt (125 g), 1 fromage blanc, 30 g de fromage, 1 verre de lait. Attention : crèmes desserts, flans et mousses ne comptent pas (trop peu de lait).
Matières grasses
Indispensables, bien choisies
Huile d'olive (cuisson), colza/noix (assaisonnement). 1 poignée de fruits à coque/jour sans sel. À limiter : beurre cuit, fritures, graisses hydrogénées.
Sucres
Préférer les naturels
Fruits et céréales complètes. Limiter sucres raffinés et sodas (même light). Max 1 verre de jus/jour (même 100 % pur jus = sucre liquide). Préférer le fruit entier.
Sel
Pas plus de 5 g par jour
Ne pas resaler à table (80 % du sel est déjà dans les aliments). Remplacer par épices, herbes, citron, ail. Lire les étiquettes (éviter > 1 g/100 g).
Boissons
L'eau est la seule indispensable
1 à 1,5 L par jour. Alcool : max 2 verres/jour, 10/semaine, 2 jours sans alcool. L'alcool augmente le risque de cancer dès le 1er verre/jour : pas de seuil sans risque.
Activité physique
Inséparable de l'alimentation
30 min/jour d'activité modérée OU 3×1h/sem de sport intense. Renforcement musculaire 2×/sem. Réduire la sédentarité : bouger toutes les 2 h, prendre les escaliers.
Les « faux amis » de votre assiette
Beaucoup de produits sont présentés comme « bons pour la santé » mais leur composition réelle est trompeuse : trop de sucre, sel, matières grasses cachées, ou très peu de vrais aliments. Apprendre à les repérer change beaucoup au quotidien.
Jus « 100 % pur jus »
Sucre liquide presque sans fibres. Un grand verre = autant de sucre qu'un soda.
Préférez le fruit entier. Max 1 petit verre/jour.
Barres et céréales « santé »
Barres, granolas, mueslis chocolatés : très sucrés et gras, malgré leur image équilibrée.
Flocons d'avoine nature + fruit frais + yaourt.
Yaourts « 0 % » aux fruits
0 % de matières grasses ne veut pas dire 0 % de sucre. Souvent autant qu'un dessert.
Yaourt nature + fruits frais + miel si besoin.
Pain de mie « complet »
Souvent peu complet, avec sucre, sel, huile, conservateurs. Index glycémique élevé.
Vrai pain complet ou aux céréales (boulangerie).
Salades et sandwichs « santé »
Sauces industrielles, fromages, croûtons : peut dépasser 700 kcal et 5 g de sel.
Faites maison + vinaigrette à l'huile d'olive.
Soupes industrielles en briquette
Très salées (1,5 à 2 g pour un bol), parfois sucrées, peu de vrais légumes.
Vraie soupe maison en 15 min, qui se congèle.
Vinaigrettes « allégées »
Quand on enlève le gras, on ajoute sucre, sel et additifs pour le goût.
Vinaigrette maison : huile + vinaigre + moutarde + herbes.
Plats préparés « minceur »
Souvent très salés et peu rassasiants. Petite portion, faim 2 h après.
Plat maison : pâtes complètes + légumes + œufs.
Eaux aromatisées, thés glacés
Beaucoup contiennent autant de sucre qu'un soda, malgré une image fraîcheur.
Eau + citron, menthe, concombre, agrumes.
Laits végétaux sucrés
Riz, avoine, amande : souvent sucrés, peu de calcium. Lait de riz : IG très élevé.
Choisir « sans sucres ajoutés » et « enrichi en calcium ».
Biscuits « diététiques »
Le mot « diététique » n'est pas réglementé. Souvent aussi sucrés et gras que les classiques.
1 pomme + 2 carrés de chocolat noir.
Pâtes à tartiner « noisettes »
Plus de 50 % de sucre + huile de palme. Les noisettes : une petite part.
Purée d'amande ou noisette pure sur pain complet.
Écouter son corps : faim, satiété, envie
La faim est physique (estomac vide, vertige, irritation). L'envie de manger peut venir de l'ennui, du stress, d'une habitude. Apprendre à les distinguer aide à manger ce dont on a vraiment besoin.
L'échelle de la faim et de la satiété
L'idéal : commencer à manger entre 3 et 4, s'arrêter entre 6 et 7.
Six gestes simples qui changent tout
Manger lentement
Au moins 20 minutes par repas. La satiété arrive avec ce délai.
Manger dans le calme
Sans télévision, sans téléphone, sans écran.
S'asseoir pour manger
Même un café ou une collation. Pas debout.
Faire 3 vrais repas
Ne pas sauter de repas (surtout pas le petit-déjeuner) pour éviter le grignotage.
Mâcher
Posez la fourchette entre chaque bouchée.
Un verre d'eau d'abord
Avant de grignoter : vraie faim, ou simple envie ?
Quand l'alimentation devient compliquée
Beaucoup de personnes vivent des relations difficiles avec la nourriture : manger sans faim, grignoter pour calmer une émotion, se sentir « hors de contrôle », ou s'imposer des règles strictes qui dérapent. Ce n'est ni un manque de volonté, ni un défaut de caractère. Cela se comprend, et cela se soigne.
Le cycle vicieux à connaître
Les régimes stricts et les interdits trop nombreux créent souvent l'effet inverse de ce qu'on cherche :
La clé : sortir de la logique « permis / interdit ». Aucun aliment n'est dangereux en soi. Ce sont la quantité, la fréquence et le contexte qui comptent.
Le grignotage émotionnel
Manger sans faim parce qu'on est fatigué, stressé, triste, en colère, ou par habitude (devant la télé).
Ce qui aide : repérer l'émotion, bouger, appeler quelqu'un, boire un verre d'eau, attendre 10 minutes.
Les crises d'hyperphagie
Manger en grande quantité, rapidement, avec sentiment de perte de contrôle, souvent en cachette, avec culpabilité.
Quand consulter : ≥ 1 crise/semaine pendant 3 mois. Traitements efficaces.
La restriction excessive
Règles strictes (« plus de gras », « jamais de glucides le soir »), compter chaque calorie, supprimer des groupes entiers.
Ce qui aide : réintégrer progressivement les aliments interdits. Un(e) diététicien(ne) peut accompagner.
L'obsession de la balance
Se peser plusieurs fois par jour, se regarder sans cesse, organiser sa journée autour de son poids.
Ce qui aide : 1 pesée/semaine max (même heure). Le tour de taille est souvent plus utile.
Le grignotage nocturne
Se lever la nuit pour manger, ou peu manger le jour puis beaucoup le soir. Lié au stress et au sommeil.
Ce qui aide : rééquilibrer la journée (3 repas), améliorer le sommeil, en parler si ça dure.
Le « tout ou rien »
« J'ai craqué, autant tout finir et recommencer demain. » Pensée fréquente qui alimente le cycle vicieux.
Ce qui aide : un écart ne fait pas tout basculer. On reprend au repas suivant, sans culpabilité.
Quand demander de l'aide ?
Parlez-en à un professionnel si : vous mangez en cachette avec culpabilité ; vous pensez à la nourriture toute la journée ; vous avez des crises au moins 1 fois par semaine depuis plus de 3 mois ; vous vous faites vomir ou prenez des laxatifs ; vos émotions guident vos repas ; ou cela impacte votre vie sociale. Bonne nouvelle : les troubles du comportement alimentaire se soignent. Le traitement de référence est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), parfois associée à un suivi diététique. Votre médecin traitant peut vous orienter.
