LanguageFRENARZH
Langue
Texte
Contraste

Prévention & dépistage des cancers

Près d'un cancer sur deux pourrait être évité.

Commencez par estimer votre profil en quelques questions : vous obtenez vos leviers de prévention et vos dépistages, à imprimer ou à partager à votre médecin. Ensuite, explorez chaque facteur de risque et chaque cancer en détail.

433 136nouveaux cas en France en 2023
~40 %des cancers évitables
68 ansâge médian au diagnostic

Étape 1 · Mon profil de prévention

Estimez votre risque et vos dépistages

Répondez à quelques questions (moins de 5 minutes). Vos réponses restent sur votre téléphone — rien n'est envoyé ni enregistré. Vous obtenez une orientation personnalisée, à imprimer ou à partager à votre médecin.

🔒

Confidentiel. Cet outil fonctionne entièrement dans votre navigateur. Il donne une orientation qualitative, pas un pourcentage de risque, et ne remplace pas un avis médical.

Mon questionnaire

Les champs marqués d'un * servent aux recommandations de dépistage.

Vous
Vos habitudes
IMC—
Vos antécédents
Vos dépistages

Avez-vous fait ces examens dans les délais recommandés ? (Les questions s'adaptent à votre âge et votre sexe une fois renseignés.)

Renseignez d'abord votre âge et votre sexe ci-dessus.

Étape 2 · Dépistages personnalisés

Mes conseils de dépistage personnalisés

Ces mini-tests reprennent les scores et recommandations des médecins (HAS, INCa, AFU, score d'Eisinger, SAMScore) pour préciser, dépistage par dépistage, la conduite adaptée à votre situation. Touchez les points i pour les explications. Rien n'est enregistré.

Peau — risque de mélanomeScore SAMScore (validé, Quéreux-Dréno)7 Test~2 min

Cochez ce qui vous concerne. Ce score, validé en France, indique s'il est utile de faire surveiller votre peau par un dermatologue.

🔎

Règle ABCDE : Asymétrie · Bords irréguliers · Couleur non homogène · Diamètre > 6 mm · Évolution. Pensez aussi au « vilain petit canard » : le grain de beauté qui ne ressemble pas aux autres.

Poumon — éligibilité au dépistageCritères du programme pilote IMPULSION Test~1 min

Le dépistage par scanner faible dose s'adresse aux gros fumeurs (actuels ou récents) de 50 à 74 ans.

Côlon-rectum — quel dépistage ?Niveaux de risque HAS : test, coloscopie ou suivi spécialisé Test~1 min

Selon vos antécédents, l'examen recommandé n'est pas le même (test à domicile, coloscopie, ou suivi spécialisé).

Sein — niveau de risque & score d'EisingerIndication d'oncogénétique et surveillance (HAS) Test~2 min

Ce test combine le score d'Eisinger (indication d'oncogénétique) et les situations à haut risque de la HAS.

Votre situation personnelle

Antécédents familiaux

Dans une seule branche (maternelle OU paternelle). Indiquez le nombre de cas.

Prostate — faut-il parler du PSA ?Détection précoce : recommandations AFU / EAU Test~1 min

Il n'y a pas de dépistage organisé de la prostate. Cet outil situe l'âge à partir duquel la question du dosage PSA se pose, à décider avec le médecin.

Col de l'utérus — quel test ?Algorithme HAS selon l'âge (frottis / test HPV) Test~30 s

Le test recommandé dépend de votre âge.

Étape 3 · Comprendre

Les facteurs de risque

Près de la moitié des cancers pourraient être évités en limitant les facteurs de risque externes (comportements, environnement). Dépliez chaque tuile pour voir son poids, les cancers concernés et par quels mécanismes il agit.1

Tabac1er facteur de risque · 17 localisations 20 %des cancers
68 000cas/an attribuables (2015)17localisations touchées18 %de fumeurs quotidiens (2024)−28 %de fumeurs entre 2021 et 2024

Le tabac est le premier facteur de risque évitable. Toutes les formes sont concernées : cigarettes, cigares, cigarillos, narguilé, cannabis. Le tabagisme passif augmente aussi le risque. À lui seul, il explique 80 % des cancers du poumon.

Cancers liés

PoumonBouche · pharynx · larynxŒsophageVessiePancréasFoieReinEstomacCol de l'utérusCôlon-rectum…

Risque relatif, localisation par localisation

Poumon×15–30
Larynx×10
Bouche · pharynx×7
Œsophage×4
Vessie×3
Pancréas×2
Col de l'utérus×1,8
Estomac×1,6
Côlon-rectum×1,2

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Contact direct — poumon, larynx, bouche, pharynx, œsophage : la fumée baigne l'épithélium respiratoire et digestif haut, où les goudrons forment des adduits sur l'ADN.
  • Voie sanguine — pancréas, rein, foie : les cancérogènes absorbés circulent et atteignent des organes jamais exposés à la fumée.
  • Concentration urinaire — vessie : les amines aromatiques sont éliminées par les reins et stagnent au contact de l'urothélium.
  • Immunité locale — col de l'utérus : le tabac affaiblit les défenses de la muqueuse et favorise la persistance du HPV.
  • Réversibilité — le risque décroît dès l'arrêt, d'autant plus vite que le sevrage est précoce — mais l'ADN déjà muté ne se répare pas entièrement.