Perdre du poids durablement
Les régimes restrictifs ne marchent pas à long terme. 95 % des personnes reprennent le poids perdu (et souvent plus) dans les 5 ans après un régime. La seule méthode efficace : un changement progressif et durable des habitudes.
Des objectifs réalistes
Les 5 piliers d'une perte de poids qui dure
Déficit calorique modéré
Réduire de 300 à 500 kcal/jour. Jamais sous 1 200 kcal/jour chez la femme, 1 500 chez l'homme. Restriction sévère = perte de muscle.
Garder assez de protéines
1 à 1,2 g/kg/jour pour protéger les muscles. Protéines à chaque repas (viande maigre, poisson, œufs, légumineuses).
Plus de fibres et de légumes
Les fibres rassasient et stabilisent la glycémie. 25 à 30 g/jour (légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses).
Bouger régulièrement
≥ 150 min d'endurance/sem + renforcement musculaire 2×/sem. Maintient muscles et métabolisme.
Soigner son rapport à la nourriture
Manger dans le calme, lentement, écouter la satiété, ne pas sauter de repas. Aussi important que le contenu de l'assiette.
Ce qui ne marche pas (ou mal)
Le jeûne intermittent : qu'en dit la science ?
Le jeûne intermittent consiste à alterner périodes de prise alimentaire et périodes de jeûne. Formes courantes : 16/8 (manger sur 8 h, jeûner 16 h) et 5:2 (manger normalement 5 jours, peu 2 jours). Source : méta-analyse British Medical Journal juin 2025, 97 essais contrôlés.
Ce qui est démontré
- Efficace pour perdre 2 à 5 kg en 6 mois.
- Légère amélioration du cholestérol, des triglycérides et de la glycémie.
- Avantage : simplicité (pas besoin de compter les calories), bonne observance pour certains.
Ce qu'il faut savoir
- Pas mieux qu'un régime classique à objectif égal.
- Risque de perdre du muscle si protéines insuffisantes.
- Risque de compulsions pendant la fenêtre de repas (effet « rattrapage »).
- Déconseillé chez : personnes âgées, femmes enceintes/allaitantes, enfants et adolescents, diabétiques sous insuline ou sulfamides, antécédents de troubles du comportement alimentaire.
Préparez votre consultation diététique
Remplissez le calculateur « Ma situation » (avec vos données de poids) puis générez un calendrier alimentaire à remplir pendant une semaine. Notez tout ce que vous mangez et buvez, puis apportez-le à votre rendez-vous : c'est un outil précieux pour Saïda afin de personnaliser votre accompagnement.
Tous ces conseils dans une fiche imprimable
Cette fiche de 5 pages reprend l'intégralité des conseils alimentaires (bases PNNS 4, faux amis, troubles du comportement alimentaire, perte de poids durable, jeûne intermittent) avec le carnet alimentaire à remplir pendant une semaine.
Bilan biologique de départ recommandé
- Glycémie à jeun, hémoglobine glyquée, bilan lipidique complet
- Numération formule sanguine, TSH, bilan hépatique
- Créatinine et fonction rénale
- Dépistage des apnées du sommeil (questionnaires de Berlin / Epworth)
Les complications de l'obésité et leur dépistage
Haute Autorité de Santé 2022 · Société de Pneumologie de Langue Française · questionnaires STOP-BANG et SCOFF validés
Pourquoi dépister ?
L'obésité augmente le risque de nombreuses maladies. La bonne nouvelle : la plupart se dépistent simplement et se traitent d'autant mieux qu'elles sont repérées tôt. Une perte de 5 à 10 % du poids améliore déjà nettement chacune d'elles. Cette page récapitule la surveillance recommandée et propose des auto-questionnaires pour préciser, avec votre médecin, les examens utiles.
Surveillance de la tension artérielle
L'hypertension artérielle est la complication la plus fréquente de l'obésité. Elle ne donne aucun symptôme : seule la mesure permet de la repérer.
Le bilan biologique recommandé
Ces examens de sang sont prescrits par votre médecin selon votre situation (Haute Autorité de Santé 2022). Voici les principaux et leur rythme habituel.
| Examen de sang | Ce qu'il dépiste | Pour qui | Rythme |
|---|---|---|---|
| Glycémie à jeun (± hémoglobine glyquée) | Prédiabète et diabète de type 2 | Tout adulte en situation d'obésité | Au bilan initial, puis 1 fois par an (plus souvent si prédiabète ou antécédents familiaux) |
| Bilan des graisses (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides) | Excès de cholestérol et de triglycérides | Tout adulte en situation d'obésité | Au bilan initial, puis tous les 3 ans si normal |
| Bilan du foie (transaminases, gamma-GT) + calcul du score FIB-4 | Maladie du foie gras (stéatose, fibrose) | Tout adulte en situation d'obésité | Au bilan initial, puis selon le résultat et l'évolution |
| Créatinine et fonction rénale | Retentissement sur les reins | Tout adulte, surtout si hypertension ou diabète | Au bilan initial, puis 1 fois par an si anomalie ou maladie associée |
| TSH (thyroïde) | Trouble thyroïdien | En cas de signes évocateurs | Si signe d'appel |
| Acide urique, ferritine | Goutte, surcharge en fer | Selon le contexte clinique | Selon le contexte |
Avant 45 ans sans facteur de risque, certains examens peuvent être espacés. Votre médecin adapte la prescription à votre situation personnelle.
Auto-questionnaire — Risque d'apnées du sommeil (STOP-BANG)
Les apnées du sommeil (arrêts respiratoires répétés la nuit) sont très fréquentes en cas d'obésité et souvent ignorées. Répondez par oui ou non — le score se calcule automatiquement. Ce questionnaire est validé et reconnu (il est un peu moins fiable si vous êtes diabétique).
Auto-questionnaire — Trouble du comportement alimentaire (SCOFF)
Les troubles du comportement alimentaire (compulsions, grignotage émotionnel) sont fréquents et se soignent. Ce questionnaire, recommandé par la Haute Autorité de Santé, aide à les repérer. Vos réponses restent confidentielles.
Auto-questionnaire — Humeur et moral (sur les 2 dernières semaines)
L'obésité et la dépression s'entretiennent souvent mutuellement. Ces 2 questions repèrent un possible épisode dépressif.
Les complications à connaître, de la plus à la moins fréquente
Une fois les questionnaires remplis, générez un document de synthèse à apporter à votre médecin :
Ces auto-questionnaires sont des outils d'orientation, pas un diagnostic. Un résultat rassurant n'exclut pas une maladie, et un résultat à risque ne signifie pas que vous êtes malade. Seul votre médecin peut interpréter ces résultats et prescrire les examens nécessaires.
Mon parcours de soins personnalisé
Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®, JORFTEXT000054238200) · arrêté du 10 juin 2026 (Wegovy®, JORFTEXT000054144081) · ANSM 2025 · HAS 2022
Votre parcours de soins repose sur deux volets complémentaires. Le premier — l'accompagnement non médicamenteux — est le socle indispensable pour tout le monde, quel que soit votre IMC. Le second — les médicaments et la chirurgie — vient en complément, seulement pour certaines situations. Le calculateur ci-dessous précise ce qui peut vous être proposé.
Volet 1 — Accompagnement non médicamenteux Socle pour tous
La base de toute prise en charge, à poursuivre même si un médicament ou une chirurgie est ajouté. C'est ce qui ancre les résultats dans la durée.
Volet 2 — Médicaments & chirurgie Selon situation
Proposés en complément du socle, lorsque l'IMC et les maladies associées le justifient. Jamais à la place de l'accompagnement non médicamenteux.
Le calculateur ci-dessous vous aide à situer le volet 2 dans votre cas (indication, remboursement). Le volet 1 reste recommandé dans tous les cas.
Calculateur — médicaments & chirurgie : indication et remboursement
Renseignez votre situation pour connaître le traitement éventuellement recommandé, le remboursement possible et l'indication de la chirurgie bariatrique. Vos données saisies dans « Ma situation » sont reprises automatiquement.
Saisir poids et taille pour calcul automatique, ou cocher directement la tranche d'IMC.
🔴Traitement non indiqué
L'IMC est insuffisant et/ou les comorbidités requises sont absentes. Les critères de prescription AMM ne sont pas réunis.
Orienter vers une prise en charge nutritionnelle et physique de première intention (HAS 2022).
🟡Prise en charge à compléter
Critères IMC/comorbidité remplis, mais la prise en charge nutritionnelle préalable est insuffisante ou non documentée.
- Recommandée : ≥ 6 mois bien conduite
- Adresser chez Saïda Chajaï Karoumi — 06 51 41 28 83
🟠Prescription possible — Non remboursé
Votre médecin traitant peut prescrire un traitement (AMM). Reste entièrement à votre charge.
- Wegovy®, Mounjaro® ou Saxenda® selon profil
- Coût : 180 à 300 €/mois
- Renseignez-vous auprès de votre mutuelle
🟢Indiqué et remboursé à 65 %
Prescription initiale réservée aux structures niveaux 2–3 :
- CSO — CHU de Lille — 03 20 44 42 73
- GHICL Saint-Philibert, Lomme
- Endocrinologue lié à un CSO
- SMR spécialisé (CETRADIM, Les Peupliers…)
- Médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe »
Renouvellement possible par votre médecin traitant. Arrêté du 10/06/2026.
🔵Chirurgie bariatrique à évaluer
Votre indice de masse corporelle dépasse les seuils d'indication chirurgicale. Une évaluation dans un centre spécialisé est recommandée.
- Indice ≥ 40, ou ≥ 35 + maladie associée grave
- Après échec de la prise en charge médicale ≥ 6 mois
- Publics : CHU de Lille (03 20 44 42 73), Hôpital Saint-Philibert à Lomme, CH de Roubaix
- Privés : Hôpital privé La Louvière (Lille), Clinique de la Victoire (Tourcoing)
- Décision en réunion pluridisciplinaire — suivi à vie requis
💉Mounjaro® remboursé dans le diabète
Votre patient présente un diabète de type 2. Indépendamment de l'obésité, Mounjaro® est remboursé dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé.
- Prescription possible par le médecin traitant (pas de restriction de niveau)
- En association : metformine seule, ou metformine + sulfamide, ou metformine + insuline basale
- Document de pertinence à renseigner (téléservice Assurance Maladie)
Sources réglementaires
Arrêté du 10 juin 2026 (en vigueur le 15 juin 2026, abrogeant l'arrêté du 23 mai 2026) — Mounjaro® (JORFTEXT000054238200) · Wegovy® (JORFTEXT000054144081) · Avis HAS n°2025.0075 du 18 décembre 2025.
Traitements médicamenteux de l'obésité
Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®) · arrêté du 10 juin 2026 (Wegovy®) · ANSM 2025 · HAS décembre 2024
Pourquoi un médicament en plus des règles hygiéno-diététiques ?
L'obésité n'est pas qu'une affaire de volonté ou d'alimentation : c'est une maladie chronique dans laquelle le corps défend activement son poids, comme il défend sa température. Quand on perd du poids par les règles hygiéno-diététiques (alimentation + activité physique) seules, plusieurs mécanismes biologiques se mettent en place pour récupérer le poids perdu. C'est ce qui explique pourquoi 95 % des régimes échouent à long terme, et pourquoi un médicament peut être nécessaire chez certaines personnes pour neutraliser ces mécanismes de défense.
Les 3 mécanismes par lesquels le corps lutte contre la perte de poids
Sources : Sumithran P et al., NEJM 2011 · Rosenbaum M et Leibel RL, Int J Obes 2010 · Greenway FL, Int J Obes 2015 (revue).
Comment notre corps régule-t-il son poids ?
Le poids corporel est piloté par un dialogue permanent entre le cerveau et le tube digestif. À chaque repas, l'intestin envoie des messages chimiques (des hormones) au cerveau pour lui dire « j'ai assez mangé ». Entre les repas, l'estomac envoie d'autres messages pour dire « j'ai faim ». Les médicaments anti-obésité agissent sur ces hormones.
L'axe cerveau-intestin : un dialogue hormonal
Comment agissent les médicaments anti-obésité (Wegovy®, Mounjaro®) ?
Les médicaments comme le sémaglutide (Wegovy®) et le tirzépatide (Mounjaro®) sont des imitateurs des hormones intestinales de la satiété. Injectés une fois par semaine, ils agissent au même endroit que les hormones naturelles GLP-1 (et GIP pour le tirzépatide), mais avec un effet beaucoup plus long et plus intense. Ils neutralisent les 3 mécanismes de défense du corps décrits plus haut.
Pourquoi le médicament aide quand les RHD seules ne suffisent pas
Lecture du schéma : avec les règles hygiéno-diététiques seules, une personne perd typiquement 5 à 7 % de son poids initial en 6 mois — puis le poids remonte progressivement à cause des 3 mécanismes de défense du corps. Avec un médicament ajouté, on obtient une perte plus importante (10 à 20 %) et surtout on évite le rebond, à condition de poursuivre le traitement.
Les classes thérapeutiques disponibles ou attendues
Agoniste GLP-1
Sémaglutide — Wegovy®
Imite uniquement le GLP-1. Injection hebdomadaire sous-cutanée. Perte moyenne attendue : 10 à 15 % du poids initial à 1 an. Remboursé en France depuis le 15 juin 2026.
Co-agoniste GLP-1 + GIP
Tirzépatide — Mounjaro®
Imite deux hormones en même temps (GLP-1 + GIP). Effet plus puissant. Perte attendue : 15 à 22 % du poids à 1 an. Aussi indiqué dans le diabète de type 2 (prescription libre par le médecin traitant).
Triple agoniste — à venir
Retatrutide (en évaluation)
Imite trois hormones (GLP-1 + GIP + glucagon). Essais de phase 3 en cours. Pertes attendues encore plus élevées. Pas encore commercialisé en France.
Le message à retenir
Ces médicaments ne sont pas magiques : ils complètent les règles hygiéno-diététiques sans les remplacer. L'alimentation équilibrée, l'activité physique et le suivi pluriprofessionnel restent indispensables. Le médicament aide à neutraliser les mécanismes biologiques qui s'opposent à la perte de poids, mais c'est le changement durable des habitudes qui consolide les résultats. Quand le traitement est arrêté, les hormones reviennent à leur état antérieur et le poids remonte le plus souvent — d'où la notion de traitement chronique, comme pour l'hypertension ou le diabète.