Le bon geste

Arrêter réduit le risque à tout âge, et le bénéfice grandit avec les années. Un accompagnement double les chances de réussite : Tabac info service, 39 89 (gratuit).

AlcoolLe risque augmente dès le 1er verre · 8 localisations 8 %des cancers
28 000cas/an attribuables (2015)8localisations touchées22 %des adultes dépassent les repères (2021)

Il n'y a pas de seuil sans risque : le risque augmente dès le premier verre. Le cancer du sein est le cancer lié à l'alcool le plus fréquent ; 21 % des cancers colorectaux lui sont directement liés.

Cancers liés

Bouche · pharynx · larynxŒsophageSeinFoieEstomacCôlon-rectum

Risque relatif, localisation par localisation

Bouche · pharynx×5
Œsophage×4,5
Larynx×2,6
Foie×2
Sein×1,5
Côlon-rectum×1,4
Estomac×1,2

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Acétaldéhyde — l'éthanol est oxydé en acétaldéhyde, cancérogène qui se lie à l'ADN ; certaines personnes (variant ALDH2) l'accumulent davantage.
  • Effet solvant — bouche, pharynx, œsophage : l'alcool augmente la pénétration des cancérogènes du tabac dans la muqueuse — d'où une association multiplicative.
  • Œstrogènes — sein : l'alcool élève les taux d'œstrogènes circulants, ce qui explique un risque mesurable dès de faibles doses.
  • Cirrhose — foie : la toxicité chronique conduit à la fibrose puis à la cirrhose, terrain de l'hépatocarcinome.
  • Folates — côlon-rectum : l'alcool perturbe le métabolisme des folates, nécessaires à la synthèse et à la réparation de l'ADN.

Les repères de consommation à moindre risque

  • Maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours ;
  • Pas plus de 10 verres par semaine ;
  • Au moins 2 jours sans alcool par semaine.
Surpoids & obésité14 localisations 5,4 %des cancers
18 600cas/an attribuables (2015)14localisations touchées

Surpoids = IMC entre 25 et 29,9 ; obésité = IMC ≥ 30. Les prévalences se stabilisent chez l'adulte mais augmentent chez l'enfant et l'adolescent, ce qui est préoccupant.

Cancers liés

SeinCôlon-rectumFoiePancréasReinEndomètreŒsophageOvaire…

Risque relatif, localisation par localisation

Endomètre×4
Œsophage (adénocarcinome)×2,7
Rein×1,8
Foie×1,8
Pancréas×1,5
Côlon-rectum×1,3
Sein (après ménopause)×1,3
Ovaire×1,1

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Aromatase — sein après la ménopause, endomètre : le tissu adipeux convertit les androgènes en œstrogènes et devient la principale source hormonale.
  • Insuline et IGF-1 — côlon, rein, pancréas : l'insulinorésistance élève l'insuline et l'IGF-1, deux facteurs de croissance qui stimulent la prolifération et freinent l'apoptose.
  • Inflammation chronique — le tissu adipeux sécrète des cytokines (TNF-α, IL-6) et de la leptine, avec une baisse de l'adiponectine protectrice.
  • Reflux — œsophage : l'excès de graisse abdominale favorise le reflux, l'endobrachyœsophage puis l'adénocarcinome.
  • Stéatose — foie : la surcharge graisseuse évolue vers la NASH, la fibrose, puis le cancer.

Le bon geste

Agir sur le poids passe surtout par l'activité physique régulière et une alimentation équilibrée. Un accompagnement par un professionnel peut aider — parlez-en au médecin.

Alimentation déséquilibréeFibres, viande rouge, charcuterie 5,4 %des cancers
25 % / 18 %des femmes / hommes mangent 5 fruits & légumes par jour

Une alimentation pauvre en fibres mais riche en viande rouge et charcuterie augmente notamment le risque de cancer colorectal.

Risque relatif, localisation par localisation

Estomac — alimentation salée×1,7
Côlon — apport faible en fibres×1,25
Côlon — charcuterie (50 g/j)×1,18
Côlon — viande rouge (100 g/j)×1,17

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Composés N-nitrosés — charcuterie : nitrites et nitrates se transforment dans le côlon en composés alkylants de l'ADN — d'où un classement en cancérogène certain (groupe 1).
  • Fer héminique — viande rouge : il catalyse la peroxydation lipidique et la formation de radicaux libres dans la lumière colique (groupe 2A).
  • Cuisson à haute température — grillades et fritures produisent amines hétérocycliques et hydrocarbures aromatiques polycycliques.
  • Fibres (protectrices) — elles accélèrent le transit, diluent les cancérogènes et nourrissent un microbiote producteur de butyrate, protecteur de la muqueuse.
  • Sel — estomac : il lèse la muqueuse gastrique et facilite la colonisation par Helicobacter pylori.