Remboursement effectif depuis le 15 juin 2026
Arrêté du 10 juin 2026 (JO du 12 juin, en vigueur le 15 juin 2026) : Wegovy® et Mounjaro® remboursés à 65 % pour IMC ≥ 40, ou IMC ≥ 35 + comorbidité éligible, après échec d'une prise en charge nutritionnelle. Prescription initiale réservée aux niveaux 2–3 et aux parcours coordonnés renforcés « Obésité complexe ». Prix en officine inchangé — le reste à charge demeure élevé.
Cas particulier — Mounjaro® chez le patient diabétique de type 2
Indépendamment de l'obésité, Mounjaro® (tirzépatide) est remboursé dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément du régime et de l'activité physique. Dans cette indication, la prescription est ouverte à tout médecin, y compris le médecin traitant (pas de restriction aux centres de niveaux 2–3, contrairement à l'indication « contrôle du poids »).
Schémas remboursés : bithérapie avec la metformine, ou trithérapie (metformine + sulfamide hypoglycémiant, ou metformine + insuline basale). Le prescripteur renseigne un document de pertinence via le téléservice de l'Assurance Maladie. Arrêté du 10 juin 2026 — Mounjaro® (tirzépatide).
Médicaments disponibles en France
| Médicament | Molécule | Voie / fréquence | Indication AMM | Remboursement AM | Prix/mois estimé |
|---|---|---|---|---|---|
| Wegovy® Novo Nordisk | Sémaglutide 2,4 mg | Injection s.c. hebdomadaire | IMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbidité | 65 % depuis 15/06/26 IMC ≥ 40 ou ≥ 35 + comorbidité Prescription initiale niveaux 2–3 | ~180–260 € Prix non réduit |
| Mounjaro® Eli Lilly | Tirzépatide | Injection s.c. hebdomadaire | Obésité (IMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbidité) et diabète de type 2 | 65 % depuis 15/06/26 Obésité : conditions niveaux 2–3 (comme Wegovy®) Diabète de type 2 : remboursé, prescription par tout médecin | ~200–300 € |
| Saxenda® Novo Nordisk | Liraglutide 3 mg | Injection s.c. quotidienne | IMC ≥ 30 ou ≥ 27 + comorbidité | Non remboursé | ~180–240 € |
Conditions de prescription et de remboursement
Tout médecin peut prescrire un analogue GLP-1 pour l'obésité (ANSM, arrêté 23 juin 2025) sous réserve des conditions AMM :
- IMC ≥ 30 kg/m² OU IMC ≥ 27 kg/m² + au moins une comorbidité liée au poids
- En 2e intention — après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite (≥ 6 mois recommandé)
- En complément : régime hypocalorique + activité physique accrue
- Réévaluation à 16 semaines : arrêt si perte de poids < 5 %
Prescrire ≠ Rembourser. Votre médecin traitant peut prescrire le traitement, mais le remboursement à 65 % nécessite une prescription initiale d'un médecin de niveau 2 ou 3. Le médecin traitant peut ensuite assurer le renouvellement remboursé.
Critères patients (indication « contrôle du poids ») :
- IMC ≥ 40 kg/m² sans comorbidité, OU
- IMC ≥ 35 kg/m² + au moins une comorbidité de la liste officielle
- Après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite (moins de 5 % de perte de poids à 6 mois), en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique
- Chez l'adulte (18 ans ou plus)
Prescripteur habilité pour la prescription initiale (niveaux de recours 2 et 3) :
- Médecin spécialiste en endocrinologie-diabétologie-nutrition, médecin compétent en nutrition (DESC, FST ou VAE nutrition), ou chirurgien bariatrique (DIU de chirurgie de l'obésité), exerçant dans un Centre Spécialisé de l'Obésité (CSO), une structure SMR « gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition » ou un CHU
- Médecin coordinateur d'un Parcours Coordonné Renforcé (PCR) « Obésité complexe »
- Endocrinologue exerçant en lien avec un CSO (charte ou activité partielle en CSO)
Renouvellement : peut être effectué par tout médecin, y compris le médecin traitant.
Le prescripteur initial doit renseigner un document de pertinence via le téléservice de l'Assurance Maladie : prescripteur habilité, patient de 18 ans ou plus, IMC ≥ 35 + comorbidité ou ≥ 40, et échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite.
En plus de l'indication « contrôle du poids », Mounjaro® (tirzépatide) est remboursé dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé par le régime et l'activité physique. Dans cette indication, il n'y a pas de restriction de prescripteur : tout médecin, y compris le médecin traitant, peut le prescrire et le faire rembourser.
Schémas thérapeutiques remboursés :
- Bithérapie : Mounjaro® + metformine
- Trithérapie : Mounjaro® + metformine + sulfamide hypoglycémiant
- Trithérapie : Mounjaro® + metformine + insuline basale
Le prescripteur renseigne un document de pertinence des prescriptions via le téléservice de l'Assurance Maladie (indiquant que le patient a 18 ans ou plus, est atteint d'un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, et que le médicament est prescrit dans l'un des schémas ci-dessus).
Arrêté du 10 juin 2026 (Mounjaro®) — Légifrance- Diabète de type 2
- Hypertension artérielle nécessitant un traitement médicamenteux
- Hypertriglycéridémie > 5 g/L résistante au traitement habituel (mesures nutritionnelles incluses)
- Stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou fibrose hépatique, jusqu'au stade de cirrhose Child A (après accord de l'hépatologue) — la stéatose isolée n'est pas retenue
- Syndrome des ovaires polykystiques chez la femme en âge de procréer
- Infertilité masculine ou féminine avec projet d'assistance médicale à la procréation (sur proposition de l'équipe d'AMP)
- Maladie rénale chronique jusqu'au stade d'insuffisance rénale modérée (3A ou 3B, après avis du néphrologue) ; voire insuffisance rénale sévère ou terminale avec projet de transplantation (décision collégiale)
- Syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) avec index ≥ 15/h
- Asthme sévère lié à l'obésité (après avis pneumologue / ORL / allergologue)
- Lombalgies chroniques, coxarthrose, gonarthrose invalidantes documentées (après avis rhumatologue / orthopédiste)
- Incontinence urinaire invalidante résistante (après confirmation par un gynécologue ou un urologue)
- Hernie pariétale ou éventration symptomatique nécessitant une perte de poids avant chirurgie
- Hypertension intracrânienne idiopathique résistante à une prise en charge neurologique bien conduite
- Handicap moteur avec ou sans paraplégie (après avis d'un médecin de médecine physique et de réadaptation ou d'un neurologue)
Source : annexe de l'arrêté du 10 juin 2026. L'IMC pris en compte est celui à l'initiation du traitement.
- Glycémie à jeun, HbA1c
- Bilan lipidique complet (triglycérides, LDL, HDL)
- Créatinine sérique, DFG estimé — CI si DFG < 15 mL/min
- NFS, TSH, bilan hépatique (ASAT, ALAT, GGT)
- Test de grossesse — CI absolue pendant grossesse et allaitement
- ATCD de carcinome médullaire thyroïdien (CMT) ou NEM2 — CI absolue
Effets indésirables fréquents : nausées, vomissements, diarrhée, constipation — surtout en début de traitement et lors des paliers de dose. S'améliorent progressivement. Prendre avec un repas léger.
CI absolues : grossesse, allaitement, CMT ou NEM2 personnel/familial, insuffisance rénale sévère (DFG < 15 mL/min).
Précaution : antécédent de pancréatite aiguë. Surveillance thyroïdienne en cours (ANSM 2025).
Arrêt si : perte de poids < 5 % à 16 semaines.
- Sites : abdomen, cuisse ou bras — alterner à chaque injection
- Conservation : réfrigérateur (2–8°C) avant ouverture ; après ouverture, à température ambiante ≤ 30°C selon durée indiquée
- Stylos usagés : collecteur DASRI (pharmacie) — jamais dans la poubelle ordinaire
- Oubli : si < 5 jours (Wegovy/Mounjaro), faire l'injection dès que possible ; sinon attendre la date habituelle
Point clé pour le médecin généraliste
Vous pouvez prescrire ces traitements (AMM — tout médecin depuis juin 2025). Pour que votre patient bénéficie du remboursement à 65 %, adressez-le en niveau 2–3 pour la prescription initiale. Vous pouvez ensuite assurer le renouvellement remboursé.
Programme GPS O & ETP Obésité
Expérimentation Article 51 LFSS 2018 — Mené à la MSP du Triolo
Qu'est-ce que GPS O ?
Programme d'accompagnement pluriprofessionnel sur 2 ans. Bilan initial, 8 séances collectives (diét., psychologue, enseignant APA), puis 3 consultations de suivi. Objectif : changements de comportement durables.
Bilan initial pluriprofessionnel
Bilan médical (comorbidités) + bilan motivationnel (histoire pondérale, freins/leviers au changement).
Programme d'éducation (8 séances collectives)
Estime de soi, auto-efficacité, faim/satiété, information nutritionnelle pratique, réinitiation au mouvement. Ou 8 consultations individuelles selon le bilan.
Suivi sur 2 ans
3 consultations de suivi pour maintenir les changements et orienter vers les structures du territoire.
Chirurgie bariatrique
Recommandations HAS 2022–2024 — Arrêté du 10 juin 2026 (comorbidités)
Indications (HAS 2022 — liste comorbidités identique à l'arrêté du 10 juin 2026)
- IMC ≥ 40 kg/m², ou
- IMC ≥ 35 kg/m² + au moins une comorbidité (liste ci-dessus dans section GLP-1), ou
- IMC 30–35 + DT2 non contrôlé (après 12 mois pluridisciplinaire — HAS 2022)
- Après échec prise en charge médicale ≥ 6 mois. Accord pluridisciplinaire. Absence de CI psychiatriques/toxiques sévères.
| Technique | Mécanisme | Perte de poids | Remarque |
|---|---|---|---|
| Sleeve gastrectomie | Restriction (résection 80 % estomac) | −25 à −30 % | Technique la + fréquente en France |
| Bypass gastrique en Y | Restriction + malabsorption | −30 à −40 % | Référence si DT2 associé |
| Dérivation biliopancréatique | Malabsorption prédominante | −40 à −50 % | Obésités très sévères |
| Restriction ajustable | Variable | Très peu utilisé (complications) |
Suivi à vie
Chirurgie = engagement à vie. Carences fréquentes (fer, B12, vitD, calcium). Supplémentation systématique. Suivi médecin traitant + spécialiste + diététicienne.
Rééducation nutritionnelle et activité physique adaptée
Haute Autorité de Santé 2022 · Dispositif « sport sur ordonnance »
L'activité physique adaptée — un pilier du traitement
L'activité physique fait partie intégrante de la prise en charge, au même titre que l'alimentation. L'objectif est d'au moins 150 minutes par semaine d'activité d'intensité modérée (marche rapide, vélo, natation), complétées par du renforcement musculaire 2 fois par semaine. Votre médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée (dispositif « sport sur ordonnance »), encadrée par un enseignant spécialisé. Réduisez aussi le temps assis : levez-vous et bougez toutes les 2 heures.
Structures de rééducation nutritionnelle
Clinique Les Peupliers
222 lits de soins médicaux et de réadaptation — hospitalisation complète (environ 3 semaines) ou de jour. Indice de masse corporelle ≥ 30 avec maladies associées. Prise en charge par l'Assurance Maladie. Gymnase, balnéothérapie, cuisine thérapeutique.
clinique-peupliers.comCETRADIM — CH de Roubaix
Centre d'éducation thérapeutique du diabète et des maladies de la nutrition. Hospitalisation de jour, consultations, hôpital de semaine. Programmes individuels et en groupe.
ch-roubaix.frStructures spécialisées — Métropole lilloise
Sources : Agence Régionale de Santé Hauts-de-France 2025 · obesite-hdf.fr · CHU Lille · GHICL · Ramsay Santé
Centres spécialisés de l'obésité (prise en charge médicale et prescription remboursée)
La prescription initiale remboursée des médicaments contre l'obésité (Wegovy®, Mounjaro®) peut être faite par tout médecin exerçant dans une structure de niveau 2 ou 3 prenant en charge l'obésité : centre spécialisé, centre hospitalier, service de soins médicaux et de réadaptation spécialisé, par les endocrinologues libéraux en lien avec un centre spécialisé (ils n'ont pas besoin d'exercer à l'hôpital), ainsi que par les médecins coordinateurs d'un Parcours Coordonné Renforcé « Obésité complexe » (arrêté du 10 juin 2026). Voici les principales structures de la métropole et des environs.
Centre Spécialisé Obésité — CHU de Lille
Centre spécialisé de l'obésité du CHU de Lille — référence régionale de niveau 3. Centre européen d'excellence. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.
chirurgieobesitelille.comCentre de l'Obésité — Hôpital Saint-Philibert (GHICL)
Centre de l'obésité et du surpoids Lille Métropole, labellisé par l'Agence Régionale de Santé (niveau 2). Équipe pluridisciplinaire complète. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.
saintphilibert-lomme.frCETRADIM — Centre Hospitalier de Roubaix
Unité médico-chirurgicale d'obésité labellisée par l'Agence Régionale de Santé. Centre d'éducation thérapeutique du diabète et des maladies de la nutrition. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.
ch-roubaix.frCeLiOBe — Hôpital privé La Louvière (Lille)
Centre de prise en charge de l'obésité. Équipe pluriprofessionnelle (endocrinologues, nutritionniste, chirurgiens, diététiciens, psychologues). Prescription initiale des médicaments remboursés possible.
ramsaysante.frClinique de la Victoire — Tourcoing
Filière « Nutrition Obésité ». Prise en charge médicale et chirurgicale de l'obésité, équipe pluriprofessionnelle. Possibilité de prescription initiale remboursée selon le profil du médecin.
ramsaysante.frClinique Les Peupliers — Villeneuve d'Ascq
Soins médicaux et de réadaptation spécialisés en nutrition et obésité. Un médecin de cette structure (niveau 2) peut réaliser la prescription initiale remboursée.
clinique-peupliers.comCentre Hospitalier de Valenciennes
Centre spécialisé de l'obésité (environ 50 min de Lille). Prise en charge médicale et chirurgicale de l'obésité sévère ou compliquée. Prescription initiale des médicaments remboursés possible.
ch-valenciennes.frEndocrinologues de ville en lien avec un centre spécialisé
Un endocrinologue libéral n'a pas besoin d'exercer à l'hôpital pour réaliser la prescription initiale remboursée des médicaments contre l'obésité : il lui suffit de travailler en lien avec un centre spécialisé de l'obésité. Demandez à votre médecin traitant de vous orienter, ou recherchez un endocrinologue sur l'annuaire de l'Assurance Maladie ou sur obesite-hdf.fr.