Le bon geste

  • Plus de fruits, légumes, légumes secs, féculents complets ;
  • Moins de charcuterie, de viande rouge et d'aliments ultra-transformés.
Rayonnements UV1re cause de mélanome 3 %des cancers

Les rayonnements UV (soleil et cabines de bronzage) sont la première cause des cancers de la peau, en particulier des mélanomes. Les coups de soleil de l'enfance comptent particulièrement.

Risque relatif, localisation par localisation

Mélanome — plus de 100 nævus×7
Mélanome — phototype I×2,5
Carcinome épidermoïde — dose cumulée×2,5
Mélanome — coups de soleil sévères×2
Mélanome — cabines UV avant 35 ans×1,7

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Dimères de pyrimidine — les UVB soudent deux bases voisines de l'ADN ; mal réparées, ces lésions donnent les mutations « signature UV » de TP53 et CDKN2A.
  • Stress oxydatif — les UVA, plus pénétrants, produisent des radicaux libres qui endommagent indirectement l'ADN et le collagène.
  • Immunosuppression cutanée — les UV inhibent les cellules de Langerhans, ce qui laisse survivre des cellules déjà transformées.
  • Deux profils d'exposition — les expositions intenses et intermittentes (coups de soleil) font surtout le mélanome ; la dose cumulée chronique fait surtout les carcinomes.
  • Mémoire de l'enfance — la peau garde la trace des coups de soleil précoces : le risque se construit des décennies avant le diagnostic.

Le bon geste

  • Éviter le soleil aux heures les plus chaudes (12 h–16 h) ;
  • Protéger surtout les enfants ; chapeau, vêtements, crème indice élevé ;
  • Pas de cabine UV.

Faites le point sur votre peau avec le calculateur « Ma peau » plus bas.

Certaines infectionsHPV, hépatites B et C… 4 %des cancers

Plusieurs infections chroniques favorisent des cancers : les papillomavirus (HPV) (col de l'utérus, gorge, anus), les hépatites B et C (foie), ou encore Helicobacter pylori (estomac).

Risque relatif, localisation par localisation

Col de l'utérus — HPV persistantcause nécessaire
Foie — hépatite B chronique×20
Foie — hépatite C chronique×15
Oropharynx — HPV 16×5
Estomac — Helicobacter pylori×3

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • HPV — E6 et E7 — ces protéines virales dégradent p53 et inactivent Rb, levant les deux principaux freins du cycle cellulaire (col, anus, oropharynx).
  • Hépatite B — intégration — le virus insère son ADN dans le génome de l'hépatocyte et peut provoquer un cancer même sans cirrhose.
  • Hépatite C — inflammation — pas d'intégration virale, mais une inflammation chronique et une fibrose qui aboutissent à la cirrhose.
  • Helicobacter pylori — gastrite chronique → atrophie → métaplasie intestinale → dysplasie : une séquence lente, interruptible par l'éradication.
  • Point commun — toutes agissent par une inflammation persistante ou une dérégulation directe du cycle cellulaire — d'où l'efficacité de la vaccination et des traitements antiviraux.

Le bon geste

  • Vaccination HPV des filles et des garçons dès 11–14 ans ;
  • Vaccination hépatite B ;
  • Dépistage et traitement des hépatites virales.
Autres facteursExpositions pro., radiations, activité, hormones… ≈ 7 %cumulés
  • Expositions professionnelles (3 %) — amiante, certains produits chimiques…
  • Radiations ionisantes (1,8 %)
  • Manque d'activité physique (0,9 %)
  • Traitements hormonaux de la ménopause (0,6 %)
  • Ne pas avoir allaité (0,5 %)
  • Particules fines / pollution de l'air (0,4 %)

Risque relatif, localisation par localisation

Mésothéliome — amiantetrès élevé
Poumon — amiante×5
Thyroïde — radiations dans l'enfance×5
Sein — traitement hormonal ménopause×1,3
Côlon — sédentarité×1,25
Poumon — particules fines (10 µg/m³)×1,1

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Comparaison au risque d'une personne non exposée.

Comment ce facteur agit

  • Amiante — les fibres inhalées, trop longues pour être éliminées, entretiennent une inflammation et des lésions chromosomiques pendant des décennies (mésothéliome, poumon).
  • Radiations ionisantes — elles provoquent des cassures double-brin de l'ADN ; les tissus en division rapide et l'enfance sont les plus sensibles (thyroïde, sein, moelle).
  • Sédentarité — indépendamment du poids, elle élève l'insuline, ralentit le transit intestinal et entretient une inflammation de bas grade.
  • Traitements hormonaux — les œstroprogestatifs prolongés stimulent la prolifération des épithéliums mammaire et endométrial.
  • Particules fines — déposées dans l'alvéole, elles génèrent un stress oxydatif chronique et des mutations comparables à celles du tabac, à bien plus faible intensité.
  • Âge (non modifiable) — le temps multiplie les divisions cellulaires et donc les erreurs de réplication : c'est le premier déterminant du risque.