Annuaire AmeliObésité Hauts-de-France
Annuaire complet des structures spécialisées et des professionnels (dont les endocrinologues libéraux liés à un centre spécialisé). Permet d'identifier toutes les structures de niveaux 2–3 pour la prescription remboursée.
obesite-hdf.frCentres de chirurgie bariatrique — publics et privés
La chirurgie de l'obésité (sleeve gastrectomie, bypass gastrique, anneau ajustable) est toujours décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire, après un bilan complet et un suivi médical préalable. Voici les principaux centres de la métropole lilloise et des environs.
CHU de Lille — Chirurgie de l'obésité
Centre de référence régional (équipe du Professeur François Pattou). Sleeve, bypass, dérivation biliopancréatique, techniques innovantes. Chirurgie des cas complexes et reprises chirurgicales.
chirurgieobesitelille.comHôpital Saint-Philibert (GHICL) — Chirurgie viscérale
Chirurgie bariatrique : anneau gastrique, sleeve gastrectomie, bypass et mini-bypass. Parcours préparatoire complet et suivi pluridisciplinaire.
ghicl.frCentre Hospitalier de Roubaix (CETRADIM)
Chirurgie de l'obésité depuis 2013. Semaine d'hospitalisation préparatoire (éducation, bilan pré-opératoire) et suivi des patients opérés, intégralement pris en charge.
ch-roubaix.frCeLiOBe — Hôpital privé La Louvière (Lille)
Centre de prise en charge de l'obésité. Préparation comportementale et diététique en groupe, hospitalisation courte pour le bilan, réunion de concertation dédiée. Anneau, sleeve, bypass gastrique.
ramsaysante.frClinique de la Victoire — Tourcoing
Filière chirurgie de l'obésité (chirurgiens viscéraux spécialisés). Bilan, chirurgie bariatrique et suivi. À contacter pour les modalités et les délais.
ramsaysante.frCentre Hospitalier de Valenciennes
Centre spécialisé de l'obésité (à environ 50 min de Lille). Prise en charge médicale et chirurgicale globale pour l'obésité sévère (indice ≥ 40) ou compliquée (indice ≥ 35).
ch-valenciennes.frPour une rééducation nutritionnelle en hospitalisation (sans chirurgie), la Clinique Les Peupliers à Villeneuve d'Ascq (109 rue d'Hem) propose des séjours en soins médicaux et de réadaptation. Demandez conseil à votre médecin traitant pour choisir le centre le plus adapté à votre situation et à vos délais.
Fiches d'information patients — Adulte
Mon enfant est-il en surpoids ou en obésité ?
Renseignez l'âge, la taille et le poids de votre enfant (3 à 17 ans). Vous obtenez une réponse claire basée sur les courbes de corpulence officielles françaises.
Surpoids et obésité de l'enfant
Dépistage précoce, prise en charge pluridisciplinaire, Mission : Retrouve ton cap. 100 % pris en charge à partir de 3 ans.
Ma situation — mon enfant est-il en surpoids ou en obésité ?
Seuils IOTF (International Obesity Task Force) · Courbes françaises HAS 2022 · PNNS · Société Française de Pédiatrie
Comment les seuils sont-ils calculés pour l'enfant ?
Les seuils IOTF (publiés par Cole et al., British Medical Journal 2000) sont les valeurs de l'indice de masse corporelle à chaque âge qui correspondent, à 18 ans, aux valeurs adultes de surpoids (25 kg/m²) et d'obésité (30 kg/m²). Ces seuils sont différents pour les garçons et les filles, et varient entre 3 et 18 ans. Ils constituent la référence internationale utilisée en France, avec les courbes du carnet de santé (97e percentile). Seul un médecin peut interpréter ces résultats dans le contexte de la croissance globale de l'enfant.
Parcours de soins de l'enfant
Haute Autorité de Santé 2022 · Programme National Nutrition Santé · Décret n°2022-1394 du 31 octobre 2022
Premier recours
Maison de Santé du Triolo — Médecin traitant + Diététicienne. Dépistage, surveillance de la courbe de corpulence, conseils, accompagnement de la famille.
Programme dédié
« Mission : Retrouve ton cap » — bilans pluridisciplinaires et séances de suivi. 100 % pris en charge par l'Assurance Maladie, de 3 à 12 ans.
Spécialisé pédiatrique
Service de pédiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire de Lille. Obésités complexes ou sévères, adolescents de plus de 12 ans.
Comment évaluer le surpoids chez l'enfant ?
On surveille les courbes de corpulence du carnet de santé à chaque consultation. Un signal d'alerte est le rebond d'adiposité précoce (avant l'âge de 5 ans au lieu de 6 ans), ou un changement rapide de couloir vers le haut sur la courbe. L'indice de masse corporelle seul ne suffit pas — l'évolution dans le temps est tout aussi importante.
Dépistage et évaluation
Surveillance systématique de la courbe de corpulence. Évaluation multidimensionnelle : comportements alimentaires de l'enfant et de la famille, temps d'écran, activité physique, qualité du sommeil, bien-être psychologique, dynamique familiale. Recherche d'une cause secondaire (hypothyroïdie, syndrome de Cushing) si nécessaire.
Prise en charge nutritionnelle et activité physique
Conseils nutritionnels adaptés à l'âge de l'enfant et à sa famille, consultation chez Saïda Chajaï Karoumi (diététicienne — 06 51 41 28 83). Pas de régime restrictif chez l'enfant. L'objectif n'est pas de faire maigrir mais de stabiliser le poids pendant la croissance et de changer les habitudes durablement pour toute la famille.
Programme « Mission : Retrouve ton cap » (3 à 12 ans)
Prescrit par le médecin de l'enfant (généraliste, pédiatre, médecin scolaire ou de la Protection Maternelle et Infantile). Bilans diététique, psychologique et d'activité physique, puis jusqu'à 18 séances de suivi sur 2 ans. Pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais. Mis en œuvre à la Maison de Santé du Triolo.
Orientation spécialisée (obésité complexe ou enfant de plus de 12 ans)
Obésités sévères, compliquées ou résistantes : orientation vers le service de pédiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire de Lille (Hôpital Jeanne de Flandre) ou l'Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Pour les adolescents de 12 ans et plus, les médicaments Saxenda® et Wegovy® disposent d'une autorisation de mise sur le marché pour cette tranche d'âge, sur avis spécialisé.
Les complications de l'obésité de l'enfant et leur dépistage
Haute Autorité de Santé 2022 (enfant et adolescent) · Société Française de Pédiatrie
Chez l'enfant, on ne sur-dépiste pas
Contrairement à l'adulte, on ne fait pas de bilan sanguin systématique chez l'enfant. Les examens sont ciblés, décidés par le médecin selon les antécédents familiaux, la sévérité de l'obésité et son évolution. La première complication chez l'enfant est souvent psychologique et sociale (souffrance, harcèlement, baisse de l'estime de soi) — il faut y être très attentif.
Surveillance de la tension artérielle
La tension doit être mesurée à chaque consultation avec un brassard adapté à la taille du bras de l'enfant. Chez l'enfant, il n'y a pas de chiffre unique : la tension normale dépend de l'âge, du sexe et de la taille. Le médecin compare la mesure aux courbes de référence pédiatriques.