Et les facteurs non modifiables ?

L'âge reste le premier facteur de risque, et 5 à 10 % des cancers sont liés à une prédisposition génétique héréditaire. On ne peut pas agir dessus, mais on peut adapter la surveillance (voir le simulateur et les dépistages).

Étape 3 · Comprendre

Les cancers, localisation par localisation

Chiffres 2023 (incidence, mortalité, survie), facteurs de risque et dépistage pour les principales localisations. Dépliez une tuile pour tout voir.1

📖

Comment lire les chiffres : l'incidence = nombre de nouveaux cas par an ; la mortalité = nombre de décès par an ; l'âge médian au diagnostic = âge en dessous et au-dessus duquel se répartit la moitié des malades ; la survie nette à 5 ans = proportion de personnes encore en vie 5 ans après le diagnostic (indicateur de gravité de la maladie, et non un pronostic individuel).

📊

Comment lire les « risques relatifs » ? Un risque relatif de ×2 veut dire « deux fois le risque de départ », pas « 2 chances sur… ». Comme ce risque de départ est souvent faible, un facteur ×2 laisse le plus souvent une probabilité individuelle basse. Ces chiffres servent à hiérarchiser les facteurs, pas à inquiéter : la grande majorité des personnes ayant un facteur de risque ne développeront jamais ce cancer.

Cancer du sein1er cancer et 1re cause de décès par cancer chez la femme 61 214cas en 2023
61 214nouveaux cas (2023)12 765décès (2023)64 ansâge médian au diagnostic88 %survie nette à 5 ans

60 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce, 7,3 % à un stade métastatique. On estime que ~20 000 cancers du sein pourraient être évités chaque année (soit un tiers des cas).

Facteurs de risque

Âge (80 % après 50 ans)Antécédents perso./familiauxAlcool & tabacSurpoids · inactivitéTraitements hormonaux (ménopause)Prédisposition (BRCA)Ne pas avoir allaité

Risques relatifs

Mutation BRCA1/2×5–10
Antécédent familial 1er degré×2
Alcool (≈3 verres/jour)×1,3
Surpoids après ménopause×1,2–1,4
Traitement hormonal ménopause×1,2–1,3
Tabac×1,1–1,2

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Œstrogènes — la plupart des tumeurs sont hormonodépendantes : tout ce qui allonge l'exposition cumulée aux œstrogènes (règles précoces, ménopause tardive, absence de grossesse) augmente le risque.
  • Alcool — il élève les œstrogènes circulants, et son métabolite l'acétaldéhyde lèse directement l'ADN — d'où un risque qui monte dès le premier verre.
  • Surpoids après la ménopause — le tissu adipeux devient la principale source d'œstrogènes via l'aromatase ; s'y ajoutent hyperinsulinémie et inflammation chronique.
  • BRCA1/2 — ces gènes réparent les cassures double-brin de l'ADN ; leur perte laisse les mutations s'accumuler dans l'épithélium mammaire.
  • Traitement hormonal de la ménopause — les œstroprogestatifs prolongés stimulent la prolifération de l'épithélium ; le risque décroît après l'arrêt.
  • Allaitement (protecteur) — il différencie définitivement l'épithélium et suspend les cycles ovulatoires.

L'âge reste le 1er facteur. Une mutation BRCA1/2 fait à part : risque vie entière de 45 à 72 %. La plupart des cancers surviennent sans antécédent familial.

Dépistage & détection

Examen clinique conseillé chaque année dès 25 ans ; mammographie tous les 2 ans entre 50 et 74 ans (100 % prise en charge). Après 74 ans, le dépistage est individualisé. Suivi spécifique en cas d'antécédents ou de prédisposition génétique.

Cancer de la prostate1er cancer et 2e cause de décès par cancer chez l'homme 59 885cas (2018)
59 885nouveaux cas (2018)9 002décès (2023)69 ansâge médian au diagnostic93 %survie nette à 5 ans

80 % des cancers sont diagnostiqués alors qu'ils sont encore localisés. Le test PSA n'est pas assez fiable pour diagnostiquer à lui seul, mais un taux élevé peut conduire à des examens complémentaires.