Le bilan biologique — ciblé, non systématique
D'après la Haute Autorité de Santé 2022, le bilan sanguin n'est demandé que dans certaines situations, sans urgence.
| Examen | À partir de quel âge | Quand le proposer | Rythme |
|---|---|---|---|
| Tension artérielle | Dès le plus jeune âge | À chaque consultation, avec un brassard adapté. Tension élevée si au‑dessus du 90e percentile pour l'âge, le sexe et la taille (ou ≥ 120/80 chez l'adolescent) | À chaque consultation |
| Bilan du foie (transaminases) | À tout âge si obésité installée | Pour dépister la maladie du foie gras (stéatose), fréquente dès l'enfance | Selon le résultat et l'évolution |
| Bilan des graisses (cholestérol, triglycérides) | Dès qu'il existe un antécédent familial | En cas d'antécédent familial de cholestérol élevé ou de maladie cardiovasculaire précoce | Si normal : contrôle tous les 2 à 3 ans, ou plus tôt si la corpulence augmente |
| Glycémie à jeun (± hémoglobine glyquée) | À partir de 10 ans ou au début de la puberté | Seulement en présence de facteurs de risque : obésité sévère, antécédents familiaux de diabète de type 2, ou signes d'insulinorésistance (marques brunes au cou et aux aisselles, l'acanthosis nigricans). Le diabète de type 2 avant la puberté reste rare | Tous les 2 à 3 ans si normal |
Il n'y a pas de bilan sanguin systématique chez l'enfant : ces examens sont décidés par le médecin selon l'âge, les antécédents familiaux et la sévérité. Après 15 ans, selon le développement de l'adolescent, on peut se référer aux recommandations de l'adulte.
Repérer les apnées du sommeil de l'enfant
Chez l'enfant, on n'utilise pas de score chiffré comme chez l'adulte. On recherche des signes d'alerte. Cochez ce que vous observez chez votre enfant — un message d'orientation s'affichera.
Les complications à connaître chez l'enfant, de la plus à la moins fréquente
Générez un document de synthèse à apporter à la consultation :
Ces repères sont des outils d'orientation, pas un diagnostic. Seul le médecin de votre enfant peut interpréter ces éléments dans le contexte de sa croissance et prescrire les examens nécessaires.
Programme « Mission : Retrouve ton cap »
Décret n°2022-1394 du 31 octobre 2022 · Ameli.fr 2025 · Haute Autorité de Santé 2022
100 % remboursé — Sans avance de frais
Dispositif national généralisé dans toute la France depuis 2023, pour les enfants de 3 à 12 ans en surpoids, en obésité non complexe ou à risque de le devenir. Il est prescrit par le médecin traitant de l'enfant, puis réalisé dans une structure de proximité référencée — comme la Maison de Santé du Triolo.
Comment votre enfant peut-il en bénéficier ?
Le médecin traitant de votre enfant est le point d'entrée dans le dispositif. Il peut s'agir de votre médecin généraliste, d'un pédiatre, d'un médecin de protection maternelle et infantile (PMI) ou d'un médecin scolaire — quel que soit l'endroit où il exerce.
La liste complète des structures référencées est consultable dans votre espace assuré sur ameli.fr.
La Maison de Santé du Triolo, structure référencée près de chez vous
Si vous choisissez la Maison de Santé du Triolo pour réaliser le programme de votre enfant, une équipe pluriprofessionnelle l'accompagne, en lien permanent avec son médecin traitant.
Qui peut en bénéficier ?
- Enfants de 3 à 12 ans révolus
- En surpoids ou obésité (indice de masse corporelle ≥ seuil IOTF 25 ou ≥ 97e percentile des courbes françaises)
- Et/ou présentant un rebond d'adiposité précoce (avant 5 ans) ou une montée rapide de la courbe de corpulence
Une ascension continue depuis la naissance nécessite un avis spécialisé pédiatrique.
Le programme en détail
3 bilans initiaux (une seule fois)
Bilan diététique avec Saïda Chajaï Karoumi — systématique pour tous.
Bilan psychologique — selon les besoins.
Bilan d'activité physique — selon les besoins.
Jusqu'à 18 séances de suivi sur 2 ans
Séquences de 6 séances, renouvelables 2 fois sur ordonnance médicale. Séances nutritionnelles et/ou psychologiques selon les besoins de l'enfant et de la famille.
Le médecin traitant de votre enfant
Il évalue l'enfant, fait le point avec la famille et rédige l'ordonnance dédiée au programme (disponible sur Amelipro ou en version classique), puis vous oriente vers la structure de votre choix. N'oubliez pas le carnet de santé de l'enfant.
Bilans à la Maison de Santé du Triolo
Bilan diététique avec Saïda Chajaï Karoumi (systématique), puis bilan psychologique et d'activité physique selon les résultats. La famille est associée dès cette étape.
Séances de suivi
Séances nutritionnelles, psychologiques ou mixtes selon les besoins. La famille participe activement — les changements d'habitudes concernent tout le foyer, pas seulement l'enfant.
Suivi médical et renouvellement si nécessaire
Consultations médicales régulières pour surveiller la courbe de corpulence. Le programme peut être renouvelé jusqu'à 2 fois (18 séances au total sur 2 ans).
Prise en charge au cabinet de la Maison de Santé
Consultation médicale
Votre médecin traitant évalue la courbe de corpulence, recherche les maladies associées, pose le diagnostic, prescrit le programme « Mission : Retrouve ton cap » et oriente vers une structure spécialisée si nécessaire. Consultation avec les parents sur rendez-vous auprès du médecin traitant de l'enfant.
Saïda Chajaï Karoumi — Diététicienne enfant
Bilan alimentaire complet, conseils personnalisés adaptés à l'âge et à la famille, éducation aux comportements alimentaires. Les séances sont remboursées dans le cadre du programme « Mission : Retrouve ton cap ».
06 51 41 28 8390 bis rue Yves Decugis, 59650 Villeneuve d'Ascq
Alimentation de l'enfant
Programme National Nutrition Santé 4 (2019–2023) · Haute Autorité de Santé 2022 · Société Française de Pédiatrie · Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation (ANSES) 2024 · Organisation Mondiale de la Santé
Principe fondamental — pas de régime restrictif !
Les régimes hypocaloriques stricts sont contre-indiqués chez l'enfant et l'adolescent : ils perturbent la croissance osseuse, favorisent les troubles du comportement alimentaire, et créent un rapport négatif durable à la nourriture. L'objectif est la stabilisation pondérale pendant la croissance, c'est-à-dire garder le même poids pendant que l'enfant grandit. Les habitudes alimentaires se changent pour toute la famille, pas seulement pour l'enfant.
Les repas — structure et composition
Structure des repas (tous âges)
Laitage (yaourt nature ou verre de lait) + fruit frais entier + féculent complet (tartine de pain complet, flocons d'avoine). Éviter les céréales sucrées et les viennoiseries.
½ assiette de légumes + ¼ de féculents complets + ¼ de protéines (viande maigre, poisson, œufs, légumineuses) + laitage + eau. Un seul féculent par repas.
Fruit frais + laitage nature. Ou tartine de pain complet + fromage. Éviter les barres chocolatées, gâteaux industriels, sodas et jus de fruits.