Facteurs de risque

Antécédents familiauxPrédisposition (population afro-antillaise)Âge

Risques relatifs

Mutation BRCA2×2–4
Antécédent familial 1er degré×2–2,5
Origine africaine / afro-caribéenne×1,7

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Androgènes — la prolifération de l'épithélium prostatique dépend de la testostérone et de la DHT — ce qui explique l'efficacité des traitements anti-androgéniques.
  • BRCA2 / HOXB13 — défaut de réparation de l'ADN : tumeurs plus précoces et plus agressives, d'où un suivi proposé dès 40 ans.
  • Antécédent familial — combinaison de nombreux variants à faible effet (risque polygénique) et d'expositions partagées.
  • Origine africaine ou afro-caribéenne — incidence plus élevée et tumeurs souvent plus agressives, en partie d'origine constitutionnelle — d'où une discussion dès 45 ans.
  • Âge — facteur dominant : la majorité des hommes âgés portent des foyers tumoraux latents, souvent sans conséquence clinique — c'est la source du surdiagnostic.

L'âge est le facteur majeur ; aucun facteur modifiable n'est clairement établi.

Dépistage

Pas de dépistage organisé en France : la décision de doser le PSA se prend au cas par cas avec le médecin (voir les NNT plus bas). Options de prise en charge : surveillance active, chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, hormonothérapie.

Cancers du poumon1re cause de décès par cancer chez l'homme · en hausse chez la femme 52 777cas en 2023
52 777nouveaux cas (2023)31 167décès (2023)66 / 68 ansâge médian (F / H)20 %survie nette à 5 ans

Chez la femme, l'incidence augmente fortement (+3,6 %/an). Souvent diagnostiqué à un stade avancé car les symptômes sont peu spécifiques. 80 % des cas sont attribuables au tabac.

Facteurs de risque

Tabagisme actif & passifExpositions professionnellesPollutions environnementalesAntécédents perso./familiaux

Risques relatifs

Tabac — fumeur actuel×15–30
Amiante (exposition pro.)×5
Tabagisme passif×1,2–1,3

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Goudrons et nitrosamines — la fumée contient une soixantaine de cancérogènes (benzo[a]pyrène, NNK) qui forment des adduits sur l'ADN bronchique → mutations de TP53 et KRAS.
  • La durée avant la quantité — le risque croît surtout avec le nombre d'années de tabagisme, davantage qu'avec le nombre de cigarettes par jour.
  • Après l'arrêt — le risque décroît progressivement mais ne rejoint jamais tout à fait celui d'un non-fumeur — d'où un dépistage proposé jusqu'à 15 ans après le sevrage.
  • Tabagisme passif — mêmes cancérogènes à dose plus faible, sur un épithélium non préparé.
  • Amiante et radon — fibres inhalées et rayonnement α entretiennent des lésions chroniques ; l'association au tabac est multiplicative, non additive.

Le tabac est de très loin le facteur dominant (jusqu'à ×50 chez les gros fumeurs). Après l'arrêt, le risque baisse et rejoint presque celui d'un non-fumeur au bout de ~15 ans.

Dépistage & prévention

Programme pilote IMPULSION (scanner faible dose) pour les gros fumeurs de 50–74 ans. Combiner dépistage et arrêt du tabac réduit de 38 % le risque de décès. Arrêter de fumer reste la meilleure protection.

Cancers colorectaux2e cancer (F), 3e (H) · 3e cause de décès par cancer 47 582cas en 2023
47 582nouveaux cas (2023)16 930décès (2023)72 / 71 ansâge médian (F / H)63 %survie nette à 5 ans

Détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10. En 2015, 21 % des cancers colorectaux étaient directement liés à l'alcool.

Facteurs de risque

ÂgeAlcool · tabacAlimentation · surpoids · inactivitéPolypesAntécédents perso./familiauxSyndrome de Lynch (HNPCC)Polypose familialeMaladies inflammatoires (MICI)

Risques relatifs

Syndrome de Lynch50–80 % vie entière
Antécédent familial 1er degré×2
Surpoids / obésité×1,25–1,55
Charcuterie (par 50 g/jour)×1,18
Viande rouge (par 100 g/jour)×1,17
Alcool · tabac · sédentarité×1,1–1,2

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Séquence adénome-cancer — un polype accumule sur 10 à 15 ans des altérations successives (APC, KRAS, TP53) : c'est cette longue fenêtre qui rend le dépistage si efficace.
  • Syndrome de Lynch — déficit des gènes de réparation des mésappariements (MMR) → instabilité microsatellitaire et cancers nettement plus précoces.
  • Charcuterie et viande rouge — nitrites et fer héminique génèrent des composés N-nitrosés dans la lumière colique ; la cuisson à haute température y ajoute amines hétérocycliques et HAP.
  • Manque de fibres — transit ralenti = contact prolongé de la muqueuse avec les cancérogènes, et moins de butyrate protecteur produit par le microbiote.
  • Surpoids et sédentarité — hyperinsulinémie et IGF-1 stimulent la prolifération des cellules coliques et freinent l'apoptose.
  • Alcool — l'acétaldéhyde produit sur place par la flore intestinale lèse l'ADN de la muqueuse ; s'y ajoute un déficit en folates.