Portions recommandées par âge
| Aliment | 3–6 ans | 7–12 ans |
|---|---|---|
| Féculents cuits | 4–5 c. à soupe | 5–7 c. à soupe |
| Légumes | À chaque repas | À chaque repas |
| Viande / poisson / œuf | 40–50 g (1 fois/jour) | 60–80 g (1 fois/jour) |
| Laitages | 3 portions/jour | 3 portions/jour |
| Pain | 30–40 g/repas | 40–60 g/repas |
| Fruit frais | 1–2 par jour | 2 par jour |
Les boissons
L'eau — seule boisson recommandée
- Entre 1 et 1,5 litre d'eau par jour selon l'âge
- Proposer de l'eau à chaque repas et lors des activités physiques
- L'eau peut être aromatisée maison (citron, menthe, fraise) sans sucre
À supprimer au quotidien
- Sodas et boissons sucrées (même light)
- Jus de fruits (même 100 % pur jus) : autant de sucre qu'un soda, sans les fibres
- Boissons énergisantes — formellement déconseillées avant 18 ans
Jus et sodas : uniquement lors d'occasions exceptionnelles.
Comportements alimentaires — pièges fréquents et solutions
Pièges à éviter
Conseils pratiques
Activité physique et sommeil de l'enfant
Lignes directrices OMS 2020 · ANSES 2016-2022 · Santé publique France 2024 · Programme National Nutrition Santé 4 · Haute Autorité de Santé 2022
Bouger est aussi important que bien manger
L'activité physique régulière aide à stabiliser le poids pendant la croissance, renforce les muscles et les os, améliore le sommeil, l'humeur et les résultats scolaires. L'objectif n'est pas la performance sportive, mais de bouger avec plaisir au quotidien — en famille de préférence. Réduire le temps passé assis est tout aussi important que de faire du sport.
1 enfant sur 2
Seuls 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignent les recommandations d'activité physique (Santé publique France, 2024).
8 sur 10
8 enfants sur 10 passent 2 heures ou plus par jour devant un écran — un temps qui a augmenté de plus d'une heure en dix ans.
2 sur 3
Les deux tiers des jeunes dépassent les seuils de risque sanitaire liés à la sédentarité (alerte ANSES) — surpoids, troubles du sommeil et de l'alimentation.
Combien d'activité physique selon l'âge ?
De 3 à 5 ans
Au moins 3 heures d'activité par jour
Réparties tout au long de la journée, dont au moins 1 heure d'activité plus soutenue (courir, sauter, grimper, jouer au ballon). À cet âge, l'activité passe surtout par le jeu libre et actif, en intérieur comme en extérieur.
De 6 à 17 ans
Au moins 60 minutes par jour
D'intensité modérée à élevée (on respire plus fort, le cœur bat plus vite). Et au moins 3 fois par semaine, des activités qui renforcent les muscles et les os (sauts, grimper, sports collectifs).
Trois familles d'activités, toutes utiles
Endurance
Marche rapide, vélo, trottinette, natation, danse, courir, jeux de poursuite. C'est la base des 60 minutes quotidiennes.
Muscles & os
Grimper, sauter à la corde, jeux au parc, escalade, sports collectifs. Au moins 3 fois par semaine — essentiel pendant la croissance.
Au quotidien
Aller à l'école à pied ou à vélo, prendre les escaliers, aider aux tâches ménagères, jouer dehors. Chaque mouvement compte.
Réduire la sédentarité : deux leviers
Limiter le temps d'écran récréatif
Pas d'écran dans la chambre, ni dans l'heure avant le coucher, ni pendant les repas.
Couper les longues périodes assises
Rester assis longtemps est un risque en soi, même chez un enfant qui fait du sport par ailleurs. L'idée : se lever et bouger au moins toutes les 1 à 2 heures — une pause active pendant les devoirs, marcher en téléphonant, jouer dehors entre deux activités calmes.
L'activité physique adaptée dans « Mission : Retrouve ton cap »
Le programme « Mission : Retrouve ton cap » ne se limite pas à la diététique. Selon les besoins de l'enfant, il prévoit un bilan d'activité physique puis des séances d'activité physique adaptée (APA), encadrées par un enseignant qualifié. L'objectif n'est pas la performance ni la compétition, mais de reprendre goût au mouvement à son rythme, de retrouver confiance en son corps et d'installer des habitudes durables pour toute la famille. Ces séances sont, comme le reste du programme, prises en charge à 100 %.
Le sommeil — un facteur souvent oublié
Le manque de sommeil favorise la prise de poids
Un sommeil insuffisant augmente la production de ghréline (hormone de la faim) et réduit la leptine (hormone de la satiété) : l'enfant a davantage faim, surtout de produits sucrés et gras. Le manque de sommeil augmente aussi la fatigue, qui réduit l'envie de bouger. À l'inverse, l'activité physique régulière améliore la qualité et la durée du sommeil : c'est un cercle vertueux.
3 à 5 ans
10 à 13 heures par 24 heures (sieste comprise).
6 à 12 ans
9 à 12 heures par nuit.
13 à 17 ans
8 à 10 heures par nuit.
Cinq habitudes pour un bon sommeil
Des horaires réguliers
Coucher et lever à heures fixes, y compris le week-end, pour caler l'horloge interne.
Un rituel du coucher
Histoire, câlin, lumière tamisée : un enchaînement calme et répété rassure et prépare au sommeil.
Pas d'écran le soir
On éteint les écrans au moins 1 heure avant le coucher ; aucun écran dans la chambre.
Une chambre propice
Fraîche (18-19 °C), sombre et calme. Le lit sert à dormir, pas à jouer ou regarder des écrans.
Sources : Lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé (2020), ANSES, Programme National Nutrition Santé, Société Française de Pédiatrie. Voir aussi mangerbouger.fr.
Structures spécialisées — enfant et adolescent
Sources : Agence Régionale de Santé Hauts-de-France, Centre Hospitalo-Universitaire de Lille, Assurance Maladie 2025
Maison de Santé du Triolo — Villeneuve d'Ascq
Villeneuve d'Ascq (59650) — Référencée pour le programme « Mission : Retrouve ton cap » dans la Métropole Européenne de Lille. Tout médecin traitant du territoire peut y adresser un enfant.
Service de Pédiatrie — CHU de Lille
Consultations pédiatriques spécialisées pour obésités complexes et sévères. Équipe pluriprofessionnelle (pédiatres, endocrinologues, diététiciens, psychologues). Bilan complet, éducation thérapeutique familiale.
chu-lille.frPédiatrie — Hôpital Saint-Vincent-de-Paul
Consultations spécialisées, bilans endocrinologiques, coordination pluriprofessionnelle pour l'obésité de l'enfant et de l'adolescent.
saintphilibert-lomme.frAutres structures du programme dans la métropole
De nombreuses maisons de santé et centres de santé de la Métropole Européenne de Lille sont référencés pour le programme « Mission : Retrouve ton cap ». La liste complète est disponible sur Amelipro (pour les médecins) et sur le site de l'Assurance Maladie.
Ameli.fr — Liste des structuresClinique Les Peupliers
Prise en charge en hospitalisation de jour pour certains profils pédiatriques selon indication. Contacter la clinique pour les indications spécifiques à l'enfant.
clinique-peupliers.comFiches d'information — Enfant et famille
Fiches d'information patients
Documents téléchargeables — HAS, SFD, ADA, PNNS, Arrêté 10 juin 2026. Mis à jour tous les 6 mois.
Fiches patients — Adulte
Fiches patients — Enfant & Famille
Mise à jour semestrielle
Révision tous les 6 mois (mai et novembre). Prochaine révision : Novembre 2026. Sources : HAS, SFD, ADA, PNNS, ANSM, Journal Officiel.