Le syndrome de Lynch fait à part (risque vie entière 50–80 %). Protecteurs : activité physique, fibres, fruits et légumes.

Dépistage

Test immunologique tous les 2 ans entre 50 et 74 ans — simple, à domicile (kit remis en pharmacie ou commandé en ligne). En cas d'antécédents ou de risque élevé : coloscopie et suivi spécialisé.

Mélanomes cutanésBon pronostic si détecté tôt · fort potentiel métastatique sinon 17 922cas en 2023
17 922nouveaux cas (2023)1 904décès (2023)62 / 68 ansâge médian (F / H)93 %survie nette à 5 ans

De bon pronostic s'il est détecté tôt ; un diagnostic tardif réduit nettement les chances de guérison. Les rayonnements UV en sont la première cause.

Facteurs de risque

Soleil / UV artificielsCoups de soleil (enfance)Phototype clairNombreux grains de beauté (>50)Antécédents perso./familiauxImmunodépression

Risques relatifs

Plus de 100 grains de beauté×7
≥ 5 nævus atypiques×6
Phototype clair / coups de soleil×2
Antécédent familial 1er degré×1,7–2
Cabines UV (avant 35 ans)×1,6–1,8

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • UVB — ils créent des dimères de pyrimidine, à l'origine des mutations « signature UV » retrouvées dans TP53 et CDKN2A.
  • UVA — stress oxydatif et immunosuppression cutanée locale, qui laisse échapper les cellules déjà transformées.
  • Expositions intermittentes — ce sont les coups de soleil intenses — surtout dans l'enfance — plus que la dose cumulée, qui font le risque de mélanome.
  • Nombre de nævus — chaque nævus est un clone de mélanocytes souvent porteur d'une mutation BRAF : plus ils sont nombreux, plus la probabilité qu'un clone franchisse l'étape suivante augmente.
  • Phototype clair — peu d'eumélanine protectrice : les UV atteignent directement le noyau des mélanocytes.

Un antécédent personnel de mélanome ou un syndrome des nævus atypiques place à part (risque très élevé). Les UV sont le seul facteur vraiment modifiable.

Dépistage & détection

Pour les personnes à risque : auto-examen tous les 3 mois et examen par un dermatologue une fois par an. Consultez pour toute tache brune nouvelle, évolutive ou dont l'aspect change. → Évaluez votre risque avec le calculateur « Ma peau ».

Cancer du pancréasIncidence en hausse · pronostic difficile 15 991cas en 2023
15 991nouveaux cas (2023)13 375décès (2023)71 / 74 ansâge médian (F / H)11 %survie nette à 5 ans

L'un des rares cancers dont l'incidence augmente dans les deux sexes. Longtemps asymptomatique : seuls 10 à 20 % des cas sont opérables au diagnostic.

Facteurs de risque

TabagismeSurpoids & obésitéPrédispositions / formes familiales

Risques relatifs

Formes familiales / génétiquesélevé
Tabagisme×2
Diabète · pancréatite chronique×1,5–2
Surpoids / obésité×1,2–1,3

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Tabac — les cancérogènes atteignent le pancréas par voie sanguine et biliaire : c'est le principal facteur évitable, environ un cas sur quatre.
  • Diabète et obésité — l'insuline est un facteur de croissance pour l'épithélium canalaire ; un diabète récent peut aussi être le premier signe de la tumeur.
  • Pancréatite chronique — l'inflammation prolongée entretient des cycles destruction-régénération propices aux mutations, KRAS étant muté très tôt.
  • Formes familiales — BRCA2, PALB2, CDKN2A, syndrome de Peutz-Jeghers : réparation de l'ADN déficiente, justifiant parfois une surveillance spécialisée.
  • Diagnostic tardif — organe profond et tumeur longtemps muette : d'où une survie faible malgré des traitements qui progressent.

Le tabac est le principal facteur évitable.

Prévention

Pas de dépistage. La prévention repose sur l'arrêt du tabac (principal facteur), une alimentation équilibrée et l'activité physique.

Cancer du foieSouvent sur un foie déjà fragilisé 11 658cas en 2023
11 658nouveaux cas (2023)8 905décès (2023)73 / 70 ansâge médian (F / H)18 %survie nette à 5 ans

Il apparaît le plus souvent sur un foie fragilisé par une cirrhose alcoolique ou une hépatite virale, et est souvent découvert lors du suivi de ces maladies.

Facteurs de risque

Alcool & tabacHépatites B et CHémochromatoseStéatose hépatiqueSurpoidsSédentarité

Risques relatifs

Cirrhose (toutes causes)très élevé
Hépatite B chronique×20
Hépatite C chronique×15
Alcool excessif×2–3

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • Cirrhose — quelle qu'en soit la cause, les cycles nécrose-régénération multiplient les divisions et donc les erreurs de réplication : 80 à 90 % des carcinomes hépatocellulaires surviennent sur cirrhose.
  • Hépatite B — le virus intègre son ADN dans le génome de l'hépatocyte et peut provoquer un cancer même sans cirrhose — d'où l'intérêt majeur de la vaccination.
  • Hépatite C — agit surtout par l'inflammation chronique et la fibrose ; le traitement antiviral réduit fortement le risque sans l'annuler.
  • Alcool — acétaldéhyde et stress oxydatif entretiennent la fibrose ; l'association à une hépatite virale est synergique.
  • Stéatose métabolique (NASH) — surpoids et diabète créent une inflammation chronique du foie pouvant évoluer vers la fibrose puis le cancer, parfois sans cirrhose constituée.

Prévention : vaccination hépatite B, dépistage et traitement des hépatites, limiter l'alcool.

Prévention

Limiter l'alcool (≤ 10 verres/semaine, 2 jours sans), se faire vacciner/dépister pour les hépatites, et surveiller régulièrement un foie fragilisé.

Cancer du col de l'utérus90 % évitable par le dépistage et la vaccination 3 159cas en 2023
3 159nouveaux cas (2023)755décès (2023)55 ansâge médian au diagnostic63 %survie nette à 5 ans

9 cancers du col sur 10 pourraient être évités grâce au dépistage des lésions précancéreuses, associé à la vaccination contre les papillomavirus (HPV) dès 11 ans.

Facteurs de risque

Papillomavirus (HPV)Rapports sexuels précocesPartenaires multiplesMultiparitéTabagismeContraception orale prolongéeImmunosuppression (VIH)

Risques relatifs

Infection HPV persistantecause nécessaire
Immunodépression (VIH)×5
Tabac×2

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • HPV 16 et 18 — les protéines virales E6 et E7 inactivent p53 et Rb, les deux principaux freins du cycle cellulaire : l'infection persistante est la cause nécessaire du cancer du col.
  • Persistance — la plupart des infections à HPV guérissent seules en 1 à 2 ans ; c'est leur persistance qui conduit aux lésions précancéreuses (CIN2+), sur 10 à 15 ans.
  • Tabac — il réduit l'immunité locale du col (cellules de Langerhans) et favorise la persistance virale.
  • Immunodépression (VIH) — clairance virale moindre et progression nettement plus rapide des lésions, d'où un rythme de dépistage rapproché.
  • Contraception orale prolongée — cofacteur d'effet modeste, qui s'atténue après l'arrêt.

L'HPV est présent dans la quasi-totalité des cas : c'est un cancer largement évitable par la vaccination et le dépistage.

Dépistage

25–30 ans : examen cytologique (frottis). 30–65 ans : test HPV tous les 5 ans. La vaccination HPV concerne filles et garçons.

Cancer de l'ovaireSouvent diagnostiqué à un stade avancé 5 348cas en 2023
5 348nouveaux cas (2023)3 420décès (2023)70 ansâge médian au diagnostic43 %survie nette à 5 ans

Il provoque peu de symptômes : la majorité des patientes sont diagnostiquées tardivement. Certains facteurs sont protecteurs : contraception orale, grossesse, ligature ou ablation des trompes.

Facteurs de risque

Antécédents perso./familiaux (BRCA)NulliparitéSurpoids / obésitéRègles précoces · ménopause tardiveÂge

Risques relatifs

Mutation BRCA1/215–45 % vie entière
Antécédent familial×2–3
Nulliparité · ménopause tardive×1,3
Surpoids / obésité×1,1

Échelle logarithmique de ×1 à ×30 ; repères visibles à ×2, ×5 et ×10. Les barres hachurées correspondent à un risque que ne résume pas un chiffre unique.

Comment ces facteurs agissent

  • BRCA1/2 — réparation par recombinaison homologue déficiente ; le risque vie entière atteint 15 à 45 % selon le gène, ce qui justifie une consultation d'oncogénétique.
  • Ovulations répétées — chaque ovulation blesse l'épithélium et impose une réparation : nulliparité et ménopause tardive augmentent le risque, grossesses et contraception orale le diminuent.
  • Origine tubaire — la plupart des carcinomes séreux de haut grade naissent en réalité du pavillon de la trompe (lésions STIC), d'où l'intérêt de la salpingectomie chez les femmes à risque.
  • Surpoids — inflammation chronique et hyperœstrogénie relative, d'effet modeste.
  • Absence de dépistage efficace — échographie et CA 125 n'ont pas démontré de réduction de mortalité en population générale : les symptômes sont tardifs et peu spécifiques.

Protecteurs : contraception orale, grossesse, ligature/ablation des trompes.

Dépistage

Pas de dépistage organisé. En cas d'antécédents familiaux ou de mutation BRCA, une surveillance spécialisée et un avis oncogénétique sont recommandés.

Passer à l'action · dépistages

Les dépistages : ce qui existe, et ce que ça apporte

Le dépistage cherche un cancer avant les symptômes, quand il se soigne le mieux. Trois programmes organisés existent depuis 2004 (sein, côlon, col), un pilote a démarré en 2025 (poumon).

Sein — femmes 50 à 74 ans

Mammographie tous les 2 ans, 100 % prise en charge. Participation 46,3 % (2023-2024) + 11 % de dépistage individuel ; 41 759 cancers détectés (2021-2022). Suivi personnalisé avant 50 ans ou en cas d'antécédent / BRCA.

Côlon-rectum — 50 à 74 ans

Test immunologique tous les 2 ans (kit en pharmacie ou en ligne). Participation 30,7 % (2024-2025), sous le seuil européen de 45 %. Guéri 9 fois sur 10 si détecté tôt.

Col de l'utérus — femmes 25 à 65 ans

25–30 ans : cytologie ; 30–65 ans : test HPV tous les 5 ans. Participation 59,5 % (2020-2022) ; 32 000 lésions précancéreuses détectées/an. 90 % des cancers évitables avec la vaccination HPV.

Poumon — pilote IMPULSION (2025)

Scanner faible dose pour les fumeurs/ex-fumeurs de 50 à 74 ans (≥ 20 paquets-années, arrêt < 15 ans), dans 5 régions pilotes, couplé à l'aide au sevrage. Réduction de mortalité de 20 à 25 %.

Bénéfice attendu : les chiffres (NNT / NNS)

Le NNS (« nombre nécessaire à dépister ») est le nombre de personnes à dépister régulièrement pour éviter un décès par ce cancer. Ces estimations issues de grands essais varient selon l'âge et la durée de suivi ; elles se lisent avec les limites (fausses alertes, surdiagnostic).

Cancer / testPopulationÀ dépister pour éviter 1 décèsLimite principale
Poumon — scanner faible doseGros fumeurs 50–74 ans≈ 320
(≈ 250 selon les méta-analyses)4
Fausses alertes, examens complémentaires
Sein — mammographieFemmes 50–69 ans≈ 500 à 1300
selon l'âge et le suivi5
Surdiagnostic, fausses alertes
Côlon-rectum — test / coloscopie50–74 ans≈ 800 à 12506Coloscopies de contrôle
Prostate — dosage PSAHommes 55–69 ans≈ 570 (inviter)
au prix de ~18 cancers surdiagnostiqués8
Surdiagnostic important → pas de dépistage organisé en France
Col de l'utérus — cytologie / HPVFemmes 25–65 ansJusqu'à 90 % des cancers évitables avec le dépistage et la vaccination HPV (INCa / OMS).
⚖️

Prostate — une décision partagée. Il n'existe pas de dépistage organisé du cancer de la prostate en France : le bénéfice du PSA est réel mais modeste, et s'accompagne d'un risque de surdiagnostic. La décision se prend au cas par cas avec le médecin, surtout en cas d'antécédent familial ou d'origine afro-antillaise.

Passer à l'action · rendez-vous

Prendre rendez-vous à la maison de santé

Un doute, un dépistage à organiser, ou l'envie de faire le point ? Prenez rendez-vous en ligne avec un médecin du cabinet. Pensez à apporter le résumé de vos réponses (bouton d'export du simulateur).


Sources & méthode

Les données chiffrées (incidence, mortalité, survie, facteurs de risque, dépistages) proviennent du Panorama des cancers en France, édition 2026 de l'Institut national du cancer (INCa), reproduites avec mention de la source. Les pictogrammes sont recréés dans la charte du site.

  1. 1 INCa, Panorama des cancers en France — Édition 2026 (incidence et mortalité 2023, survie nette 2010-2015, facteurs de risque 2015, dépistages).
  2. 2 sante.fr / monbilanprevention.sante.gouv.fr — Mon Bilan Prévention.
  3. 3 INCa / Assurance Maladie — jefaismondepistage.cancer.fr.
  4. 4 National Lung Screening Trial (NLST) ; méta-analyses de dépistage par scanner faible dose ; étude NELSON.
  5. 5 USPSTF / modélisations CISNET ; essais de dépistage mammographique (variations selon l'âge et le suivi).
  6. 6 Essais de dépistage colorectal (test au sang occulte / sigmoïdoscopie / coloscopie).
  7. 7 Quéreux G, Nguyen JM, Dréno B et al. — SAMScore, auto-questionnaire de risque de mélanome (Eur J Cancer Prev 2010 ; essai contrôlé Ann Fam Med 2014).
  8. 8 ERSPC — dépistage du cancer de la prostate par PSA (suivi à 16 ans : ~570 hommes à inviter, ~18 surdiagnostics pour 1 décès évité).
Avertissement. Ces informations ont une vocation pédagogique et ne remplacent ni une consultation, ni un avis médical spécialisé. Les estimations de risque sont qualitatives. En cas de symptôme, consultez un professionnel de santé. Vos réponses ne sont ni enregistrées, ni transmises : elles restent dans votre navigateur (conforme RGPD).